à cause de la pluie, à cause de Novembre qui nous prive de lumière, à cause d'une baisse de forme, à cause de l'inquiètude, à cause de l'impossibilité de lutter contre une forme d'hivernation...
Suivait une citation de Che Guevarra parlant de savoir s'endurcir sans se départir de sa tendresse. Antiblues me signalant les polémiques soulevées par ce Héros devenu Bourreau, j'enlève donc sa photo. Je ne veux choquer personne et surtout pas soulever une émeute. Mais combien de fois, dans l'histoire de tous les pays, est-on mort trop tôt et trop vite "pour des idées n'ayant plus cours le lendemain" (dixit Brassens) ? Et combien d'idoles s'est-on empressé de déboulonner après les avoir adoré et leur avoir sacrifié tout un peuple ?
dimanche 15 novembre 2009
lundi 9 novembre 2009
Retour sur Lyon...
Je ne vais pas vous ennuyer avec une description détaillée de l'Abbaye de Tournus - construite sans doute de 980 à 1120 - dans laquelle nous entrons pour une petite visite sommaire. On pénêtre d'abord dans l'avant-nef à 3 vaisseaux qui garde des traces de peintures en couleurs et de damiers noirs et blancs. Puis, on est agréablement surpris par l'élévation de la nef romane à 3 vaisseaux et 5 travées, élancées, élégantes. Témoignage de la marche du temps entre Chapaize et maintenant (disons, de l'avancée technique).
Bien sûr, petit tour dans le cloître. Et oui, j'aime les cloîtres, non pas pour la contemplation ou la méditation mais pour la coupure soudaine d'avec la rue, l'agitation. Et par là, d'avec le stress, les soucis, la tristesse. J'aime leur belle ordonnance en carré, le puits au milieu, et l'odeur du buis, de l'herbe, le son des pas sur les dalles inégales, un bruit d'ailes d'oiseau...
Puisque la météo nous est propice et que nous voulons savourer encore un peu ce doux bien-être moral qui nous apaise, nous prenons une boisson et un sandwich à la terrasse d'un salon de thé : dehors, au soleil, sous le ciel bleu...
Arrêt à Mâcon, près du Pont moderne tout neuf, sur la promenade Lamartine.
" Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !
Retour à Lyon. Reprenons le cours du temps, de notre petite vie sage. Le paysage devient urbain, mécanique. Mais, après tout, Monet n'a-t'il pas glorifié la Gare St Lazare... et Léger les constructions métalliques, et Dufy la fée électricité. !!!
dimanche 8 novembre 2009
Calme, beauté...
Ne penser à rien, être bien, sereine. Ce ciel si pur, ce soleil et son éclairage embellissant. Je regarde, je ne fais que regarder : ce paysage d'automne qui, au détour de la route, nous offre jusqu'à l'infini bleuté de l'horizon, des vallons, des forêts rutilantes d'or et de pourpre, des champs ocres ou blonds, des vergers, des vignes, des prés émeraudes...
Mais laissons plutôt s'exprimer Lamartine !
Milly,
Montagnes que voilait le brouillard de l'automne,
Vallons que tapissait le givre du matin,
Saules dont l'émondeur effeuillait la couronne,
Vieilles tours que le soir dorait dans le lointain,
Murs noircis par les ans, coteaux, sentier rapide,
Fontaine où les pasteurs accroupis tour à tour
Attendaient goutte à goutte une eau rare et limpide,
Et, leur urne à la main, s'entretenaient du jour,
...
Le Vallon
Voici l'étroit sentier de l'obscure vallée :
Du flanc de ces coteaux pendent des bois épais
Qui, courbant sur mon front leur ombre entremêlée,
Me couvrent tout entier de silence et de paix.
Là, deux ruisseaux cachés sous des ponts de verdure
Tracent en serpentant les contours du vallon;
Ils mêlent un moment leur onde et leur murmure,
Et non loin de leur source ils se perdent sans nom.
Mais laissons plutôt s'exprimer Lamartine !
