samedi 22 février 2014

QUI S'EN SOUVIENT ,,,,


Aujourd'hui, l'AFP nous annonce le décès d'Antoinette Fouque, une figure historique du féminisme. Militante historique du féminisme français, co-fondatrice du Mouvement de libération des Femmes, elle est décédée dans la nuit de mercredi à jeudi à Paris, à l'âge de 77 ans.
Je ne veux pas relancer de débat, ni sur 68, ni sur le féminisme, mais ma mémoire s'est réveillée en entendant son nom et, fouillant dans mes nombreux documents*,  j'ai retrouvé 4 pages du Journal Marie-Claire parlant, entre autres**, d'Antoinette FOUQUE 
 
*(seront-ils rangés et utilisés un jour, je doute d'y arriver !)
** Gisèle Halimi, Gabrielle Russier, Simone de Beauvoir en 1973 à Vincennes, Anne Zelinsky et son mouvement Féminin Masculin Avenir.... Cohn-Bendit, Krivine... Gerbe à la femme du Soldat Inconnu avec Christiane Rochefort... etc....




vendredi 21 février 2014

Mots... Mutisme...


Muet.
Le lien des mots commence à se défaire aussi.
Il sort des mots.
Frontière.
Pour peu de temps nous le voyons encore.
Il n'entend presque plus.
Hélerons-nous cet étranger s'il a oublié notre langue ?
S'il ne s'arrête plus pour écouter ?
Il a affaire ailleurs.
Il n'a plus affaire à rien.
Même tourné vers nous, c'est comme si on ne voyait plus que son dos.
Dos qui se voûte pour passer sous quoi ?
Philippe Jaccottet
 
Information "lettre des bibliothèques"
SEMAINE DU CERVEAU - Pourquoi ne parlons-nous pas tous la même langue ? les causes de la diversité linguistique.
Conférence, débat  
 
Semaine du cerveau
La construction de la tour de Babel
Conférence du Dr Christophe Coupe - Laboratoire Dynamique du Langage - Lyon
On dénombre aujourd'hui environ six mille langues parlées sur la Terre. Celles-ci présentent une très grande richesse, tant dans les sons qu'elles emploient que dans les mots qu'elles façonnent et les phrases qu'elles construisent. Si les linguistes actuels s'efforcent de décrire au mieux cette diversité et d'en percer les secrets, les penseurs de l'Antiquité se posaient déjà la question : pourquoi y a-t-il plusieurs langues, plutôt qu'une seule ?
En partant des origines de notre système de communication, nous essaieront d'apporter quelques éléments de réponse à cette question. Nous verrons ainsi que les différences et les ressemblances entre les langues du monde sont le fruit d'une multitude de causes, qui empruntent aux gènes et à l'environnement, aux différences culturelles ou encore à l'organisation des relations sociales. Nous dépeindrons ainsi des langues vivantes, tantôt promptes tantôt plus rétives au changement, et dans tous les cas à l'écoute de l'homme qui les parle et de son environnement.

Ah, la fameuse légende de la Tour de Babel !
De quoi méditer pour le week-end, pardon, la fin de semaine. 
 "samedi-dimanche", vous faites quoi ?

mardi 18 février 2014

... ma ville....

Avec mon amie Françoise, nous aimons arpenter les rues de notre ville pour la redécouvrir et en savourer les charmes, encore et encore.
Hier, départ à pied de notre quartier Garibaldi pour gagner la colline de Fourvière : but : St-Just par le Gourguillon, sous un ciel bleu radieux et un soleil quasiment printanier. Là-haut, j'ai fait découvrir à Françoise les ruines des thermes gallo-romains mis à jour lors de la construction d'un immeuble ; travaux interrompus un très long temps.

Puis je l'ai conduite au Jardin des Curiosités d'où l'on découvre un point de vue différent de celui de l'Esplanade de Fourvière, moins étendu sur la ville mais offrant une belle perspective sur la Saône et sur le Confluent. Tout en permettant de voir, au loin, lorsque les conditions le permettent... la chaîne des Alpes !

Ensuite, une courageuse petite grimpette, une porte ouvrant sur une montée d'escalier couverte, et c'est le Jardin de la Visitation avec son église et le bâtiment attenant avec, en face, le cloître où les Hospices Civils de Lyon stockaient leurs archives. Un havre de paix, une belle étendue de verdure, de grands arbres, des chants d'oiseaux, des bancs.
Tiens, il y a des travaux de rénovation !
En ressortant du Jardin, un panneau nous apprend que ce patrimoine, classé, acheté aux Visitandines par lesdits Hospices, va être transformé en Hôtel de Luxe 4 étoiles ! L'espace sera t'il entièrement investi ? Aura t'on encore la possibilité de venir se ressourcer dans ce lieu au silence quasi religieux ? Il faudra sans doute ouvrir un accès aux automobiles ?

