mercredi 24 septembre 2014

FALLAIT BIEN....

... songer à rentrer. Les heures bleues et or se sont écoulées sans heurt, avec des retrouvailles et des trouvailles, des sourires, des rires, des rencontres, des baignades, des parties de boules, des barbecues, des jours de marché, des visites à la bibliothèque, de la lecture, des petits verres de rosé.  Jours de vacances ; sans montre, sans contrainte. Des jours qui ont coulé, bienfaisants comme le cours de la rivière. De petits riens, de grands moments. Puis ils se sont mis à raccourcir, à nous offrir des matins plus frais, des soirées moins lumineuses... Les amis sont partis, les uns après les autres. Finies, les conversations, les parties de pétanque.
Le 2 septembre, tout était propre, sec, plié, rangé, les valises bouclées, la caravane prêt à rentrer au hangar.  Nous avons pris notre route favorite ; celle qui remonte le cours de l'Ardèche : pour admirer une fois encore les pentes boisées de sapins, de feuillus ou de châtaigniers, et celles, abruptes, offrant une dégringolade de roches grises au milieu des bruyères, des genêts, d'un maquis sauvage.  Pour arriver à 1000m d'altitude, déjeuner à Lanarce et prendre la route du Puy en passant devant la tristement célèbre Auberge Rouge. Ah, la beauté du site, des paysages bucoliques,  des sucs se dessinant en douceur dans les lointains bleuté...  ! Ce serait trop long à décrire !
Pas de tristesse... fallait bien rentrer ! "Faut bien"... faut bien faire avec, faut bien accepter, faut bien s'y faire, faut bien finir par... faut bien se décider à... Faut bien se retrouver en ville, privés de nature,  de vert, de rivière, de rosée le matin, de couchers de soleil le soir, de champs de blé", de tournesols, de vignes, de labours. Fallait... y avait qu'à : choisir, un jour, de ne pas quitter le village natal, ni ce coin de Côte d'Armor, de Dordogne, cette vue sur le Mont Blanc, ce lac des Pyrénées, ces vieux chalets du Queyras, ce lac de Serre-Ponçon... Fallait... y avait qu'à... laisser nos vieilles mamans se débrouiller sans nous... ou bien, tiens, pourquoi pas investir tout un village pour installer les frères, les sœurs, les enfants, les petits-enfants... Y aurait fallu...
Mais, après tout, elle n'est pas si "tarte" que ça, ma Ville ! Elle a des Musées, des expos, des conférences, une Université Tous Ages, des cinés, des théâtres... un auditorium, un opéra, une maison de la danse, des cours de gym, des piscines. Elle a des Berges aménagées le long de deux fleuves... un Parc immense avec un lac... Il me suffirait de monter là-haut, sur la colline, et depuis le promontoire je m'amuserai à situer les divers et innombrables monuments. Je pourrai même  émerveiller en admirant les Alpes, au loin, si le temps le permet. Je pourrai cumuler les sorties sans venir à bout de tous les quartiers célèbres, des jardins, des chapelles baroques, des statues...
Et puis, c'est rassurant un appart' tout petit, confortable, bien situé, avec du soleil d'un côté le matin, d'un autre côté le soir...
Et puis il y a nos souvenirs, des livres, des photos, la télévision, la radio, un ordinateur, le téléphone...
Et puis, tenez le vous pour dit, j'ai décidé de prendre tout cela du bon côté !
Et puis, finalement, vous êtes là à me lire ? Non ? Alors, faites-moi un petit coucou ! 

vendredi 29 août 2014

FIN D'ETE ???

      Non ! L'automne ne commençant que le 22 septembre, nous avons tout le temps de palabrer sur la météo, l'été pourri, et ce mois de Septembre que l'on nous prédit magnifique, chaud, ensoleillé...
      Oui, mais voilà, déjà la Tatygrognon se plaint que les nuits rallongent, qu'elles sont fraîches, voire humides, que la rosée ou la brume matinale... que ceci, que cela... que les soirées vous jettent leur chape sombre avant que vous ayez le temps de finir votre dessert du soir.
      Ne l'écoutez pas : elle aime ce soleil moins vif, cette lumière moins crue, et les ombres qui s'allongent sur les prairies plus vertes... et les couchers de soleil plus rougeoyants.
      Bonne et courageuse reprise à tous ceux qui doivent rentrer.
      Je reste encore un peu pour profiter de ceci que je partage avec vous :

 
 
 

vendredi 13 juin 2014

Z'AVEZ BIEN RAISON....

