mardi 19 juin 2012

Ah ! Madame de Sévigné....

"Tout le monde connaît Mme de Sévigné. Personne ne parle de Françoise de Grignan, sa fille qui écrivit elle-même à son mari d'admirables pages d'amour.

Il faut lire la célèbre correspondance pour mesurer le poids écrasant d'un amour maternel excessif et indiscret qui utilise supplications et pressions, ruse même, pour faire venir la bien-aimée à Paris, l'y garder jalousement et l'arracher à la Provence où la retiennent pourtant mari, enfants, devoirs.

Françoise était la troisième femme d'un mari qui avait presque l'âge de sa mère, beaucoup d'esprit et de charme, un grand nom et des dettes immenses. Elle s'appliqua avec résolution à sa tâche harassante d'épouse du représentant du Roi dans la plus importante province de France. Son comportement avec ses deux belles-filles et les trois enfants qui lui restèrent des six qu'elle mit au monde montre son dévouement et sa tendresse maternelle, moins envahissante mais non moins passionnée que celle de Mme de Sévigné.

Ces tensions, ces devoirs ou ces affections qui l'accablèrent toute sa vie avec excès, Françoise les vécut avec excès, même si elle donna par maladresse, ou voulut donner d'elle, une image froide qui la défendit de sa trop grande sensibilité. Son corps traduisit en des maux fluctuants, incessants, le trouble et les passions de son âme.

Farouchement désireuse d'aimer et d'être aimée, Françoise de Grignan fut souvent trop aimée ou mal aimée, et ce mal retentit profondément en elle jusqu'à lui en faire une blessure mortelle."

Certes, aujourd'hui, Grignan est indiscutablement lié à Marquise de Sévigné. Mais la Dame de Grignan, c'est elle ! Rendons à la Comtesse Françoise de Grignan ce qui lui revient ! Soit, sans l'incomparable talent épistolaire de sa célèbre maman, la discrète Françoise serait resté dans l'ombre. Son nom a été donné à un rosier très simple qui lui ressemble :
Apparemment très simple avec ses cinq pétales qui la font ressembler aux églantines des haies, la rose se révèle toute en finesse et attraits cachés. D’un petit bouton pointu de couleur jaune, au sommet bordé de rouge, s’ouvre une corolle jaune aux pétales fortement marginés de rouge clair. Le rosier qui les porte, de taille modeste, se révèle étonnamment rustique: sa petite taille, son port ramassé, ses rameaux épais, peu épineux et son feuillage vernissé résistant bien aux maladies, en font un rosier idéal pour les massifs implantés dans des lieux ventés, mais aussi en jardinières et en potées. Excellente résisitance aux maladies. Floraison très remontante. Parfum très léger. Hauteur : 0.80 cm.

lundi 18 juin 2012

Re... suite....

DIMANCHE 17 :
et bien, mes aïeux, l'a pas fait semblant, aujourd'hui, le bel Appolon !
Mais non, je ne parle pas de Lépoux mais du soleil qui a tapé dur dur !!!
Comme on était bien dans l'eau ... de la rivière ou de la piscine !!!

Suite....

SAMEDI 16 :
on va pas se plaindre mais, quand même, c'est pas pour dire, FAIT VRAIMENT TROP CHAUD AUJOURD'HUI !!!
Bon, ça va, sous les huées, je sors me mettre au frais !!!

vendredi 15 juin 2012

SOLEIL, SOLEIL... HELIOS, PHOEBUS ou APOLLON ....

