vendredi 13 novembre 2015

HOU ! J'AI PEUR !!!!


Ce matin, vendredi 13, je suis très occupée à toucher du bois, à défaut : d’accrocher un fer à cheval au-dessus de ma porte (pour qu’il me tombe sur le crâne, (merci bien) - de casser du verre blanc (non, je tiens à mes services), - de marcher dans une crotte de chien du pied gauche (oh non, ça pue trop, ça me donne envie de vomir) – toucher le pompon rouge d’un béret de marin (des marins sur le Rhône ?) – pas plus de chance de voir une coccinelle s’envoler que d’admirer un arc-en- ciel !

Reste à me vautrer sur la pelouse pour trouver un trèfle à 4 feuilles !


Mais pourquoi faire tout ça ! Parce qu’on est un vendredi 13 et que je me suis levée du pied gauche après avoir regardé la pleine lune sépulcrale à face blafarde et croisé le regard d’un chat noir sur le toit ! En me promenant, j’ai acheté des œillets, je suis passé sous une échelle et, en rentrant, j’ai posé mon chapeau sur le lit puis ouvert mon parapluie dans la maison ! Je n’ai pas cassé de miroir mais j’ai oublié de croiser les doigts en faisant un vœu, j’ai renversé du sel sur la table sans en jeter une pincée par dessus l’épaule. Nous n’étions pas 13 à table mais j’ai placé le pain à l’envers. Ouf, j’ai évité de mettre des habits neufs, et verts, aujourd’hui !

La journée touche à sa fin. Je pense m’en être pas trop mal tirée... J’ai mon petit collier fétiche autour du cou, mes objets «amulettes» dans mon sac à main... je respecte mes petits rites de fin d’après-midi...

Salut, les superstitieuses ! Arrêtez de l’être, ça porte malheur !   


jeudi 29 octobre 2015

"Regarde, Héloïse....

 
comme il sont jolis, ces petits arbustes écarlates alignés dans la rue... Vois cet arbre, là-bas, quelle belle couleur d'or... Tu ne trouves pas cela joli?" - "Mais si, mais tu sais, je vis à la campagne,  n'oublie pas. J'ai d'immenses arbres dans mon jardin et tout autour de chez moi !"
Et oui, fillette, moi aussi j'ai connu des sites charmants, des paysages séduisants, des horizons où le regard se perd, des montagnes imposantes à vous couper le souffle. Et L'Océan... ah, l'Océan !
Maintenant, je rêve devant la télévision, subjuguée en découvrant des reportages étonnants.

Et lorsque je sors de l'appartement, et bien, je savoure le moindre détail qui me fait aimer ma ville ; une rangée de platanes au feuillage rouille accrochant la lumière pour se détacher sur un fond de ciel pâle - la colline qui mélange ses couleurs pour fêter un été indien - les tilleuls qui laissent tomber de gros confettis sous les pas des passants. Je ne me lasse pas (je me répète) de la perspective offerte en traversant un pont sur le Rhône. J'aime ses quais et ceux de la Saône. Et, bien sûr, dès que possible, j'irai faire encore le tour du Lac émeraude du Parc de la Tête d'Or. La variété importante d'arbres présents offre une telle diversité de formes, de tailles, et surtout de couleurs que je peux m'y promener à l'infini sans jamais me lasser. Et, plus avant dans la saison, nus, mais fiers et dignes, ils révèlent leurs squelettes surprenants.
"Je n'aimerais pas vivre en ville, je me sentirai en cage"... me dit Héloïse.
Certes. Dix pour cent de verdure autour de soi ne suffisent pas pour guérir de l'angoisse et de la dépression, parait-il.
Le matin, j'aperçois un morceau de ciel, sur la gauche, qui me révèle "l'air du temps" : lever de soleil rose, ou bien ciel gris sale et pâle, gros nuages blancs sur fond bleu ou lourdes nuées sur fond plombé. Côté cuisine, en regardant en biais, je suis les progrès de l'automne transformant la vigne vierge et les arbres. Là, le soir, j'ai droit à de magnifiques couchants.
Mais oui, il me manque de "vivre" un paysage ; de le sentir pénétrer par les yeux jusqu'à l'âme, de le respirer, de le ressentir par tous les pores de la peau, de l'éprouver par tout les muscles. Ah, l'odeur de la pierre, de la terre, de l'eau, de la mousse, du bois, des feuilles... et le sable, les embruns, la pluie... Et cueillir les coucous, les primevères, les marguerites, la bruyère, les blés mûrs, les châtaignes, les pommes, les noix...
 
Mamy était une petite fille de la campagne !       


mardi 20 octobre 2015

SEPT ANS, L'AGE DE DERAISON;;;;

