mardi 28 décembre 2010

A la revoyure, à l'an que vint...


C'est ce que je vais vous dire "pace que" je n'aurai plus le temps de tailler la bavette sur mon blog avant l'an que vint. Demain, je vais faire mes provisions avec ma filoche... Faudrait voir à réveillonner dignement !
Que faut repasser la nappe blanche en fil damassée, la celle qui a perdu ses serviettes.
Quelles serviettes que je vais donc mettre avec ?
Les Bleuses ? Avé que des anémones sur la table ?
Ocres, jaunes, rouille, avé que du feuillage ?
Et moi, comment donc que je vais me "goner" ?
Faudra que je me mette un "devantiau" pour ne pas me "sandrouiller" la belle robe en soye...
Bon, jeudi, la belle-soeur elle nous offre les huîtres à déguster chez Rousseau aux Halles. C'est-y pas sympa ?
C'est pas le tout, le vendredi, faut pas que je m'oublie dans les plumes, que faut mettre le caquelon au feu de bonne heure !
Donc, à la revoyure, et à l'an que vint...

lundi 27 décembre 2010

BLEU... ET BLANC... et réussi ! ! !


J'espère qu'il en a été de même pour toutes et tous !
Et en avant, haut les coeurs, pour finir l'année en beauté avant d'attaquer 2011 !

mardi 21 décembre 2010

Aux hommes de bonne volonté... et à tous les autres aussi...


DISCOURS SUR LA PAIX (Jacques Prévert, 1946)

Vers la fin d’un discours extrêmement important
le grand homme d’État trébuchant
sur une belle phrase creuse
tombe dedans
et désemparé la bouche grande ouverte
haletant
montre les dents
et la carie dentaire de ses pacifiques raisonnements
met à vif le nerf de la guerre
la délicate question d’argent.

(Petit cadeau du tableau noir, ce matin... bien que bousculée, j'ai pensé à vous)

samedi 18 décembre 2010

Au revoir !

 
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8 Décembre à LYON... LA MER, la mer toujours recommencée...


"Raconte-moi la mer"
(Paroles: Claude Delecluse. Musique: Jean Ferrat)
Raconte-moi la mer
Dis-moi le goût des algues
Et le bleu et le vert
Qui dansent sur les vagues
La mer c'est l'impossible
C'est le rivage heureux
C'est le matin paisible
Quand on ouvre les yeux
C'est la porte du large
Ouverte à deux battants
C'est la tête en voyage
Vers d'autres continents
C'est voler comme Icare
Au devant du soleil
En fermant sa mémoire
A ce monde cruel
La mer c'est le désir
De ce pays d'amour
Qu'il faudra découvrir
Avant la fin du jour
Raconte-moi la mer
Dis-moi ses aubes pâles
Et le bleu et le vert
Où tombent des étoiles...

Il fallait descendre à l'Hôtel du Grand Large, Place de la République ! Dans un bruit de ressac, les rèves d'océan et d'évasion se noyaient dans l'eau changeante de la fontaine, émeraude ou lapis-lazzuli, et en ressortaient pour s'évanouir dans les embruns habités d'étranges créatures...

mercredi 15 décembre 2010

La foule ? Emportés par la foule...

une foule dense, compacte, "panurgienne", il était difficile, voire impossible, d'apprécier les étals du marché de Noêl. En groupe, en lice, en procession, et même tout seul à l'occasion (comme le chantait Ferrat), il fallait s'armer d'une patience à l'épreuve du froid pour approcher des jardins du Musée, de la Fontaine, de l'accès au métro ou au funiculaire.
Mais pour nous réconcilier avec la foule, lisons donc ce qu'en dit BAUDELAIRE...
 

 
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Une, deux, dix mille... bulles de bonheur....

astres étranges, gouttes de poésie,
larmes d'émotions, perles de rosée nocturnes...
Photo ratée ? photo réussie ?
La lumière jaillit, s'élance du pont, court le long du quai en serpentins vifs et nerveux. Se laissera-t'elle saisir ? Par nos yeux éblouis, certes. Mais sur l'écran de l'APN, elle se diffracte brusquement en milliers de pierres précieuses. Univers inconnu peuplé de planètes fantômes. Elle jette sa nappe lamée dans l'eau tourmentée de la Saône puis s'éteint.

Eteinte ? Mais non, elle est partout, en fards colorés sur les façades, en tableaux pointillistes tout au long de ses quais et à l'assaut de ses collines. Discrète, secrète, la Ville-Lumière le redeviendra après les festivités. Pour l'instant, magicienne, fée et sorcière, elle envoûte ses visiteurs !

