samedi 17 août 2013

LES PLUMES D'ASPHODELE


Bon, je te rassure mon Pierrot Bâton, je suis morte aussi ! Pour de vrai ! Enfin ! Ouf ! Depuis le temps que les évènements essayent de m'assassiner !!!
Là, c'est bon ; j’ai voulu me baigner alors que la rivière était en crue et glacée et me voici dans le monde du silence oppressant, le regard noyé dans la brume, enfin seule dans une chambre à écouter le hibou qui fait frémir ceux qui croient aux signes ésotériques.
En fait, que ceux qui m'aimeraient encore se rassurent ! Il m’a fallu me résoudre à ce subterfuge, seule moyen de me cacher pour me gaver de dessert puisqu’ils ne craignent plus de me tuer... les desserts, pas les sauvages... même pas les œufs à la neige.
Ça intrigue cette langueur qui m’a saisie !
Les miens ont même fait appel à la magie et prié le Divin pour revoir luire mon œil mauvais. J’imagine ceux qui, en secret, préparent un long discours. Eclairez leur lanterne, dites-leur bien que je ne veux point de ces logorrhées flatteuses, de regrets éternels, de sanglots longs sans violon.
Je ne veux pas qu’on gomme mes défauts !
Je suis Taty-l’auteur-des-billets-de-très-mauvaise-humeur !!!!!!