Par quelles astuces, quels jeux politiques, quels enjeux financiers, ces lieux classés, tels l'Hôpital Debrousse, l'Hôpital de l'Antiquaille, l'Hôtel Dieu, se retrouvent ils livrés aux promoteurs immobiliers ?
Et oui, notre Ville continue sa lente transformation tournée vers le modernisme tandis que certains lieux se dégradent, tombent dans l'oubli.
Curieuses, nous suivons cette évolution tout en sachant très bien que nous ne verrons sans doute pas  l'aboutissement de certains projets. Tristes ? Non, pas du tout. Nous les suivons avec curiosité et impatience.
La prochaine fois, nous irons voir le Pont Raymond Barre et nous rendre compte de l'état d'avancement de notre très onéreux Musée des Confluences !


samedi 15 février 2014

SPECIAL POUR MADORA...P'tit tour dans...( jadis, naguère, autrefois ?)


Hier, je suis retournée rue Racine, chez C. M.....  ! Pas trop de changement sur le Cours Lafayette jusqu'au Totem... Depuis le temps, je me suis habituée à la disparition de la CAFAL. Mais plus rien de ta location du Cours Tolstoï (Ta coccinelle, la livraison du frigo, Agathe, la voiture cabossée). Un bâtiment se construit à la place de la station-service.
Un autre jour, nous sommes "montés" à Limonest en passant par le Tunnel de la Croix-Rousse. On s'est un peu perdu et on a tournicoté dans la Grande Rue de Vaise et au Pont Mouton. Je n'étais pas retournée à Valmy depuis la construction de la station de métro ! Houahou !  A gauche, c'est la rue qui mène au Tunnel, puis tu reconnais le bâtiment conservé à l'entrée de la Rue St Pierre-de-Vaise (pile dans l'axe de la Pyramide) et ensuite une petite partie conservée de la maison de droite démolie pour faire place à un petit jardin, la médiathèque, de la Mairie, de la station de métro !
Et voici l'entrée de la Rue Marietton et la rue de Bourgogne avec un bâtiment... bizarre, étrange, que je n'aime pas. La pharmacie a toujours existée dans mes souvenirs....
Rue de Bourgogne, nous sommes passés devant le TNG, jadis "Groupe pour l'éducation Sociale", avec déjà une Salle des Fêtes au rez-de-chaussée... et les bains-douches que je me souviens d'avoir fréquentés. Plus haut, sur cette même rue, il y a toujours Bénier, confiseur. C'est là que Maman nous envoyait pour se pourvoir en pralines (dont elle raffolait) et biscuits ronds, carrés, rectangulaires avec des phrases. Je me souviens aussi de grands sacs de biscottes en papier marron. Quelle expédition, quand on y pense ! Pas étonnant que nous aimions toujours la marche ! Pas question de prendre le trolley pour descendre de Gorge-de-Loup au Pont Mouton (par la rue du Tunnel en passant devant la Rhodiaceta).
 Le cinéma "Vox" a disparu de la rue Marietton.
Pas de nostalgie mais de bons souvenirs qui reviennent en mémoire !
On l'aimait bien notre quartier "village" !

dimanche 9 février 2014

Ma ville change de visage...


Sauvée, la magnifique villa "Marguerite" de la famille Lumière-Winckler, devenue un restaurant Paul Bocuse ! (Grande rue de Monplaisir)

 
Mais qu'adviendra-t'il de celles-ci :
 
Les trois premières sont situées sur l'Avenue Félix Faure et, en face d'elles, un immense site jadis industriel est devenu un énorme ilot d'immeubles neufs).
La quatrième est située sur le Cours Gambetta.
Sans doute convoitées par les promoteurs... finiront-elles un jour dévorées par les dents des pelleteuses, réduites à un tas de gravats, comme celle-ci (rue de l'Abondance) dont la mort prochaine est annoncée :
 

La rue de l'Abondance était occupée par de nombreux petits ateliers industriels, comme celui-ci, entre autres, aujourd'hui disparu  :
 
Mon quartier change de visage, et c'est bien ainsi !
Mais ces belles villas cossues me font rêver et je les regretterai !