Sept ans de blogosphère... l'âge de déraison. Les neurones s'égayent dans la nature et mes écrits sont tristes. Les mots, entassés comme bûches dans la cheminée, se consument mais ne crépitent plus. Les idées, tisons à peines tièdes, ne réchauffent plus l'atmosphère. Trop de courants d'air glacials ont rabaissé la hauteur des flammes. Trop de bois vert, de mauvais combustibles...
"Les évènements graves, heureux ou malheureux ne changent pas l'âme d'un homme mais il la précisent, comme un coup de vent en balayant les feuilles mortes révèle la forme d'un arbre".
Je suis cet arbre misérable, tout nu, à la silhouette déséquilibrée, aux branches mortes, frissonnant au bord d'un étang qui ne reflète plus rien de ce que je fus. A chaque automne un peu plus dépouillé, malingre, vulnérable. Le tout, sur fond de ciel plombé, de brumes malsaines, de bises mordantes.
Allons, allons... aujourd'hui, le ciel est d'un bleu délavé mais éclairé d'un soleil pâle. Certains arbres se colorent de rouille, de sang, d'or, d'ocre... La ville est peu animée car ce sont les vacances et le rythme des entrées et sorties d'école, de magasins, d'usines et de bureaux est cassé.
Je n'irai pas me promener aujourd'hui car mon amie est hospitalisée. Sa carotide, en mauvais état, lui joue des tours et lui fait prendre des malaises subits inquiétants qui ont nécessité une hospitalisation. Etant trop enrhumée, je n'irai pas la voir à l'hôpital.
La semaine dernière, nous avons fait repeindre et retapisser la chambre et rafraîchir la salle-de-bains. Le dimanche, nous avions débarrassé meubles et bibelots. Cadre chamboulé : chevets, table basse, chaises, tringles, en surplus dans le salon... divan-lit déplié dans une autre pièce... à replier chaque matin... accès à la salle-de-bains le matin tôt seulement... pas d'accès au grand placard mural (prévoir vêtements). Comme c'est perturbant ! Trop ancrés dans la routine ? Sclérosés ? Deux pauvres petits inséparables malmenés dans leur cage d'habitude si douillette ? Avec, de plus, Lépoux très affecté par un gros rhume et une vilaine toux.
Et toujours le même fond de soucis, de problèmes (qui n'en sont plus, qui sont en fait un état inconfortable latent avec des résurgences plus ou moins attendues).
Ce matin, j'ai trouvé le courage d'essuyer la poussière dans tout l'appartement. C'est significatif : l'ennui, la routine, la tristesse balayés d'un coup de main. Raccrocher des rideaux. Changer deux ou trois bibelots de place,  Me décider à essayer la petite jupe droite qui dessine les formes. Ouf ! elle me sied à ravir !
Médecin à 18 h 30 pour en finir avec le rhume et sa fatigue, et surtout pour éviter que se reproduise la crise d'étouffement qui nous a flanqué une sacré frousse ce matin ! Jeudi, je veux pouvoir recevoir ma Princesse Cadette, Petit Prince et Petite Princesse pour le repas...  pouvoir garder Petite Princesse et faire des choses avec elle ! Non mais !
Demain, mercredi, il faut que je prévois ma liste de menus, que je fasse les courses, que je... que je..
Ma vieille ramure s'agite, je secoue mes brindilles sèches !
"Le vent se lève, il faut tenter de vivre"... (pardon, j'ai oublié l'auteur... Valéry, peut-êre ?)

jeudi 1 octobre 2015

PREMIER JOUR D'OCTOBRE

RAYONS D'OCTOBRE

Octobre glorieux sourit à la nature.
On dirait que l’été ranime les buissons.
Un vent frais, que l’odeur des bois fanés sature,
Sur l’herbe et sur les eaux fait courir ses frissons.
Le nuage a semé les horizons moroses,
De ses flocons d’argent. Sur la marge des prés,
Les derniers fruits d’automne, aux reflets verts et roses,
Reluisent à travers les rameaux diaprés.
Forêt verte qui passe aux tons chauds de l’orange ;
Ruisseaux où tremble un ciel pareil au ciel vernal ;
Monts aux gradins baignés d’une lumière étrange.
Quel tableau ! quel brillant paysage automnal !

Ce n'est pas le plus beau des poèmes sur l'automne, pas de méditation sur le temps qui passe et sur la mort, mais il contient le mot OCTOBRE... et puis, après tout, il n'est pas trop tard pour découvrir NEREE BEAUCHEMIN et "LES FLORAISONS MATUTINALES" !!!!

 

lundi 31 août 2015

LA MINUTE DE CALLIOPE


Soliloque de la pomme

Je serais bien restée,

Dit la pomme, au fond du panier.
Mais à quoi bon me dessécher
Toute seule dans le grenier ?
J'ai donc crié
Pour qu'un petit bout d'homme
M'entende et vienne me trouver.
Si l'automne me façonne
Et me dore si bien,
C'est pour être mangée.
Il suffit d'ailleurs d'un pépin
Pour qu'un beau jour, dans le matin,
Un pommier
Apparaisse au cœur du jardin
Et dise bonjour aux tarins.
Un pommier, pensez-donc !
Rose, vert, jaune, blanc, c'est selon
Le grand feu de bengale des saisons.
Maurice Carême


TROP ENFANTIN ??? VOUS VOULEZ DU PLUS SERIEUX SANS DOUTE ??? PEUT-ETRE CECI ;
Je te printanise
Je te paysage
Ma carnine
Ma délétère
Mon jardin devenu sauvage
Et je te pleus les hirondelles
Et sur tes caps et sur tes rivages
Mon orbaigneuse
Tout enrichie de mon naufrage
Et je t'envergue de ventôse
Pour nager vers une même plage
Je t'érostrate les profils
Mon bois de nuit
Ma carcérale
Mon appel au cœur étoilé
Ma sainte en os blancs
Mon Afrique
Mon nord
Ma colonie perdue
Mon autre côté de la mer
Ma sapide
Ma gratinée
Mon rouge et noir
Mon fait divers
Mes quatre saisons en enfer
Mon à-la-une en faire-part
Mon épilogue en bois doré
Mon outremer
Ma constellation maléfique
Ma jeune morte de l'année
Ma révolution permanente
Ma nymphe de sous les lanternes
Ma croix
Je te salue Jenny merveille
Ma poésie assassinée (LINOTHANIE, Serge REGGIANI)

mardi 7 juillet 2015

LE CHARAYRON DES ENDETTES

Entre des murs de belles pierres, une table vous attend, sous la tonnelle où les vrilles de la vigne s'entremêlent avec le feuillage des kiwis pour vous tenir à l'ombre. Des fleurs, des chants d'oiseaux agrémenteront la dégustation d'une bonne cuisine offrant des saveurs "vraies".
Au fond de la cour, un bassin où nagent des poissons rouges, et dissimulée par un arbuste, une très vieille porte délabrée... squelette de  planches grises.
Si, à la fin du repas, de vilaines envies de grivèleries vous saisissent, alors tirez cette porte puis refermez là derrière vous.
Vous voici dans le charayron des ... endettés ! Cela ne s'invente pas ; le nom de ce petit chemin pavé de pierres est bien "le charayron des endettés". Il permettait jadis de regagner directement le village sans passer devant les commerces, et surtout les nombreux café, où les malheureux endettés se seraient vu réclamer le montant d'une ardoise qui s'étirait inexorablement !!!!