Milly,
Montagnes que voilait le brouillard de l'automne,
Vallons que tapissait le givre du matin,
Saules dont l'émondeur effeuillait la couronne,
Vieilles tours que le soir dorait dans le lointain,
Murs noircis par les ans, coteaux, sentier rapide,
Fontaine où les pasteurs accroupis tour à tour
Attendaient goutte à goutte une eau rare et limpide,
Et, leur urne à la main, s'entretenaient du jour,
...
Le Vallon
Voici l'étroit sentier de l'obscure vallée :
Du flanc de ces coteaux pendent des bois épais
Qui, courbant sur mon front leur ombre entremêlée,
Me couvrent tout entier de silence et de paix.
Là, deux ruisseaux cachés sous des ponts de verdure
Tracent en serpentant les contours du vallon;
Ils mêlent un moment leur onde et leur murmure,
Et non loin de leur source ils se perdent sans nom.
Après Chapayze, Ozenay...
Le village comporte un château, que l'on ne visite pas, qui appartient à un particulier et qui est en cours de restauration. L'église, en forme de croix latine, a son chevet dirigé vers l'est, un clocher peu élevé et une nef unique. Sa voûte s'est effondrée et a été remplacée au XIIIème siècle. Elle s'appuie sur les arcatures des murs latéraux renforcés à l'extérieur. Le toit est couvert de laves. On désigne ainsi, dans ce pays, les pierres plates qu'on "levait" à cet effet. J'ai aimé ce petit porche rustique qui permet d'accueillir les fidèles sur le seuil.
Reprenons notre chemin pour profiter de ces merveilleux paysages...
"Salut bois couronnés d'un reste de verdure"....
Quittant le château,
par un bel après-midi ensoleillé, ciel bleu et douceur des couleurs et de l'air, odeur de feu de bois, nous atteignons un de ces minuscules villages modestes, calmes. Chapaize : quelques maisons le long d'une route, des visiteurs qui arrivent, flanent, s'arrêtent à la charmante terrasse d'un petit café et repartent tranquillement. Nous découvrons cette surprenante église datant du premier âge roman. Du haut de ses 35 m, le clocher domine le paysage, ses champs labourés, ses vignes, ses prés et les troupeaux. A l'intérieur, l'église ne surprend pas par sa beauté mais par son côté solide, "artisanal", presque rustre : pureté, simplicité. Le diamêtre des piliers, lourds, massifs, est de... 4m80 ! Ils donnent un effet de léger basculement sur le côté latéral droit (non, Antiblues, ça ne vient pas de la photo). Le chevet et la clé de voûte ont été repris au 12ème pour être prolonger la nef. L'église est claire, lumineuse.
Correspondance, aller-retour, connivence...
Pardon, mais j’aime visiter les châteaux. Cela remet en place mes idées sur l’histoire en rappelant l’importance des Provinces et de ceux qui étaient à leur tête. Certains guides ne donnent pas du tout l’impression de réciter et répondre gentiment à vos questions. Etant à la retraite, nous avons souvent eu la chance de faire des visites quasiment privées, en morte-saison, en milieu de semaine ou hors vacances scolaires, d'où un excellent contact humain avec des guides amateurs passionnés. Car, je l’avoue, j’ai horreur des Stroumphs hurleurs (merci, merci pour la volée de bois vert, n‘en jetez plus), de ceux qui posent des questions idiotes, qui s’assoient sur le premier siège venu, qui touchent à tout. Ceci dit, j’adore la visite des vieux quartiers et lorsqu’on peut ouvrir des portes ou entrez dans des cours qui révèlent d’adorables et surprenants jardins.
En ce qui concerne l’élève Kitue, ma cadette institutrice en connaît un rayon et pourrait même vous parler des parents kituent ! (aïe, aïe, aïe, je prends des risques) !
Plume, rassures-toi : pas de gueguerrre entre le Guerrier-Héros-préféré-de-ces-dames et moi. C’est juste du titillage !
En ce qui concerne la culturation, sitôt à la retraite, je me suis précipitée dans les Facs, les conférences, les visites, les ateliers d’écriture. Puis j’ai très vite compris que je ne rattraperais jamais le retard et je me contente de faire ce que j’aime. Plus d’horaires, plus de contraintes... et tombe la poussière, si le soleil brille, il y a mieux à faire ! Salut à toutes et tous, y compris les mignonnes taupes !