Réponse à vos sommentaires : à JMB et Antiblues : moi-même j'ignorais que Lépoux fut aussi doué : nice (charmant) et fort comme dirait Nicéphore, Niepce de son nom ! Mais nous avouons et jurons par Lumière, Daguerre, Kodak et Nikon réunis, que nous ne savons rien de cet effet étrange, involontaire et inattendu ! Pierrot Bâton, c'est peut-être du Signac, ou du "luminisme" ?

mardi 14 décembre 2010

Les glorieuses de Bresse 2010




CLIN D'OEIL POUR CEUX QUI ONT VISITE LES HALLES PAUL BOCUSE DE LYON !!!!

LES GLORIEUSES sont des concours de volailles fines célébrant la Volaille de Bresse. Les premiers concours remontent à 1862 à Bourg en Bresse et 1865 à Louhans. Montrevel en Bresse et Pont de Vaux datent du début des années 1900.

Préparation au concours
Pour ces concours un soin très particulier est apporté aux volailles. Elles sont plumées délicatement et l'intestin est retiré par les voies naturelles.
Vient ensuite le roulage : une toile de coton ou de chanvre enroule la Volaille de Bresse puis une seconde plus épaisse permet de la brider dans une forme oblongue. Le serrage commence par le milieu puis continue progressivement jusqu'aux extrémités. Cette technique permet de chasser l'air et par conséquent d'obtenir une meilleure conservation. Le roulage aide à l'infiltration des graisses dans le muscle et rend la chair persillée, moelleuse et juteuse.
Les volailles sont déroulées juste avant le passage du jury, les éleveurs se rendent alors réellement compte de leur chance pour le concours.
Catégories
Le concours de Louhans est ouvert à différentes catégories dont les principales sont les suivantes :
•Chapons de Bresse présentés roulés avec 4 sujets par lot
•Poulardes de Bresse présentées roulées avec 6 sujets par lot
•Mariages = un chapon de Bresse et une poularde de Bresse présentés roulés
•Poulets de Bresse présentés roulés avec 6 sujets par lot
•Dindes de Bresse présentées roulées ou non avec 6 sujets par lot

Une catégorie Espoirs permet aux jeunes éleveurs de bénéficier d'aides et de conseils de la part d'éleveurs plus expérimentés, notamment dans le roulage.

Critères de classement
Les critères de classement sont complexes. Les volailles passent une à une devant les yeux de personnes expérimentées et aguerries. Le jury est composé de vétérinaires, de chefs cuisiniers, d'anciens éleveurs et volaillers, de poulardiers....
Les volailles sont jugées sur leur plumage, leurs pattes bleues, leur peau fine et blanche nacrée, la graisse répartie uniformément sous la peau, la forme oblongue, l'absence de griffures et de marques sur la peau.... L'harmonie du lot est également importante.
Lors du passage du jury, il n'y a pas de marques distinctives permettant d'identifier le propriétaire.
Le vainqueur dans chaque catégorie remporte le Grand Prix d'Honneur.

(l'an dernier, ou peut-être même en 2008, j'avais fait une très méchante allusion au Concours de Miss France)

et oui, LA NEIGE revient... mais non, ce n'est pas encore L'HIVER !!!


Officiellement, il arrivera le 21 décembre !

Le tableau noir de ma rue a donc raison d'afficher ceci :

Apollinaire
Automne malade

Automne malade et adoré
Tu mourras quand l'ouragan soufflera dans les roseraies
Quand il aura neigé
Dans les vergers

Pauvre automne
Meurs en blancheur et en richesse
De neige et de fruits mûrs
Au fond du ciel
Des éperviers planent
Sur les nixes nicettes aux cheveux verts et naines
Qui n'ont jamais aimé

Aux lisières lointaines
Les cerfs ont bramé

Et que j'aime ô saison que j'aime tes rumeurs
Les fruits tombant sans qu'on les cueille
Le vent et la forêt qui pleurent
Toutes leurs larmes en automne feuille à feuille
Les feuilles
Qu'on foule
Un train
Qui roule
La vie
S'écoule

lundi 13 décembre 2010

C'est aussi LA FETE DE LA LUMIERE, A MONTBELIARD !!!

