samedi 1 août 2009
VISAGES, de Walt Whitman (1819-1892)
Quand je baguenaude aux trottoirs
ou marche à grandes enjambées sur la petite route
de campagne, ah ! tous ces visages !
Visages d'amitiés, de précision, de prudence,
de suavité, d'idéalité,
Visages de prescience spirituelle,
visage de bienveillance ordinaire toujours présente
Visage du chant musical, visages des avocats naturels,
des juges aux crânes carrés,
Visages des chasseurs, des pêcheurs arcades proéminentes,
visages rasés lisses des citoyens conformes,
Visage pure question extravagance du désir de l'artiste,
Visage laid d'une âme magnifique,
beau visage détesté, méprisé,
Visage sacré des petits enfants, visage illumination
de la mère aux multiples enfants,Visage amour, visage de la vénération,
Visage comme en un rève, visage roc immobile,
Visage châtré, traces rentrées de bien de mal,
Faucon sauvage griffes limées par les ciseaux,
Etalon hongre les pinces le couteau
du hongreur ont fini par l'avoir.
Oui, je flâne aux trottoirs traverse sur le ferry fréquent,
Partout des visages une infinité de visages,
Je ne me plaindrai jamais d'en voir tant,
TOUS ME PLAISENT TELLEMENT !
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Comme toi j'ai regarder les gens . C'est bien écrit , très bien
RépondreSupprimerIl y a des gens qui cachent leurs beaux visages , qui se voilent , quel dommage ..
Belle journée à toi
Oh, un ptitlapin en Ardèche ?
RépondreSupprimerCoquine, je t'ai reconnue sans te connaître...
Jeanne Constance approuve, j'en suis ravie, tu le mérites pour ton écriture riche et intense qui fait vivre tes billets.
Bises de Lyon
Bon, je reviens effacer mon commentaire précédent... enfin si c'est un écrit de Walt Whitman, c'est bien aussi, mais ça n'exclut pas ma façon de penser sur ta belle écriture, chère Marquise de la Roubine
RépondreSupprimerFinalement, si je n'étais pas aussi modeste, je pourrais croire que l'on ne prête qu'aux riches ! Me prendre pour Witman, merci, je ne suis qu'une pauvre écrivaillonne de province !
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