Sept ans de blogosphère... l'âge de déraison. Les neurones s'égayent dans la nature et mes écrits sont tristes. Les mots, entassés comme bûches dans la cheminée, se consument mais ne crépitent plus. Les idées, tisons à peines tièdes, ne réchauffent plus l'atmosphère. Trop de courants d'air glacials ont rabaissé la hauteur des flammes. Trop de bois vert, de mauvais combustibles...
"Les évènements graves, heureux ou malheureux ne changent pas l'âme d'un homme mais il la précisent, comme un coup de vent en balayant les feuilles mortes révèle la forme d'un arbre".
Je suis cet arbre misérable, tout nu, à la silhouette déséquilibrée, aux branches mortes, frissonnant au bord d'un étang qui ne reflète plus rien de ce que je fus. A chaque automne un peu plus dépouillé, malingre, vulnérable. Le tout, sur fond de ciel plombé, de brumes malsaines, de bises mordantes.
Allons, allons... aujourd'hui, le ciel est d'un bleu délavé mais éclairé d'un soleil pâle. Certains arbres se colorent de rouille, de sang, d'or, d'ocre... La ville est peu animée car ce sont les vacances et le rythme des entrées et sorties d'école, de magasins, d'usines et de bureaux est cassé.
Je n'irai pas me promener aujourd'hui car mon amie est hospitalisée. Sa carotide, en mauvais état, lui joue des tours et lui fait prendre des malaises subits inquiétants qui ont nécessité une hospitalisation. Etant trop enrhumée, je n'irai pas la voir à l'hôpital.
La semaine dernière, nous avons fait repeindre et retapisser la chambre et rafraîchir la salle-de-bains. Le dimanche, nous avions débarrassé meubles et bibelots. Cadre chamboulé : chevets, table basse, chaises, tringles, en surplus dans le salon... divan-lit déplié dans une autre pièce... à replier chaque matin... accès à la salle-de-bains le matin tôt seulement... pas d'accès au grand placard mural (prévoir vêtements). Comme c'est perturbant ! Trop ancrés dans la routine ? Sclérosés ? Deux pauvres petits inséparables malmenés dans leur cage d'habitude si douillette ? Avec, de plus, Lépoux très affecté par un gros rhume et une vilaine toux.
Et toujours le même fond de soucis, de problèmes (qui n'en sont plus, qui sont en fait un état inconfortable latent avec des résurgences plus ou moins attendues).
Ce matin, j'ai trouvé le courage d'essuyer la poussière dans tout l'appartement. C'est significatif : l'ennui, la routine, la tristesse balayés d'un coup de main. Raccrocher des rideaux. Changer deux ou trois bibelots de place, Me décider à essayer la petite jupe droite qui dessine les formes. Ouf ! elle me sied à ravir !
Médecin à 18 h 30 pour en finir avec le rhume et sa fatigue, et surtout pour éviter que se reproduise la crise d'étouffement qui nous a flanqué une sacré frousse ce matin ! Jeudi, je veux pouvoir recevoir ma Princesse Cadette, Petit Prince et Petite Princesse pour le repas... pouvoir garder Petite Princesse et faire des choses avec elle ! Non mais !
Demain, mercredi, il faut que je prévois ma liste de menus, que je fasse les courses, que je... que je..
Ma vieille ramure s'agite, je secoue mes brindilles sèches !
"Le vent se lève, il faut tenter de vivre"... (pardon, j'ai oublié l'auteur... Valéry, peut-êre ?)
Beaucoup de gens enrhumés en ce moment, moi-même j'en émerge à peine et me tape maintenant un sérieux lumbago...
RépondreSupprimerTon billet est un peu triste, c'est l'automne qui ne manque jamais de fatiguer certaines personnes, il faut s'habituer, prendre un autre rythme.
En même temps tu fais refaire chambre et salle de bains, après les désagréments du chamboulement dans l'appartement, tu seras contente de ces belles pièces refaites à neuf ! Comme on dit "on ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs".
Tu as reçu ta "famille royale", hihi, ça a dû te faire du bien malgré les tâches ménagères.
Courage, soignez-vous bien tous les deux.
Bisous
ça y est, me voici "installée" dans l'automne : certains arbres m'offre des trésors de coloris, je scrute le ciel qui ne se décide pas à se débarrasser de sa brume grise ou blanche. J'ai passé 5 jours délicieux avec ma Princesse. Nous avons visité la Biennale d'Art Contemporain à la Sucrière et une exposition sur Lyon à la Renaissance au Musée des Beaux-Arts : du grain à moudre pour ses cours d'art plastique et d'histoire. Elle a bénéficié d'une journée resto et shopping avec sa Tante... et bien sûr les incontournables "formule goûter". Et les bavardages, les fous-rires, les bisous. Cet après-midi, sa Maman vient la rechercher et passera du temps avec nous, Petit Prince et sa copine (ouille, coup de vieux). Super façon de démarrer la semaine qui, je le sens, je le veux, sera agréable ! Bien des choses amicales à toi et gros bisous. Je file te rendre visite !
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