LE 13 DECEMBRE, JOUR DE LA SAINTE LUCIE !!!
Les enfants musiciens de Récré-à-Sons fêtent aujourd’hui la Sainte- Lucie avec le traditionnel défilé de la Lumière dans les rues de la Cité des princes.
« Dans les rues de Montbéliard, chaqu’année à la mêm’époqu’. Dans les rues de Montbéliard, Plic, Plac, Ploc. Une centaine de gaillards et de gaminett’à breloques. Pour Lucie s’en vont dare-dare, Bric, Brac, Broc ». Ces paroles du premier tableau « Gaillard et gaminettes », une chanson écrite par Jean Fried en octobre 2007 donnent le ton du défilé de la Sainte-Lucie.
Un symbole de l’espoir
« Les cheveux pleins de lumière, ils sont venus pour vous plaire, S’ils vous chant’ce petit air, c’est pour vous dire Que de cent mille manièr’, on peut vivr’sur cette terre Et fair’tomber les barrièr’d’un sourires. »
Suivront la danse des lutins, la ronde des lucioles, Lucie 2009, Métallo 5, etc.
Cette tradition venue des pays nordiques consiste à fêter sainte Lucie, patronne de la Lumière, à une période de l’année où le jour décline tôt… À l’approche de l’hiver (le jour de la Sainte-Lucie est en fait le 13 décembre), le marché de Noël de Montbéliard accueille un défilé d’enfants costumés et coiffés de lumière pour célébrer au fil des rues l’un des symboles de l’espoir et de la vie.
Associée à cet événement depuis 1999, « Récré-à-Sons » apporte son originalité et sa fraîcheur en créant chaque année un environnement sonore adapté, riche de pièces musicales et de chants spécialement élaborés. En partenariat avec l’École de Danse Denis-Defosse de Montbéliard, et sous l’égide du Service Animation de la Ville de Montbéliard, « Récré-à-Sons » compose avec ses enfants musiciens un parcours sinueux et harmonieux qui ne manque pas d’étonner et d’émouvoir… Ce sera chose faite encore aujourd’hui, 12 décembre, devant un public de plus en plus nombreux.

jeudi 9 décembre 2010

CHAT ALORS !!!!!!

 

Un vrai PA...CHAT, ce CHA...HUTEUR !!!
Et oui, quand TATY et LEPOUX ne sont pas là, le CHAT fait le PITRE !!!
CHAT lui faisait envie, à lui aussi, tous ces lumignons sur les fenêtres sur cour ! Pieusement, il a joué les CHAT...NOINES dans son froc noir et blanc !
Il a eu droit à son PICNIC !!!
Demain, il mangera du poisson.
Mais, ce week-end, il reprendra sa vie de CHAT... cripan !!! CHAT PERLIPOPETTE !!!
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mardi 7 décembre 2010

ZUT, JE N'AI PAS ACHETE MES BOUGIES !!!


Il faut que je remonte de la cave le grand carton terni, usé, fatigué (il date de 1965 : il en vu des caves différentes) qui contient mes verres spéciaux destinés aux bougies des illuminations !

Quel temps fera-t'il DEMAIN ? Du vent ? Un vent léger : les flammes danseront joliment. Un vent trop fort : il faudra rallumer une fois, deux fois, renoncer. La pluie ? Si elle se jette trop fort contre les fenêtres, elle éteindra tout ! Mais qu'il pleuve, qu'il vente, qu'il gèle, mes lumignons brûleront fidèlement dans l'embrasure de mes fenêtres.

Là-bas, dans sa Bresse lointaine, la Petite Famille mettra des lumignons à ses fenêtres : hérésie ? Non, souvenir d'enfance... une petite lumière, une petite chaleur qui reste dans l'âme et le coeur. Comme elle demeure d'ailleurs dans le coeur des "vieux" lyonnais malgré le clinquant, le bruyant, l'artificiel des Fêtes de la Lumière !

Ne boudons pas notre plaisir, ne calomnions pas ces fameuses Fêtes qui mettent notre notre ville secrète et discrète dans l'actualité.

Et magnifique, joyeux, merveilleux 8 décembre à tous ceux qui seront à Lyon du 8 au 11 !

lundi 6 décembre 2010

CHERBOURG ? NON, LYON !!!!

Elle est belle et bien de LYON, la célèbre marque de parapluies et sa publicité connue !
Aujourd'hui, il pleut, il pleut, il pleut sur la Ville... comme il a plu hier après-midi, et cette nuit. Et, non content de nous arroser, le ciel nous envoie des bourrasques de vent pour retourner les parapluies, faire s'envoler les chapeaux et mieux vous hydrater de la tête (décoiffée) aux pieds... humides !

Les pieds humides... les vieux gones yonnais se souviennent de ces minuscules petits bars, avec juste la place d'un comptoir devant lequel on échangeait... les brèves de comptoir : "fait pas bon mettre un chien dehors" - "y nous détrancane le temps avec toutes ces ferrailles qu'y z'envoient en l'air" - "y'en a pas un pour rattraper l'autre"... "les patrons, faudrait les pendre" - "et c'est toi qui commandera la boîte ; on est mal barré"... etc... etc...

