vendredi 30 octobre 2009
Chère Dame Jeanne, Chère Marquise de la Plume Trabouleuse,
A la chasse, Moi, que nenni ! A ma grande honte, je dois vous faire un aveu : j'ai horreur des chevaux qui me jettent dans un effroi épouvantable ! De plus, point n'est besoin de vous rappeler qu'une dame de ma condition ne sort point "en cheveux". Du haut de la volière-observatoire joliment coiffée d'arabesques de fer forgé, j'admire les fiers hobereaux et gentilhommes, élégamment montés sur de fringants chevaux, se livrant à la chasse à courre et affolant le cerf, le sanglier, ou le menu gibier, entourés de forces gens, serviteurs, chiens, dans un bruit qui m'incommode. Lorsqu'ils sont hors de ma vue et que je ne distingue plus le sentier qui poudroie, je rentre en mes appartements pour m'installer devant mon petit bureau marqueté. Et là, ma bonne Jeanne, ma douce Plume, je demeure, songeant à vous, loin de mes yeux mais non point hors de portée de mes amitiés. Ce soir, je vous salue et vous baise la joue.
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Je comprends chère Marquise que dans une telle atmosphère vous soyez inspirée.... Mes amitiès à vous très chère... et bon dimanche...
RépondreSupprimerQuel beau langage... je ne m'en lasse pas... à l'époque, l'écriture était aussi choucroutée que leurs perruques !
RépondreSupprimerEt puis j'adore tes billets-réponse, c'est beaucoup plus pratique que les réponses dans les commentaires !
Merci TaTy-MaMy-Marquise exquise