
Eglantine : rose primitive, nacre timide de l’aube des temps et de nos printemps buissonniers... fragilité désuète, délicatesse surannée ?
Eglantine sauvage, ombrageusement défendue par tes épines indomptées... Farouche, à peine cueillie, tu te meurs dans nos doigts maladroits. Humble rose d’avant nos déluges de savantes manipulations, de prétentions botaniques, de préventions chimiques.
Mes printemps se font nombreux et oublieux mais je m’accroche à ce plaisir enfantin, cet émerveillement naïf de voir perdurer la forme archaïque de ta fleur immuable.
"Enfantin" : le mot est parfaitement juste! Je me souviens que déjà tout petit j'aimais cette fleur! Tu as bien su exprimer mon ressenti :)
RépondreSupprimerQuelle âme poétique: te rapprocher de la nature, cela t'inspire !!
Bises lyonnaises ...
Les pétales en forme de cœur sont belles et douces.
RépondreSupprimer"Elle m'a dit d'aller siffler là-haut sur la colline,
De l'attendre avec un petit bouquet d'églantines ..." C'est sûr que ça évoque les histoires de nos grands-mères, mais quel plaisir de se rapprocher de la nature
C'est vrai que cette fleur évoque le temps passé... Ma grand-mère en avait dans son jardin.... Souvenirs....
RépondreSupprimerje me souviens de ce très vieux rosier que j'avais, il continuait à faire de magnifiques roses, très peu, la plupart de ses branches étaient fines et ses fleurs redevenues "églantines". Les visiteurs voulaient impérativement que je coupe, taille, déracine ce "dégénéré" je ne l'ai jamais fait, j'aimais la fragilité de ce qu'il était redevenu !
RépondreSupprimerJe ne cueille pas ces petites roses sauvages, de peur de les faire mourir plus vite...
RépondreSupprimerDepuis l'enfance, je les admire, délicates et perdues dans les haies, mais belles, tout simplement.
Un beau billet, chère TaTyDaNy, rempli de tendresse et de nostalgie.
Bises de ma tour
Je reviens car j'ai repris avec délice le livre d'Anne sur le langage des fleurs.
RépondreSupprimerEt je découvre que la célèbre Rose de Ronsard aurait été une églantine !
Et cette théorie avancée par l'auteur du livre, Michel Beauvais, me plaît beaucoup : "offrons, offrons des églantines pour dire, non que l'amour est éphémère, mais que la vie l'est, et que le seul remède au vertige du temps qui passe et s'enfuit, c'est l'amour".
Si hier, le Lyon était présent avec le vent, le ciel ce matin est gris...
Bises pour votre dimanche !