Bonne journée à tous, sous vos parapluies colorés, en bottes de caoutchouc à fleurs !
Pas de morosité : ce ne sont pas trois gouttes de pluie qui vont arrêter les... "pélerins" en route pour une belle et bonne semaine bien remplie !!!

vendredi 3 décembre 2010

CE MATIN,


Rien de nouveau sur le tableau ! Les trottoirs mal déneigés, les amas de neige tassée, sale, gelée, les flocons tombant en fine pluie blanche et glacée ont sans doute découragé notre poétesse.

Alors, pour vous, sur mon ardoise d'écolière, à l'aide du crayon d'ardoise qui grince, je note ceci :

"Comme le temps peut devenir tranquille... Et comme tant de choses peuvent aller et venir en silence. Le souvenir par exemple... Même le plus lointain"

Phrase de Odön Von Horvâth, dans un fils de notre temps et choisie par Michèle Lesbre
en avant-titre de son livre "La petite trotteuse" dans lequel je retourne me plonger (en attendant les visiteurs qui vont et viennent en silence).

mercredi 1 décembre 2010

DECEMBRE EST LA !!!!

Les platanes, surpris, n'ont pas eu le temps de se débarrasser de leur tenue d'automne que, déjà, elle est là... LA NEIGE !!!


Le moindre petit arbuste devient oeuvre d'art... éphémère...et la devanture du fleuriste, forêt du Morvan !
Taty restera au chaud : voici à quoi ressemble sa rue !

ELLE EST LA !


Mais où sont les neiges d'antan ? Elles sont là. Par je ne sais quel miracle, je retrouve ma puérile et douce gentillesse et mon âme d'enfant. Heureusement car, égoïstement, je veux ignorer les méfaits de ce linceul blanc qui ensevelit les lignes électriques, les rails du TGV, les voies de l'autoroute, et, à Lyon, les rails du tramway, les circuits de bus et même... les rames du métro ! Oui, ce matin j'ai entendu dire qu'il n'y aurait que peu de métros !!!! Certes, l'altitude de nos deux collines rend leur accès périlleux mais nous ne sommes tout de même pas en Lozère, ni au Mont Aigual. J'ai une pensée pour tous les gens qui grelottent, dans le noir, regrettant amèrement d'avoir voué un culte immodéré à la Fée Electricité. J'avoue que je n'aime pas savoir ma Petite Famille en butte au verglas sur les routes de l'Ain.
Une pensée particulière les sans-abris, les mal lotis, les personnes très âgées et solitaires...
Seulement, voilà, aujourd'hui, j'ai 10 ans, comme notre Alain (Souchon, pas l'Autre, le Nôtre) et, surprise par le silence ouaté, j'ai soulevé le rideau pour admirer le sapin dont les branches croulent sous le poids du blanc fardeau... et les arbres redessinés à grands coups de gouache blanche, les fins grillages transformés en dentelles, les vélovs grelottant serrés les uns contre les autres, les voitures houssées de blanc. Le "coq" de bronze garde fière allure, campant sur sa placette immaculée. Mais je déplore que les trottoirs soient de perfides pièges pour les semelles glissantes et les abattis rhumatisants !

Oui, je sais, je ne vais pas m'habiller en vitesse pour descendre faire des boules de neige dans la cour ! Je ne remonterai pas à la maison pour m'ébrouer avec l'onglée aux mains et aux pieds ! Mais j'entends Maman et Mémé dirent, la veille des chutes de neige : "Il fait un temps à neige. Les gones sont énervés comme des puces. Et j'ai les pieds à la glace, j'arrive pas à me réchauffer, je suis gelée jusqu'aux os"... Pas de crainte à avoir : la provision de traverses SNCF, de sarments odorants, d'anthracite et de boulets est faite, les "cornets" du poêle LEAU et du fourneau bien ramonés et passés au Zébralu... le duvet et la plume des édredons renouvelés, et retricotés les pieds des chaussettes en laine brute. Pas de problème pour se rendre à l'école, de l'autre côté de la rue. Mais, aura-t'on l'autorisation de sortir à la récré ? Sans doute que non ; la directrice a ouvert la porte du couloir côté rue afin de nous accueillir directement dans les classes chauffées par le gros poêle de fonte.

Bon, reprenons pied dans la vraie vie d'aujourd'hui : "la neige tombe en avalanche, après la plaine blanche, une autre plaine blanche"....