Ses deux rôles principaux sont de mener le char du soleil — auquel cas il est parfois confondu avec Apollon, qui répresente pourtant plus la lumière que le soleil —, et de révéler tout ce qui se passe sur Terre. Dans l’Odyssée, c'est lui qui révèle à Héphaïstos les amours coupables d'Arès et Aphrodite. Selon l'Hymne homérique dédié à Déméter, c'est également lui qui apprend à la déesse qu'Hadès a enlevé sa fille Perséphone. L'hymne le qualifie d'« observateur divin des Dieux et des hommes », tandis qu'Homère le nomme « celui qui voit et entend toutes choses » .
Laissons tomber la pédagogie ! Qu'importe son nom, ses caractéristiques (planète soit disant naine)... IL EST LA, AUJOURD'HUI !!! (jeudi 14) Matin frais, beaucoup de rosée, mais pas un nuage ! La rosée s'évapore en brume légère ; très léger souffle d'air.
Ah, qu'il est agréable de flâner sur le marché de bon matin ; melon ? tomates ? aubergines ? abricots ? cerises ? et tant de belles et bonnes choses !
"Le soleil donne, la même couleur a tout le monde"... mais n'oublions pas la protection solaire. Il est dangereux le roi des Astres.
Ah ! retrouver la piscine ! D'abord, pour la célébration au bar des 40 ans d'existence du camping : récption sympathique et pleine d'émotion.
Puis, dans l'après-midi, pour une trempette prolongée afin de remuscler un peu les corps avachis par l'enfermement !
ET IL EST ENCORE LA AUJOURD'HUI (vendredi 15) : matin et frais et rosée.. petit vent léger... Marché à BARJAC : autre ambiance qu'à Vallon dans ces allées autour de placettes s'étageant à l'ombre d'immenses platanes. On discute, on échange, on se sourit, on "galège"... on goûte le jambon, le saucisson, le fromage, un abricot, des cerises. Et l'on rentre avec l'impression d'avoir fait une bonne promenade distrayante. Les maisons de pierre blanche sont très belles et les commerces en rez-de-chaussée sont tous sous des voûtes de pierre impressionnantes. Le paysage offre beaucoup de champs de blés, des vignes, des garrigues fleuries de genêts, des bois de pins... et au loin la silhouette bleue des Cévennes.
Allez, petit repas à l'ombre, café... lecture dans chaise longue (donc, petit somme en piquant du nez sur "la carte et le territoire" :Houellebecq n'est pas en cause, ni le rosé, ni l'apéro : jamais à midi s'il fait chaud). Bien sûr, il faudrait faire un peu de lessive, écrire une ou deux cartes (mais zut, les gens ne répondent jamais)... Si un nuage passe, cachant le soleil, promis, je m'y mets (au courrier, pas à la lessive, ça ne sécherait pas).
Hou ! la flemme me gagne... mes doigts ralentissent...
A plus !



jeudi 14 juin 2012

POUR UN OUI OU POUR UN NON !!!!

"bric à brac", "de bric et de broc", venez donc blablater, en passant, à Bâton... rompu !!!

dimanche 10 juin 2012

METEO... suite....

La pluie a-t'elle eu raison du dynamisme de la Taty ? 
De son activité, certes, mais le moral reste bon.
Lever : le ciel est gris, il fait frais, mais un petit croissant chaud attend la Taty ! Je ne vais pas vous raconter ma journée par le menu mais la pluie est arrivée sitôt le repas terminé...
Café bien à l'abri dans la jolie coquille... avec un délicieux gâteau acheté le matin en faisant les courses dans un Vallon pas encore livré aux touristes à cette heure "matinale" (9 heures 30).
Taty plonge... tout d'abord, le nez dans son livre, et pour finir plonge... dans un petit somme réparateur !
Quatorze heure : le concours de boules devrait démarrer... mais la pluie n'a pas cessé ! Nous apprendrons, à  17 heure, que les mordus de la boule (pour ne pas dire maboules) ont joué malgré tout ! Et bien, pendant ce temps, la Taty s'est remise à lire, puis a joué avec le clavier d'Asus, a mordillé son crayon en remplissant ses grilles de mots fléchés, a relu le programme de l'UTA, s'est documentée sur la Ferme du Bourlatier qu'elle pourrait visiter cet été... a repris son livre.
La pluie ayant cessé, elle a fait un petit tour du camping désert sans rencontrer personne. Lépoux a eu plus de chance et a glané quelques potins pour nous faire rire.
L'heure du match Espagne-Italie ayant sonné, Lépoux pousse des cris de dépit ou d'admiration tandis que je pianote mon billet.
Le vent vient de souffler, léger, léger, juste de quoi dévoilé un minuscule coin de ciel bleu et de permettre au soleil de nous faire un petit signe amical !
A mon tour, je vous envoie une petite pensée sympathique à vous qui avez vu votre dimanche chamboulé par la météo, à vous qui aviez besoin d'un peu de luminothérapie naturelle, à vous qui avez dû gérer une troupe d'invités déçus et leur progéniture plus que remuante, à vous qui avez fait le barbecue sous les gouttes, à vous qui avez dû visiter des sites en tenant un parapluie malmené par le vent, à vous... à vous... bref, à tous ceux qui n'aiment pas la pluie... et surtout à tous ceux qui travaillent, qui sont enfermés toute la semaine et qui attendent le week-end avec impatience pour flâner au soleil !  

jeudi 7 juin 2012

METEO... oh la la... que d'eau !