mercredi 24 juin 2015

DROME PROVENCALE


Herbes folles et vignes sages rangées au bord de lagunes lavande, terres blondes à l’ombre des chênes verts.  Alternance,  cadence ; graminées agitées, ceps sages, lagons améthystes, ombres émeraude, plage d'ocre claire, lointains bleutés doucement vallonnés et camaïeu de ciel pâle.

Une mer d'un mauve si profond, dense, éblouissant ! Et la brise qui vous emplit les poumons d'une senteur fine, délicate, reposante. Le regard nage jusqu'à la ligne verte argentée pour se reposer sous l'ombre légère des oliviers avant d'aller se perdre dans les frondaisons altières des grands chênes sages.

A vous de rêver !  Ajoutez le chant des cigales, les senteurs de lavande, de terre et de pierres chaudes, d'écorce de pins... le bruit du vent léger agitant les feuilles...
Bonne promenade !

 

 

 
 
 


mardi 26 mai 2015

vendredi 22 mai 2015

GONE DE LYON


Le GONE a choisi de venir au monde, à l'adresse d'une grande artère lyonnaise, dans le lit familial. Sa grande sœur se trouve alors en Vivarais chez la sœur du Papa et son mari instituteur qui recevront une charmante carte postale pour leur faire-part de cette naissance qui s’est fait beaucoup attendre.
Et voilà notre ravissant bonhomme aux boucles châtain dans la tourmente d’une guerre qui n’épargne guère la ville de Lyon, avec un papa réquisitionné pour travailler dans une usine puis mobilisé, une maman qui remue ciel et terre pour se ravitailler et nourrir les deux enfants...   des enfants qui seront envoyés à Villard-de-Lans pour être mis à l’abri et mieux nourris. Au cœur des Maquis du Vercors, on ne fait pas mieux ! Pour changer d’air, après guerre, il y aura aussi les séjours chez les braves paysans en Savoie.
Après la tourmente, c'est en résumé, une vie sans histoire de gone lyonnais qu'il vivra en culottes courtes, gilets de laine tricotés par Mémé : image familiale comme sur les photos de Doisneau, fourneau, lessiveuse, le carillon Westminster, lit-cosy et couverture piquée rouge...les devoirs faits sur la toile cirée de la table de cuisine, sous la lampe abaissée, dans l’odeur de la soupe aux poireaux. Maman raccommode, Papa lit le journal, on écoute la T.S.F.
Pour distractions,  les jeux sur le trottoir devant la boutique de Maman, et le ballon rattrapé in-extremis devant le tramway brinquebalant sur ses rails, le patin à roulettes, les billes, la fascination pour le maréchal-ferrant de la rue des Passants (les carrioles tirées par les chevaux transporteront, longtemps encore après la guerre, le charbon, la limonade, le vin, le lait, et autres marchandises.... Les soirs d'été, on "prend le frais" sur les chaise de paille tirées sur le trottoir d'une rue donnant sur un quai du Rhône. Les enfants jouent sur le bas-port, les femmes papotent en tricotant. Les hommes, plus taciturnes, échangent de graves propos. Les promenades du dimanche se font à pied, ou en vélo. On rend visite aux trois sœurs de Maman, aux grands-parents paternels et maternels.  Sortie du dimanche signifie sortie endimanchée même pour flâner dans les allées du Parc de la Tête-d’ Or (qui verront notre Lion amoureux, puis marié, puis enfin promenant sa progéniture qui.... et oui, à son tour, y promènera la sienne !!! ) 
La première Peugeot de Papa autorisera de plus fréquentes visites en Vivarais, et des vacances à la Ciotat. Viendront la première montre de la première Communion et le brassard de la Communion Solennelle... Et la photo officielle des vingt ans, faite par un photographe lyonnais devenu célèbre, et qui trônera sur les buffets de la famille ! Quel beau brun aux yeux sombres, moustache fine !
Après son diplôme obtenu à l’Ecole-auto du Bd des Tchèqu’ comme on dit en abrégé, il fait son apprentissage chez Simca (ah, les belles Arondes) et roule les mécaniques en... Vespa ! Chez les Franca (Francs et Franches Camarades) les filles se battent pour prendre place sur la selle arrière et passer des week-ends en sa compagnie dans les AJ (Auberges de Jeunesse) !!!
Hélas, une crise cardiaque terrassera Papa à l'âge de 50 ans, alors que le GONE fête ses 20 ans. Et, sans lui demander son avis, et sans qu'il soit forcément d'accord, on lui offrira une croisière pour l'autre côté de la Méditerranée.








mercredi 20 mai 2015

BELLES PROMESSES !

Non, il n'est pas mort, le cep torturé.... c'est une sculpture vivante, émouvante.

 
Regardez-bien, la floraison est terminée, déjà les grains futurs sont formés !
 
 
Il en est de même pour les figues !
 
 
et les oliviers ne sont pas en reste !
 
