Notre fidèle passante poêtesse nous a laissé ce message que j'ai pu lire, en revenant du marché, jeans trempé jusqu'aux genoux, dos pareil, caddie d'une main, parapluie de l'autre :
Sonnet d'Alfred de Musset
Se voir le plus possible...
Se voir le plus possible et s'aimer seulement,
Sans ruse et sans détours, sans honte ni mensonge,
Sans qu'un désir nous trompe, ou qu'un remords nous ronge,
Vivre à deux et donner son coeur à tout moment ;
Respecter sa pensée aussi loin qu'on y plonge,
Faire de son amour un jour au lieu d'un songe,
Et dans cette clarté respirer librement -
Ainsi respirait Laure et chantait son amant.
Vous dont chaque pas touche à la grâce suprême,
Cest vous, la tête en fleurs, qu'on croirait sans souci,
C'est vous qui me disiez qu'il faut aimer ainsi.
Et c'est moi, vieil enfant du doute et du blasphème,
Qui vous écoute, et pense, et vous réponds ceci :
Oui, l'on vit autrement, mais c'est ainsi qu'on aime.
Approuvé et appliqué à la lettre ...
RépondreSupprimerSuperbe poésie où la tendresse a une place de choix. Alfred de Musset est parmi mes poètes favoris, merci pour ce morceau paix.
RépondreSupprimerMarilug
Coquine, tu avais mis dans ton coeur le soleil qui n'était pas ailleurs !
RépondreSupprimerLa tendresse, c'est tellement important... à consommer sans modération quand les années ont passé.