 

Consigne facultative : mettre un flash-back dans votre récit.

apaiser – front – tranchée – décision – dilemme – torture - douleur - âme - divin - damnation - effroi - dresser - combattre - chagrin

Qui pourrait m’aider à combattre mon chagrin ? Je sens, non sans effroi,  mon âme menacée par la damnation. Jusqu’à présent, je baignais dans le divin, le front penché au-dessus des chevelures blondes, brunes, grises, sages ou folles, couvertes d’un chapeau ou pas, et même les absences de chevelure. Je savourais les chants apaisants, reconnaissants ou implorants. Je savais tout de la torture de telle âme tourmentée, du dilemme partageant le cœur de la pauvre mère. Compatissante, apaisante par mon aspect solide, j'inspirais confiance. Bientôt, une décision imbécile allait faire se dresser les gens les uns contre les autres, et à mon sujet, moi, inoffensive et sage, désormais considérée comme inutile. C’est net, c’est une sentence sans appel, nette et tranchée. Et qui prendra en compte ma douleur impossible à apaiser ?
Ah, me revoici, grandissant en Ardèche, dans les odeurs de feux de bois, de terre humide, de roches sèches. Déjà sage, obéissante, au milieu des miens, je ne me lassait pas d’admirer la nature, subissant les assauts de la mauvaise saison, jouissant du bonheur des belles heures d’un printemps prometteur, d’un été épanouissant, d’un splendide automne.
Trop splendide, sans doute puisqu’un jour, moi, magnifique pousse de châtaignier, je suis devenu tronc robuste destiné à être débité. J’ai rempli avec satisfaction mon magnifique rôle de poutre maîtresse d’un jubé au cœur d’une chapelle de monastère, m'enivrant d'odeur d'encens. Puis le monastère a accueilli des personnes âgées, malades et nécessiteuses avant de devenir caserne de pompiers. Les pompiers n'ont pas le temps de prier, ils agissent, et c’est là une magnifique action de grâce, un acte de foi, de charité, d’amour.
  

mercredi 5 février 2014

Mais que font-ils de leurs journées ????

C'est ce que tout le monde se demande lorsque l'on dit  : "je n'aurai pas le temps", "je ne peux pas y aller"... etc.
Ce matin, le réveil sonne à 7 heures : petit-déjeuner d'abord ! Puis douche... s'habiller pratique, pas de maquillage. Huit heures, dans le cabinet du dermato... Examen de tous les grains de beauté (très moches), perplexité devant une tache rouge, croûteuse, sur la racine du nez... hésitation... puis brûlage à l'azote liquide. A surveiller si récidive !
Huit heures 45, retour à la maison. Petit café. En route pour le train-train habituel.
Faire le lit, aérer la chambre, pendre les vêtements inutilisés. Remettre en état la salle-de-bains après mon passage rapide de ce matin suivi de celui de Lépoux : vider la poubelle, secouer les tapis.
On passe au "petit salon", coin télé, lecture... remettre le jeté de canapé tout propre, enlever les tasses de la veille, ramasser les miettes, aérer.
Grand salon: impec, désordre calculé sur mon bureau, juste arroser le cyclamen, aérer.
Hall : remettre le tapis de la table centrale et réinstaller le décor, retirer ma doudoune qui est restée sur le dos d'une chaise.
Cuisine : bols du petit-déj' sur la table, miettes à terre... aérer.
J'ai promis une crème renversée à Lépoux et j'ai prévu le lait complet et les œufs archi-frais. Au boulot ! Mince, et la recette, elle est où ? Il y a elle lurette que je m'en suis servie pour la dernière fois ! Le corps médical ne recommande pas le lait complet, le sucre et les œufs, et le caramel ! Pour une fois, faisons fi de leurs conseils !
Donc, voilà, la crème est au bain-marie, la petite vaisselle des ustensiles est faite. Je fais le tour pour fermer toutes les fenêtres. Entre temps, on devise de ceci, de cela ; on jette un œil au courrier, à l'ordi. Lépoux se met devant "Motus" et je retourne à ma cuisine pour le repas.
Débarrasser le couvert, remplir le lave-vaisselle, ramasser  les miettes. Ouf ! Enfin, bien calée dans le canapé devant un petit "George" en regardant la télé. Tiens, Interlude ! J'ai mal dormi cette nuit, je me suis levée tôt, donc, pas d'infos pour moi mais un bon petit roupillon !
Réveil maussade : vent violent, pluie, gris, gris. Remplissons quelques cases de mots fléchés puis entamons une discussion avec Lépoux. Un peu de lecture.
Il reste devant la télé où il s'endort tandis que je vais devant l'ordi. Tournée des "popotes", Facedechèvre, consultation de quelques documents, un peu d'écriture perso. Coup de fil d'une belle-sœur.
Un peu de couture.
Un thé... non, non, pas de biscuit... assez de calories comme cela !
Lépoux part, à contre cœur,  à une réunion de copropriétaires pour représenter sa sœur. En rentrant, il aura des anecdotes croustillantes à raconter bien que, dans l'ensemble, ce soit plutôt d'un ennui mortel et terriblement ennuyant.
Nous aurons le coup de fil de Laînée : de quelle humeur sera-t-elle ?
Et peut-être celui de Cadette : mais je viens d'apprendre par Facedechèvre qu'elle est malade, fiévreuse : sans doute sera-t-elle couchée tôt !
Banale à souhait, hein, une telle journée ! Et bilan peu fourni !
Demain matin, il y aura gym : départ à 8 h 30, retour à 10 h 30. Donc, se sera le même tour de l'appartement mais en plus rapide. S'il fait beau, il y aura sortie, donc rencontres...