 
Le blé n'est déjà plus en herbe ! Les épis ondulent, telle une marée verte, sous le vent sauvage !
 
 
Elle est belle, notre campagne française ! Il manque quelques bleuets... mais il parait que c'est de la mauvaise herbe à éradiquer ! Et les coquelicots ne poussent plus qu'en bordure des champs et des chemins ! C'est qui ça, Mosanto ???
 
 
 
 
 
 

samedi 18 avril 2015

HUMEUR... BONNE !

HUMOUR
Hommage à Pierre Desproges disparu le 18 avril 1988.

L'élite de ce pays permet de faire et défaire les modes, suivant la maxime qui proclame : je pense, donc tu suis.
A part la droite, il n'y a rien au monde que je méprise autant que la gauche.
L'ennemi se déguise parfois en géranium, mais on ne peut s'y tromper car, tandis que le géranium est à nos fenêtres, l'ennemi est à nos porte.
Et puis quoi, qu'importe la culture ? Quand il a écrit Hamlet, Molière avait-il lu Rostand ? Non !
Pierre qui glousse amasse la mousse.
Le rire n'est jamais gratuit : l'homme donne à pleurer mais prête à rire.
C'est la faute au malaise des jeunes si, après trois années de fac et sept ans de lycée, ils croient encore que le Montherlant est un glacier alpin, Boris Vian un dissident soviétique et Sartre le chef-lieu de la rillette du Mans.

Allez, on s'appelle à tarte au cas(outchouc) !
"Bonjour ma colère, salut ma hargne et mon courroux...coucou"
Clin d'œil aux membres de ma tribu à l'humour nase qui se reconnaîtront !


Une tribu... ancienne !

samedi 28 mars 2015

LES DIX MOTS NON-DITS


Et bien, voici que la semaine de la langue française et de la francophonie se termine sans que l’on ait pu savourer les textes délectables de la vieille dame en tenue aussi kitsch que son langage. Sans doute a-t’elle buté sur le mot sérenpidité. Créé d’après le titre d’un conte persan ! Certes, ravissant, bien qu’anglais... et lexicalisé en 1953 ! Mais encore ? Il s’agit d’une capacité, une aptitude à faire par hasard une découverte inattendue et à en saisir l’utilité (scientifique, pratique).


Ce soir, après avoir fermé son ordinateur et sa tablette, mis son téléphone sur alarme, Mémé Baptistine* se couche moins sotte, c’est incontestable, mais elle a perdu sa zénitude.


Donc, elle s’allonge gentiment, respire profondément, gonfle et dégonfle son ventre, suit le rythme de sa respiration, s’imagine un ciel bleu, un soleil qui chauffe ses membres qui s’alourdissent, se détendent. Elle s’enfonce dans le sable, elle est lourde, lourde. Il lui faut maintenant cibler un mot positif. Wiki-Wiki... vite, vite, comme disait un lointain Hawaïen ami de la famille.


Le mot qui lui vient à l’esprit est... sérenpidité ! !!! Faire par hasard une découverte inattendue et en saisir l’utilité... pratique !


Tu parles d’une découverte. Elle va en faire quoi de ce mot stupide qui tourne, et tourne, et retourne dans son cerveau en surchauffe ? !!! Tourne stupide manège, avec frénésie, comme à la kermesse annuelle en plein air. Pathétique. Fantastique. Non, héroïque... la kermesse héroïque !  Quel amalgame dans les circuits en surchauffe ! Amalgame pour obturations dentaires... plombage... Du plomb dans les ailes ! Existe-t’il des amalgames pour colmater les trous béants des cœurs usés, mités, déchiquetés, délabrés, lacérés ?


Comment gérer ce mélange hétérogène de personnes, d’évènements malheureux, trahisons, oublis, abandons, et de choses si différentes au cœur inerte de sa vie ?


Il lui faudrait un gri-gri, voire une multitude de ces objets hétéroclites pour que tout s’arrange entre elle et elle-même, entre père et fille, entre filles, entre grands-parents et petits-enfants ; s’inquiéter sans avoir l’air de s’ingérer...  oser parler, oser intervenir. Plus que cela, c’est à un chaman inuit  qu’il lui faudrait avoir recours ! Inuit, nuit, froid glacial, cœur glaçon. S’endormir à jamais dans le froid sidéral ?


Bravo !  Toute une nuit blanche à cogiter sur un mot pour en arriver là !!!!

 

*toute ressemblance avec une personne existant ou ayant existé ne peut être que fortuite.


 

mercredi 18 mars 2015

"AU MILIEU DE MON CHAMP"....


Sens interdit

Je ne voudrais plus dire ici
De plainte sombre
Amour de la mélancolie,
Je ne voudrais, pour tuer le souci,
Qu’un chant grave et viril,
Pour séparer l’avoine de l’ortie.

C’est pourquoi je me tiens
Au milieu de mon champ
Comme je suis peut être
Au milieu de ma vie.

Qui donc m’expliquera
Où les routes s’enfuient ?
Quel jour, à quel moment
On a trahi sa vie ?

Tel calcul solennel
Ou tel revirement
Ont-ils compté vraiment,
Compté bien davantage
Qu’un ami rencontré.

J-P. Schlunegger

vendredi 13 mars 2015

Après la gym, "La Salle-à-manger" !!!!