En ce qui concerne l’élève Kitue, ma cadette institutrice en connaît un rayon et pourrait même vous parler des parents kituent ! (aïe, aïe, aïe, je prends des risques) !
Plume, rassures-toi : pas de gueguerrre entre le Guerrier-Héros-préféré-de-ces-dames et moi. C’est juste du titillage !
En ce qui concerne la culturation, sitôt à la retraite, je me suis précipitée dans les Facs, les conférences, les visites, les ateliers d’écriture. Puis j’ai très vite compris que je ne rattraperais jamais le retard et je me contente de faire ce que j’aime. Plus d’horaires, plus de contraintes... et tombe la poussière, si le soleil brille, il y a mieux à faire ! Salut à toutes et tous, y compris les mignonnes taupes !
vendredi 6 novembre 2009
Fin de la visite...
Plus personne ne suit ????
Les appartements de Monsieur sont séparés de ceux de Madame. Les deux sont situés au rez-de-chaussée. Les enfants sont au dessus et la valetaille grimpe les escaliers jusqu'au dernier étage (c'est ce qu'on appelle ascension sociale). N’oublions pas que Monsieur a épousé une jeune oiselle de 13 ans, sortie de son couvent à l’occasion. Il faut bien lui laisser le temps de s’apprivoiser. Ils auront trois enfants. Elle sera veuve à 30 ans. La chambre de Monsieur est ornée de tableaux représentant des scènes héroïques... et des portraits de Doge !
À la fin du XIXe siècle, Raoul Gunzbourg fait l'acquisition du château dont il aménagera certaines pièces dans le style Belle époque. D'origine roumaine, après avoir dirigé des théatres à Moscou, Raoul Gunzbourg fut le directeur pendant plus de 50 ans de l'opéra de Monte-Carlo. Il recevra à Cormarin de nombreux chanteurs d'opéra qui venaient y répéter Gunzbourg deviendra le maire du village et donnera chaque année un opéra dans les jardins du château chanté par de grands ténors de l'époque dont Caruso.
Curieux rapprochement :
Dans les années 1810, le poète Lamartine, alors âgé d'une vingtaine d'années fréquente Nina de Pierreclau, la fille de la propriétaire dont il aura un fils « naturel » Léon de Pierreclau, qui naitra au château.
À partir de 1981, le président François Mitterrand, amateur de Lamartine, y fera des passages réguliers.
Terminons par cette belle photo que j’aime beaucoup.
Les appartements de Monsieur sont séparés de ceux de Madame. Les deux sont situés au rez-de-chaussée. Les enfants sont au dessus et la valetaille grimpe les escaliers jusqu'au dernier étage (c'est ce qu'on appelle ascension sociale). N’oublions pas que Monsieur a épousé une jeune oiselle de 13 ans, sortie de son couvent à l’occasion. Il faut bien lui laisser le temps de s’apprivoiser. Ils auront trois enfants. Elle sera veuve à 30 ans. La chambre de Monsieur est ornée de tableaux représentant des scènes héroïques... et des portraits de Doge !
À la fin du XIXe siècle, Raoul Gunzbourg fait l'acquisition du château dont il aménagera certaines pièces dans le style Belle époque. D'origine roumaine, après avoir dirigé des théatres à Moscou, Raoul Gunzbourg fut le directeur pendant plus de 50 ans de l'opéra de Monte-Carlo. Il recevra à Cormarin de nombreux chanteurs d'opéra qui venaient y répéter Gunzbourg deviendra le maire du village et donnera chaque année un opéra dans les jardins du château chanté par de grands ténors de l'époque dont Caruso.
Curieux rapprochement :
Dans les années 1810, le poète Lamartine, alors âgé d'une vingtaine d'années fréquente Nina de Pierreclau, la fille de la propriétaire dont il aura un fils « naturel » Léon de Pierreclau, qui naitra au château.
À partir de 1981, le président François Mitterrand, amateur de Lamartine, y fera des passages réguliers.
Terminons par cette belle photo que j’aime beaucoup.
Inscription à :
Messages (Atom)