"Quand les blés sont sous la grêle
Fou qui fait le délicat
Fou qui songe à ses querelles
Au coeur du commun combat
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas" (Aragon)

Bon, voilà qu'aujourd'hui, il paraît qu'un fada a pris en otage un employé de la Météo. Serait-il mécontent des prévisions... imprévisibles et imprévoyantes ?
La météo, un sujet de querelles de... clocher qui permet de "noyer le poisson" et faire oublier les autres problèmes ?
Inépuisable sujet de conversation autour d'un verre !
Epuisant casse-tête, chaque matin, devant son vestiaire !
On avait annoncé des nuages sur l'Ardêche ? Oui, mais parfois il pleut sur le village et, à quelques kilomètres à peine, des veinards se font bronzer au bord de la rivière. Les nouveaux arrivants, qui ont traversé toute la France en voiture, nous rendent compte d'un temps très variable. Ils traversent Lyon sous la pluie alors, qu'une heure après, notre fille nous téléphone qu'il fait "gris mais bon"... Il est arrivé que la pluie tombe sur le stade de Gerland (7ème sud) alors que, sur le même arrondissement (7ème nord),  pas une goutte !
Mon brave Pépé se mettait sur son balcon-hunier et flairait le vent. La vue dégagée sur les Monts du Lyonnais lui permettait de dire : "ça se noircit sur Tarare mais le vent n'y ramènera pas par ici" - "Fait lourd, les mouches piquent, les hirondelles volent bas, le ciel prend une couleur bizarre, là-bas, sur Lozanne, ça va craquer fort"... Se trompait jamais ! Parfois tonnait le canon paragrèle et, septique, il se demandait si "on va pas y échapper" ! Et là, pas de grève, pas de revendications, pas de subventions !
Mais de nos jours, c'est pas pareil ! On ne croit plus au ciel ! La nouvelle religion, c'est la télé. La télé l'a dit : beau temps... y'a pas de raison qu'il ne fasse pas beau ! Y avait bel et bien un soleil bien installé sur notre lieu de vacances ! Alors quoi ; z'en avait un de trop qu'ils ne savaient pas où coller ? Et cette grêle pas prévue ? Zut, on la paye la redevance télé... et on les paye aussi les gens de la météo... Mais que fait donc le gouvernement ? C'est-y la faute de la droite ou de la gauche  ? Allez, tous à vos parapluies et à vos K-Ways, vos bottes en plastiques et vos kleenex ! On va défiler dans les villages, non mais des fois ! Et même en ville ! Z'avez-vu l'état des géraniums sur les balcons ?

P.S : Je plaisante : c'est un billet d'humour ! Ne me tapez pas dessus à bras Racourcix ! J'imagine très bien ce que ressentent les jardiniers devant leur jardin dévasté, et les agriculteurs devant les fruits tombés à terre, les viticulteurs, les céréaliers. Sans parler des terribles innondations !

lundi 4 juin 2012

Soixante neuf ans demain...

Ecrire au crayon sur une page d’écolier…
Elle aimerait retrouver la facilité et l’innocence de cette époque où elles se tenaient par la main sous le cerisier de la cour.
Sur une carte postale, elle a tracé ces mots, de sa main rhumatisante, avec son stylo préféré : Joyeux anniversaire. Meilleure santé et bel été. Bonne route tout au long de cette soixante neuvième année. Je t’embrasse.

Tu ne sauras pas vraiment ce que cela signifie.

Cela ne veut pas dire qu’elle te pardonne.
Cela ne veut pas dire qu’elle a pitié mais qu’elle a vraiment mal pour ta réelle souffrance.
Cela ne veut pas dire qu’elle  te  comprend car elle ne conçoit pas ta façon d’agir. Elle te souhaite une bonne route, elle veut dire sans doute un long cheminement intérieur qui t’amènerait à la compréhension des autres, au raisonnable, à un juste équilibre.

Elle t’écrit parce qu’elle n’a jamais su passer de l’amour à la haine, du blanc au tout noir.
Elle t’écrit parce qu’elle a eut sans doute beaucoup de tendresse pour cette sœur de trois ans plus jeune pourtant si chipie,  la harcelant sans cesse.  
Elle t’écrit parce que… parce que… tu avais de l’ascendant sur elle, profitant de sa timidité, de sa gentillesse, du fait qu’elle avait horreur des conflits, parce que ta jalousie avait fini lui faire croire qu’elle était tellement privilégiée… parce que… parce que…

Peut-être parce que votre Maman n’aimait sans doute pas vous voir vous disputer.
Parce que, tout comme elle, votre Maman a été indulgente avec sa sœur aînée pas toujours compréhensive.
Peut-être parce que tu es sa sœur et tellement différente et qu’elle a mal de voir ses deux filles tellement différentes et éloignées être sœurs ennemies.
Peut-être parce que la famille et la fratrie tellement hétéroclite ont eu un parcours bien difficile, bien douloureux et que, maintenant avec vos rides et vos cheveux blancs, et vos histoires qui écrivent leurs derniers chapitres, ces gamineries sont bien dérisoires.

samedi 2 juin 2012