Jeudi matin, super cours de gym comme d'habitude : prise de conscience du corps, respiration, équilibre, étirements, redresser le dos, assouplir les hanches, décoincer le nerf sciatique, etc... Mais, ensuite, pas de petit café. Chacune se hâte de rentrer pour se douche, s'habiller, se faire belle. Et rendez-vous à midi à "La Salle-à-manger", restaurant d'application des Apprentis d'Auteuil ! Deux tables de douze personnes ! Que d'échanges de sourires, de rires, de conversations, de partage d'idées !
A la sortie du restaurant, le ciel bleu, le soleil, la douceur du temps nous incitent à prendre le chemin des écolières pour regagner nos pénates ! Direction, Quai Rambaud, maintenant aménagé. Nous connaissons par cœur la promenade des Berges de Saône mais nous ne sommes jamais lasses d'admirer notre colline de Fourvière, les cygnes et les canards sur l'eau, puis notre Primatiale St Jean, et la Basilique là-haut, le Palais de Justice, les petites maisons Renaissance rouges et ocres.
Quai Saint-Antoine, nous décidons de remonter pour nous diriger vers les Cordeliers, puis traverser notre Rhône sur le Pont Lafayette, longer ses Quais... autre perspective, immeubles différents presque Haussmanniens, imposante et élégante Préfecture...
Flânerie sur un petit marché : que va t'on manger ce soir, au fait ? Et nous voilà à la Fosse-aux-Ours, puis Cours Gambetta, Place du Pont , suite du Cours Gambetta... et fin de la promenade. On se sépare !
Tout au long de la randonnée, nous avons parlé recettes, puis souvenirs d'enfances lyonnaises, de fiancées lyonnaises (dancings, théâtres), de boutiques disparues, d'anecdotes, de changements et d'actualité !
Encore une beau sourire dans la grisaille !
Décidemment, la semaine aura été très belle !



mardi 10 mars 2015

RECRE... POETIQUE

Ce matin, je suis partie au marché sans mon appareil photo et je l'ai vivement regretté.

Le mardi, le marché n'est pas très important et les marchands sont moins nombreux. Au milieu de la place, sur un emplacement bien dégagée, de jeunes élèves coiffés de chapeaux colorés et brillants sont regroupés derrière une banderole : "récré poétique des élèves de CM2 du Groupe Gilbert Dru".
A tour de rôle, ils montent sur une petite estrade et, dans un porte-voix, déclament parfaitement, à un ou à plusieurs, de charmants poèmes, très variés, sous l'œil de leurs deux institutrices... et d'une foule de gens attentifs et... ravis ! Je suis restée longtemps à les regarder et à les écouter.

A la fin de chaque poème, un élève remet, à quelqu'un parmi les auditeurs, ceci (photo 1).


J'ouvre et voici (photo 2) : au verso, poème offert par Luna..... et dit par Inès.

Belle initiative.

BRAVO ET MERCI LES INSTITUTRICES !

Comme le dit un élève : "vous ne trouvez pas qu'avec un poème le ciel est plus beau, l'air plus pur, les nuages plus légers".....

J'ai fait un aller-retour en courant pour revenir avec mon appareil photo, mais, trop tard, le groupe repartait. J'ai félicité et remercié les institutrices... et les élèves aussi !

Un peu de douceur ; des salades, des légumes, des fruits (la terre est bleue comme une orange), des fleurs... et des mots contre le mal et les maux !!!!

samedi 7 mars 2015

COQUINE, LA POETESSE LYONNAISE !!!

Baise m'encor, rebaise-moi et baise

Baise m'encor, rebaise-moi et baise ;
Donne m'en un de tes plus savoureux,
Donne m'en un de tes plus amoureux :
Je t'en rendrai quatre plus chauds que braise.

Las ! te plains-tu ? Çà, que ce mal j'apaise,
En t'en donnant dix autres doucereux.
Ainsi, mêlant nos baisers tant heureux,
Jouissons-nous l'un de l'autre à notre aise.

Lors double vie à chacun en suivra.
Chacun en soi et son ami vivra.
Permets m'Amour penser quelque folie :

Toujours suis mal, vivant discrètement,
Et ne me puis donner contentement
Si hors de moi ne fais quelque saillie.

(Louise LABE)

 
(Ce n'est pas moi qui ait choisi. C'était au tableau noir de l'artisan Menuisier ! Sans doute l'éveil du printemps !!!

jeudi 26 février 2015

JE PEUX, ou pas... J'AIME, ou pas....

Je n'ai jamais pu faire de régime suivi, ni suivre les résolutions de début d'année, ni être constante dans mes humeurs   !
Je ne peux rien faire avant d'avoir pris mon petit déjeuner... ni sortir sans être lavée.
Je ne peux pas sortir sans rose à lèvres, et je n'abandonne mon petit foulard autour du cou que lorsqu'il fait vraiment chaud et surtout pas un brin de vent !!!!
Je ne pourrais pas me passer de jeter un œil en vitesse, chaque matin, à mon Facebook, celui de ma "famille", mon blog, celui des copines...
Je peux rester deux ou trois jours enfermée dans une maison par mauvais temps gris (météo ou moral) : rangement des placards, mise à jour de pages d'écriture...  
Je peux sortir sans sac à main si c'est pour une balade mais, si j'ai mon sac, il faut qu'il contienne mon agenda, ma glace de poche, mon étui à stylo, le mouchoir en fil de ma maman... etc...
J'ai mémorisé mon numéro de sécu depuis que, secrétaire dans un lycée, je me suis évertuée d'expliquer aux élèves qu'il s'agissait du sexe (1 ou 2) de l'année de naissance (00) du mois (09)  du département de naissance (00) reste à retenir le numéro de la commune de naissance (pour LYON c'est 38 + l'arrondissement) et le chiffre dernier indique si l'on est le 1er ou le 999  bébé du jour de naissance !!! Ne pas oublier la clé ! 
Mais ne me demandez pas de mémoriser des numéros de téléphone, ou quoi que ce soit qui ressemble à des chiffres des prix, des dates !
Je peux vivre sans chat ni chien mais pas sans nouvelles de mes petiots !
Je souffre de devoir vivre sans réussir à réconcilier tout "mon monde"
Je ne peux pas repasser assise ni me servir d'un torchon à vaisselle bien repassé. Je pique des crises avec les liteaux des serviettes de toilette qui gondolent
J'ouvre les volets dès que j'ouvre les yeux ! Et les fenêtres dès qu'il fait beau.
Je ne peux pas m’endormir sans un drap. Je ne suis pas adepte de la couette.  
Je ne peux pas me passer de café.
Je dois vivre loin de l'Océan, des Alpes, du Queyras, du Vivarais... de la campagne... et j'en souffre !
Je ne peux pas ne pas écrire … mais je ne supporte pas qu'on lise par dessus mon épaule ce que j'écris ! 

