Entre des murs de belles pierres, une table vous attend, sous la tonnelle où les vrilles de la vigne s'entremêlent avec le feuillage des kiwis pour vous tenir à l'ombre. Des fleurs, des chants d'oiseaux agrémenteront la dégustation d'une bonne cuisine offrant des saveurs "vraies".
Au fond de la cour, un bassin où nagent des poissons rouges, et dissimulée par un arbuste, une très vieille porte délabrée... squelette de planches grises.
Si, à la fin du repas, de vilaines envies de grivèleries vous saisissent, alors tirez cette porte puis refermez là derrière vous.
Vous voici dans le charayron des ... endettés ! Cela ne s'invente pas ; le nom de ce petit chemin pavé de pierres est bien "le charayron des endettés". Il permettait jadis de regagner directement le village sans passer devant les commerces, et surtout les nombreux café, où les malheureux endettés se seraient vu réclamer le montant d'une ardoise qui s'étirait inexorablement !!!!
La pierre , le bois , la végétation , parfaitement harmonieux
RépondreSupprimerj'aime ce billet et la paix qui coule dans tes mots
Bises estivales Tatydany
Journée harmonieuse. La maison de l'oncle et de la tante de Lépoux poursuit sa belle petite vie sage grâce à la cousine et son mari qui viennent la réveiller à chaque vacances. Notre plaisir de s'y retrouver est un vrai bonheur. Nous voici, sages, raisonnables, à savourer la grâce qui nous est faite de vieillir sans regret ni remords, ni rancune... au moins le temps de cette journée. Juste oublier le crabe qui ronge, les ennuis de santé qui gâche les promenades et les nuits, les problèmes des enfants et petits-enfants - se dire qu'ils vivent leur vie - et qu'ils continueront bien sans nous...
RépondreSupprimertrès belle photo, cet endroit ombragé semble bien accueillant avec sa tonnelle ombragée... quant au commentaire j'avoue qu'il me bouscule un peu. Je vous embrasse et vous souhaite encore d'aussi paisibles journées....
RépondreSupprimerPas de quoi être bousculée, Soeurpetite, après maintes et maintes crises dans la vie, il faut bien que la sérénité s'installe en lieu et place de la résignation. Sagesse ou renoncement ? Qu'importe ! En tout cas, du premier jour où j'ai rencontré la Tante et l'Oncle de Gérard à Chalancon, dans la maison d'école, j'ai aimé les personnages et le village. L'oncle, instituteur, secrétaire de mairie du village et de celui d'à côté, musicien jouant du violon et du piano et tenant l'harmonium au temple le dimanche, et la tante aux yeux bleus, sa longue natte enroulée autour de la tête, souriante, préparant toujours des petits cadeaux surprises pour les visites ou les Noël ! On est bien dans cette maison ou presque rien n'a changé. Une vie simple, vraie, utile, qui a laissé des souvenirs impérissables dans la tête de plusieurs générations d'élèves.
RépondreSupprimerVoilà, un poème, AUTOMNE, de René-Guy Cadou qui m'évoque ce que je viens de dire :
RépondreSupprimerOdeur des pluies de mon enfance
Derniers soleils de la saison !
A sept ans comme il faisait bon,
Après d'ennuyeuses vacances,
Se retrouver dans sa maison !
La vieille classe de mon père,
Pleine de guêpes écrasées,
Sentait l'encre, le bois, la craie
Et ces merveilleuses poussières
Amassées par tout un été.
O temps charmant des brumes douces,
Des gibiers, des longs vols d'oiseaux,
Le vent souffle sous le préau,
Mais je tiens entre paume et pouce
Une rouge pomme à couteau.