P.S : le 17, concert - les 20, 26 et 29 janvier, on recevait des amis, le 23 c'était le repas avec les copines de la gym (ci-dessous), le 24, j'ai vu Philoména. Que demande le peuple !

lundi 3 février 2014

Allo, Danielle, tu as vu ce temps ???

C'est Françoise qui m'interpelle au téléphone. En effet, ciel bleu, 12° au soleil, pas un souffle d'air. "On y va ? Rendez-vous à 14 heures devant chez moi".
Et nous voilà parties pour gagner les quais du Rhône.
Je ne dirais jamais assez combien j'aime ce fleuve majestueux, imposant, ample, avec ses quais maintenant aménagés en promenade agréable.
Nous marchons, nous dirigeant vers l'amont... bavardant, admirant tantôt un bâtiment, les immeubles genre haussmannien, tantôt un pont, les péniches-habitations...
Nous voici à la hauteur du Tunnel de la Croix-Rousse. Nous traversons donc le Pont pour prendre le tube "mode de déplacement" doux, 1km700 réservé aux bus électriques, vélos et piétons... sous la colline de la Croix-Rousse... et se retrouver côté Saône.
Surprise... des sons musicaux, une lumière bleue, des dessins d'enfants en frise lumineuse, des projections sur les parois : des fleurs animées, des papillons, une araignée tissant sa toile une coccinelle, des sauterelles, une forêt animée...
Pour le moment, le tube n'est pas ouvert aux bus électriques. Nous croisons donc des piétons mais surtout beaucoup de cyclistes. Sur certaines parties, non animées, on peut reprocher le manque de lumière.
Enfin, nous débouchons côté Saône. Après quelques "tâtonnements", nous gagnons les quais maintenant en partie aménagés en promenade.
"Tiens, de l'autre côté de la Saône, ce clocher, c'est l'église St-Pierre-de-Vaise où j'ai épousé Lépoux en... " - "J'habitais Gorge-de-Loup et il me fallait une heure pour regagner les Brotteaux avec le trolleybus n° 3. Mais je regardais les péniches remontant ou descendant la Saône". "Moi, dit Françoise, j'aime ces façades d'en face, toutes petites, serrées, colorées".
Tout en marchant, nous nous racontons des anecdotes, des souvenirs. Ah, comme elle change notre Ville, comme elle embellit. Promesse de belles promenades bucoliques le long de cette Saône campagnarde. L'Ecole Vétérinaire, installée dans un ancien couvent, est devenue Conservatoire de Musique. 
 En face, un autre couvent, immense bâtiment, devenu caserne et grenier de subsistances militaires  est converti en : Ecole des Beaux-Arts, Laboratoire International de Création Artistique : Spectacle vivant, Danse, Cirque, théâtre, Chantier, Performance, rencontre d'artiste, pratique ... et laboratoire pour spectacles de danse, théâtre, etc...
Courageusement, nous poursuivons notre route, toujours sous ciel bleu et soleil,  au bord de l'eau lorsque les aménagements des quais le permettent. Arrivées à l'Hôtel de Ville, nous prenons le métro, nos vaillantes petites jambes présentant des signes de faiblesse ! Il est 17heures !
Ah ! quel bonheur : poumons et esprits... aérés !
Demain, il pourra pleuvoir ! Il sera temps de faire face aux problèmes qui, hélas, ne cessent de s'ajouter.