mercredi 25 février 2015

Je ne sais pas

quel souvenir Princesse Héloïse gardera de ses grands-parents mais elle nous a donné trois grands jours complets de bonheur, toute en gentillesse, en sourire, en tendresse, fous-rires, câlins.
Et pourtant, la pauvrette, le mercredi soir de l'arrivée, c'est jambon-coquillettes ! Je rigole ; c'est un rite instauré depuis le premier jour où son frère et elle débarquaient pour les vacances à Lyon !
Le lendemain matin, on se prend la tête à 3 pour résoudre un problème de maths... résultat nul. L'après-midi, attente pour entrer au Musée des Confluences, heureusement sous soleil et ciel bleu. Et bien non, même pas râleuse ni déçue mais épatée par l'audace du Cristal et vivement intéressée et surprise par la richesse des collections.
Vendredi, matin, on reprend le problème : ouf, la solution apparait enfin. Après-midi, ciel bleu et soleil, grimpons sur la colline de Fourvière. Visite du Musée de l'Antiquaille, "Espace Culturel du Christianisme à Lyon".. et oui ! Lors d'une persécution romaine en 177, 47 chrétiens subissent le martyr dont Blandine jetée aux bêtes dans l'Amphithéâtre des Trois-Gaules.
Samedi après-midi, c'est cinéma 'rituel) : "Papa ou Maman" choisi par elle, pop-corn, goûter à la Brioche Dorée (autre rituel), lèche-vitrine (oui, Mamy a cédé à l'achat d'une "bricole")...
Dimanche matin, et bien, il faut rassembler les petites affaires, déjeuner de bonne heure, et reprendre le chemin du retour !
Et voilà Mamy heureuse, détendue, "requinquée", qui reprend le cours de sa petite vie.
Lundi, je range, j'aspire, je dépoussière, je fais tourner la machine à laver, je repasse ! Non mais, j'avais autre chose à faire ces derniers jours, non ?
Hier, j'ai retrouvé Françoise pour notre balade hebdomadaire habituelle...
Ce matin, coiffeur... cette après-midi, petite sortie avec un Papy qui, lui aussi, a retrouvé un peu de "forme"...
Aider Papy à résoudre un problème.. informatique !!!

mardi 17 février 2015

PRALINE, JEANNE... et les autres !

LA PORTE RESTERA OUVERTE !!!!!!!!!!!!!


Chère Praline : ce matin, affairée, j’ai couru jusqu’à mon petit marché. Malgré la bise qui donne de la mauvaise humeur, j’ai essayé d’être gentille avec mon marchand de légumes qui, en retour, m’a offert un bouquet de persil. Puis avec la caissière du Super U, qui m’a souri et m’a remerciée parce que je lui souhaitais du courage. Raté avec la personne qui remplace la libraire : pas un mot, pas un merci, ni une réponse aux salutations. Raté aussi avec la caissière du boucher, triste, morne, silencieuse... M’en fou ! Suis en pleine euphorie ! Je prépare le séjour de ma petite fille qui passera quatre jours chez nous ! Bises, Praline et bonne semaine.

Chère Jeanne : je ne suis pas fâchée avec plein de gens, j’ai simplement baissé les bras, fatiguée de vouloir recoller les pots cassés et d’essayer de détendre l’atmosphère. Je pourrais écrire un roman là-dessus ! Des histoires de jeunesse et de jalousie entre pièces rapportées. Ensuite, une maman dépendante : “on“ ne veut pas s’en occuper mais “on“ jalouse et on suspect ceux qui le font !  Sa mort n'a pas effacé les litiges, l'acrimonie, ni les brouilles ! « Je parle plus à Untel parce qu’il a dit du mal de Untel et si tu lui parles, je te parle plus » !... Pour moi aussi, priorité à ma Princesse Héloïse, même si Fille-Aînée en est jalouse ! Ah, soyons bienveillante, demain, il ne faut pas que j’oublie l’anniversaire de ma belle-sœur (que je ne suis plus que la seule à fréquenter, va savoir pourquoi - ceux qui la boude ne savent même plus!)

Allez, bonne trêve familiale, beaucoup de joies, de bonheur ! Et vivement ton retour. Bises.

 

 



dimanche 15 février 2015

REVER UN IMPOSSIBLE REVE


"Ecris quelque chose de joli                
Des vers peut-être ou de la prose
Un instant de rêve et de pause
Dans le tumulte de la vie
Ecris quelque chose de joli
Quelques mots de bleu et de rose
Un moment de métamorphose
Que tu nommerais l'embellie
L'embellie l'embellie
L'embellie l'embellie
Verse un peu de joie dans nos cœurs
Avec des riens qui vous délivrent
Un peu d'espoir et de douceur
On en a tant besoin pour vivre" (Jean Ferrat)


Oui, je sais, après les Victoires de la Musique et le billet de Jeanne, Ferrat, ça fait ringard.

