dimanche 23 août 2009

FEUILLETON DE L'ETE ... FIN !!!

Une récompense ! C’est d’une belle punition qu’elle va écoper en rentrant, si toutefois elle retrouve son chemin. Quelle heure est-il ? Ne serait-il pas temps de rentrer ? Mémé doit l’imaginer réduite en bouillie par l’ignoble locomotive. Pomme n’a pas entendu les cloches sonner. Elle n’aperçoit même plus le clocher carré, en pierre jaune que l’on dit surmonté d’une table renversée à cause de ses quatre ridicules colonnettes le terminant. Les larmes lui montent aux yeux et la honte l’envahit en même temps que la peur. Perdue, égarée, effarée ! Refaire le chemin à l’envers, repasser devant le grand cèdre sombre qui s'anime d'ombres inquiètantes... pivoter ? … sur la droite, sur la gauche ?

Elle tourne la tête… et soudain, il est là, à quelques pas d’elle…il s’avance en prenant son temps, gris, sombre, silhouette ramassée, puissant, menaçant, colosse dépositaire de toute la méchanceté de son engeance. Il découvre ses dents. Parfaites. Presque un sourire : sardonique, démoniaque. Malin, il déjoue les esquives de la fillette cherchant à l’éviter par la droite, par la gauche, zigzagant et titubant. Il grogne, provocateur, savourant déjà sa victoire facile. Il avance une patte velue…Un bond, ultime et...

 
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Lui saisissant la main, il l'entraine... elle ne peut résister au dentiste ricanant qui l'a reconnue et lui dit : "Alors, fillette, on croyait m'échapper ! Allez, vite, au cabinet, tu es déjà suffisamment en retard !" !!!

3 commentaires:

  1. J'arrive en retard mais j'ai tout lu d'un coup!
    J'aime bien les ressentis de l'enfance à la campagne du début, on s'y croirait...
    Après on bascule dans l'angoisse (enfantine, mais pas seulement)...
    Ah on n'échappe pas à son destin!!

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  2. Décidément, je suis encore Antiblues, et en retard, et j'ai tout lu d'un coup après avoir fait un seul texte que j'ai imprimé !
    Je t'imagine taper cette montagne de mots sur ton clavier.
    Je ne suis pas critique littéraire, mais je suis impressionnée par ces descriptions, précises, nombreuses, qui nous plongent dans les situations.
    J'aime la rapidité de ces mots en cascade, qui déferlent sous nos yeux et qui nous obligent à lire vite pour aller plus loin, jusqu'à la fin.
    Et j'étais tellement dans l'action que j'ai eu peur. Je n'avais pas imaginé cette fin-là... toute simple mais pas si évidente... jamais une seconde j'ai pensé qu'elle allait tomber dans les pattes du dentiste !
    En as-tu d'autres nouvelles, Marquise de la plume d'Ardèche, dans tes petis cahiers secrets et noirs de mots ?
    Bisous de Lyon enfin dans la fraîcheur ! Il était temps...

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  3. Je ne voulais pas employer le verbe suivre, mais le verbe être et il manque la préposition "après" ou l'adverbe, j'ai un doute sur sa fonction !

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