Mais voilà que j'ai décidé d'une embellie : devenir gentille !!! Si, si !!! La gentillesse est une force, tranquille, certes, mais véritable. Une arme absolue pour foncer vers le bonheur ! (Une arme pour créer du bonheur ? Ca me parait être une antinomie ! ). Un certain Franck Martin en parle dans son livre "Le pouvoir des gentils" que je n'ai pas lu... et que je ne lirai d'ailleurs pas ! Gentille, certes, mais... un peu tard pour me faire "coacher", foin de ma cohésion et de l'estime de moi ! Bon, je vais toutefois faire attention de ne pas être trop gentille (ça pourrait m'arriver, ça ?) pour ne pas me faire bouffer (ah, si, ça pourrait). Je vais le faire gratos, pour l'autre sans attendre d'être aimée et appréciée en retour ! Bravo sœur Tatydany ! Quel programme !
Par quoi commencer ? Faut-il être gentille avec la voisine, la copine, la caissière du Supermarché, les vendeuses de boutique (pas toutes, si ?)... la petite vieille esseulée, la mère de famille aux gamins agités ?
Faut-il que je demande pardon à tous ceux avec qui je me suis fâchée et avec qui je suis méchante, ou pire, absente, indifférente...
Les marches vont être difficiles à gravir !
Bon, disons que je vais me contenter de faire de gentils petits billets et de gentils petits clins d'œil à ceux qui viennent les lire, même en catimini ! Après tout, il font l'effort de monter l'escalier malaisé et dangereux !

P.S : Tatydanylyon, c'était un clin d'œil à Tatie Danielle ! Faut quand même pas que je change mon pseudo ????

vendredi 13 février 2015

BONHEURS DU JOUR....

Douceur de l'air, ciel bleu, soleil... et des couleurs sur le marché !


S'offrir une petite fleur ? Prendre quelques minutes pour bavarder avec les connaissances rencontrées... Et, pour terminer, un beau poème au tableau... noir !
 
 

 
Et tant pis si, cet après-midi, le soleil se dispute le ciel avec les tristes nuages gris ! La provision de bonne humeur est faite !

vendredi 6 février 2015

"LES SOUVENIRS"...


LES SOUVENIRS

Tout comme la grand-mère du film, j’aimerais faire une fugue. Oh ! Elle ne m’emmènerait pas très loin, à peine à une demi-heure de train. Bien sûr, pas de grosse locomotive à vapeur, ni de Micheline rouge et jaune, ni la première BB ! Arrivée à la gare de destination, il me faudra marcher sur une Départementale où je n’entendrais plus le bruit caractéristique des métiers à tisser mécaniques du petit atelier disparu. Puis je prendrais la Coursière des Etourneaux.  

Petite fille, affronter la raideur de ce raccourci à la chaussée bombée et irrégulière ne me demandait aucun effort particulier. Un gros pain chaud et croustillant sous le bras, je gambadais d’un côté à l’autre du chemin encaissé, de la pervenche à la fleur d’acacia, guettant le rouge-gorge, le lézard, évitant soigneusement la grasse limace rouge qui me rebutait. Après un passage entre un très haut mur aveugle d’un côté et un talus touffus de l’autre, j’étais soulagée d’arrivée au but et d’apercevoir le fond du jardin et la vigne de mes grands-parents et surtout ma grand-mère guettant mon arrivée du haut de son balcon.

Oui, je sais, je vais trouver la maison bien changée - façade maquillée d’ocre, jardin sophistiqué, volets rustiques remplaçant les volets métalliques verts - rétrécie, recroquevillée au milieu de toutes ces petites villas flanquées d’un ridicule bout de terrain qui se pressent autour, avec leurs prétentieux arbustes d’ornement. Le sapin planté pour la naissance de mon frère aîné est toujours là, mais étêté, et pas un des vieux cerisiers n’a survécu.

Je n’éprouverais même pas de tristesse... je sais trop bien qu’après le départ de ma grand-mère, le clocher de pierre jaune n’a cessé d’égrener des heures et des heures scandées par le son de sa cloche qui m’émeut encore.  Il a annoncé le baptême de mon frère ainé et le mien, fêté ma première communion, carillonné pour les processions que je suivais en lançant des pétales de fleur.  Il a fait résonner lugubrement  le glas pour les enterrements des êtres qui m’étaient si chers.

Je ne reviendrai pas dormir près d’eux. La vie m’a usée et désabusée, la fatigue me ralenti, me désenchante. Il ferait bon revenir vivre dans ce petit village mais la ville m’a adoptée, absorbée. Assagie, résignée, soumise, je n’accepterai pas pour autant de voir le cœur du village modifié laissant la voix libre aux automobiles... le lavoir réduit à un bassin entourée d’une barrière métallique... le château transformé en appartements de luxe.

Sagement, je rentrerai et pour que tout cela reste encore un peu vivant je m’installerai devant mon clavier pour raconter... mes souvenirs !

 

mardi 3 février 2015

Rituel du lundi.

Quatorze heure : Françoise m'attend à la porte. "Que fait-on ? Tu as pensé à quoi ?". Françoise répond : "A rien, je te fais confiance". Alors, comme il ne fait pas très froid, je lui propose d'aller au Parc de la Tête d'Or à pied en remontant le quai du Rhône. Je lui explique que, sur le Facebook d'une nièce, j'ai appris la floraison exceptionnelle d'une plante rarissime.
Nous voici devant la Grande Serre du Parc surveillée depuis la pelouse par JUSSIEU, illustre botaniste lyonnais (qui a eu deux autres frères également éminents botanistes).
Nous rentrons : douce chaleur, petits sentiers joliment dessinés qui nous font cheminer au milieu d'une jungle sympathique. Bruissement de l'eau déversée dans un bassin surmonté d'un pont. Promenade agréable, instructive... découvertes, surprises. Mais nous sommes à la recherche de la "plante du moment". Nous sortons donc pour rentrer, à nouveau, dans une autre serre : très chaude, cette fois, lumière, sol aride et sableux, cactus hostiles. Il s'agit de la flore de la Nouvelle Calédonie. Mais notre mystérieuse inconnue n'est pas là. Sortie... Tiens, là-bas en face : la serre ne paye pas de mine, basse, toute en longueur. Sitôt entrée, nous sommes surprises par la chaleur mais surtout par l'importante humidité qui forme un très léger brouillard et qui, se déposant sur les feuilles, retombe sur nous. Luxuriance de verdure ! Variété infinie de tons et de formes. Dans un bassin, des poissons nagent sous les nymphéas.

Enfin, voici la bonne serre : encore plus chaude, et encore plus humide ! Un brumisateur se déclenchera d'ailleurs pendant notre visite et les feuilles n'en finiront pas de dégouliner sur nous ! Et voilà la grande exclusivité dont les jardiniers du Parc sont fiers ! Et nous autres Lyonnais aussi ! Après tout, vous avez lu : "première fois en France, seconde en Europe ! Et il remet ça cette année chez nous !!! Les visiteurs étaient nombreux.
Nous sommes rentrées à la maison très satisfaite de notre promenade dépaysante.






dimanche 1 février 2015

PROMIS !!!


J'ai promis de ne plus me plaindre, de ne plus me confesser en me frappant la coulpe, de ne plus avouer mes faiblesses. Comment quelqu’un pourrait s’intéresser à moi si je ne vaux rien à mes propres yeux !
Pauvre naïve, je croyais attendrir en m’excusant de tous mes actes manqués... en me plaignant de ma situation... et me soulager en me sentant en confiance et comprise. A la rigueur, si l’on raconte ses malheurs sous forme de déboires amusants, d’anecdotes piquantes, on peut vous prêter une oreille attentive.
Mais, de nos jours, la mode est aux psychologues, aux coachs. "Tu devrais te faire aider", vous dira-t’on, en allant même vous conseiller certaines pratiques quasiment chamaniques. Et moi, j’entends, "tu n’es pas marrante, tu nous casses le moral"... A l’heure des communications en tout genre, l’écoute, la patience, l’indulgence font défaut.
Abondance de moyens : c’est comme se perdre dans une foule anonyme. On en ressent une solitude d’autant plus prégnante. L’indifférence des inconnus vous glace. Un téléphone dans la poche ? "Aucun nouveau message, je suis absente mais veuillez laisser votre message"... Facebook ? "J’aime, partage"... une petite réponse laconique. Un blog : ah, on pourrait discourir pendant des heures, des jours et des mois sur ce vaste sujet. Le pourquoi ça marche ou pas, et comment, et continuer ou arrêter, chercher à plaire ou s’exprimer spontanément, sincèrement.
Tant pis, je recommence... Je renouvelle mon invite ; "rentrez sans frapper, asseyez vous, lisez, laissez une trace s'il vous plait !Allez, bon dimanche ! 

Avec toute ma sympathie !  

mercredi 28 janvier 2015

LE TEMPS QUI ME RESTE....

"Deux jours à tuer"... Quel film !!!!
C'est lui qui m'inspire le titre de ce billet.

Combien de temps... 
Combien de temps encore 
Des années, des jours, des heures, combien ? 
Quand j'y pense, mon cœur bat si fort... 
Mon pays c'est la vie. 
Combien de temps... 
Combien ?
 
Soyons réalistes ! Deux mains me suffisent maintenant pour compter les années sur mes doigts. De toute façon, je n’en demande pas plus.
Plus, ce serait trop lourd si c'est pour supporter déchéance, demi-inconscience, immobilité.  Je suis déjà fatiguée, diminuée, vidée. Moi aussi, je voulais encore et encore faire tout ce que dit la chanson. Rire, surtout, rire, aimer, bouger, regarder, écouter, lire, écrire. Depuis plus de dix ans, pour ne pas dire vingt, je ne vis plus, je ne suis plus moi, plus rien. Je survie, je surnage. J’ai voulu me blinder mais sclérosée, pétrifiée, je souffre singulièrement.
Des années, des jours, des heures, combien ? Et pourquoi surtout ? Le temps est là, immobile dans mes mains inutiles. Même plus une larme dans mon cœur tari. Pas grand monde à voir, et des images, des souvenirs qui s’effacent. Des mots qui ne seront pas prononcés, des pardons refusés, un geste retenu ; tels des bibelots brisés sur le sol et dont les tessons blessent les pieds et empêchent de continuer la route.
« Je voudrais mourir debout » chantait Ferrat.
Je meurs d’une fièvre pernicieuse, recroquevillée sur moi-même, tapie sur le sol, ensevelie sous les non-dits, engourdie de remords, glacée de regrets, petite fille aux allumettes n’émouvant plus personne.

Je veux chanter 
Je veux parler jusqu'à la fin de ma voix... 

Je ne sais pas chanter. Je n’ai jamais su parler, je n’ai plus de voix.....

Alors, je retente le blog.... Mais, promis, c'est la dernière fois que je suis aussi noire, aussi triste, aussi ch....
Tu reprends tes billet ici ?
Oui, ici, car j'ai essayé d'autres sites mais je ne maîtrise pas du tout la présentation, l'édition des billets, le fait de pouvoir les reprendre pour corriger... Soit je ne mémorise pas mon mot de passe, soit j'oublie le nom de mon site, soit.... zut... ça m'énerve...