DE NE PLUS ME VISITER NI DEPOSER DE COMMENTAIRES !!!!
çA ME FAIT DES VACANCES !!!!
ADIEU !
ON FERME !!!!!
J'AI LE COEUR BRISE MAIS QU'IMPORTE !!!!!!



A LA POUBELLE !!!!!!

mercredi 4 juin 2014

JUSTE ON RESPIRE....

Rien moins que rien Juste on respire
Est-ce un souffle une ombre un plaisir
Je puis marcher je puis m'asseoir
La pierre est fraîche la main tiède

Tant de choses belles qu'on touche
Le pain l'eau la couleur des fruits
Là-bas les anneaux des fumées
....
(Jean Ferrat chante Aragon)

Samedi...
"Bonjour"... Il remplit sa gourde à l'évier... "Pas frais !" - "Ici, le robinet ne fonctionne pas bien, à côté, c'est mieux" - "Merci. Au revoir" - "Au revoir et bonne journée".
Ses chaussures de cyclistes font un bruit spécial sur l'allée goudronnée. Il est bien équipé : combinaison moulante et très coloré, casque, gants. Il va se livrer à son activité habituelle. Le ciel est d'un bleu intense, le soleil est éclatant, le vent se lève. Il part.
A l'ombre fraîche des grands arbres, sa femme l'attendra, vacant à ses occupations, puis lisant, sereine, détendue. Le repas sera prêt à son retour.
Il ne reviendra jamais : un dérapage dans un virage ; malaise, accrochage, pneu qui éclate ? Sa vie brusquement interrompue là, sur la murette de pierres sèches...
Et le cours de la vie des siens brutalement interrompu : une existence déchirée, bousculée, bouleversée, qui ne sera jamais plus la même...

(P.S : aux nombreuses tracasseries s'ajoute le fait qu'il était Hollandais et que sa mort a eu lieu dans un autre pays)

Et nous voilà assagis pour un temps, réfléchissant, méditant... appréciant plus encore un éclat de rire, une parole échangée, un reflet de lumière... un ciel étoilé.
"On ne dira jamais assez aux personnes qu'on aime combien on les aime !!!!!"





mardi 27 mai 2014

RIEN, MOINS QUE RIEN...

"Bonjour la vie ! Bonjour les amis ! Et oui, nous voici ! Nous sommes là... que demander de plus".

Il y a deux ans, à l'automne, notre ami apprenait que son abcès dentaire cachait une atteinte bien plus grave de la mâchoire et de la joue !
La narration de la liste des opérations et des souffrances subies occuperait des pages et des pages. D'abord, extraire les dents et enlever l'os et la partie de la joue atteinte. Rayons, chimio... Prélèvement d'un morceau d'os du tibia et greffe... prélèvement d'un pectoral pour reconstruire la joue... Chaque jour, il faut refaire le pansement qui cache la joue en attente de reconstruction définitive. Pas de soleil sur le torse ni sur la jambe ! Pas de piscine ! Mais qu'importe...

Il y a deux jours, nous avons levé nos verres de champagne à la joie retrouvée, aux minuscules petits plaisirs qui ont révélé une autre saveur, au grand bonheur d'être là ! Ce soir là, le temps nous avait gâté : douceur, belle lumière dorée, ciel parfait, beau soleil couchant qui s'est attardé.

Hier, nous avons fait ensemble une partie de pétanque décontractée et souriante ; un vrai grand moment de détente !

Mais faut-il vraiment passer par ces épreuves harassantes pour retrouver un autre goût à la vie et lui donner son vrai prix ???

Allez, réfléchissez ! Je vous laisse. Nous partons tous les 4 faire une petite promenade en voiture pour visiter quelques jolis petits village !






mercredi 23 avril 2014

LAISSONS BRANGUES SE REPOSER;;;



Vue générale du village.... et quelques toits et pignons.


"BRANGUES... cette syllabe de bronze monnayée trois fois le jour par l'Angélus" a dit Claudel.

BRANGUES, aux couleurs de Stendhal... le rouge et le noir, le rose et le vert, la Chartreuse de Parme...

Exposition du 12 avril au 31 août.

Visites commentées du château : samedi 17 mai, samedi 14 juin, samedi 4 octobre.
 

BRANGUES, C'EST AUSSI PAUL CLAUDEL

Nous apercevons tout d'abord l'imposante ferme puis  nous longeons l'interminable mur d'enceinte cachant l'immense parc. Enfin, nous apercevons, au bout d'une longue allée de platanes, ce fameux château, édifice privé appartenant à la Famille Claudel et que l'on ne peut visiter qu'à certaines dates.
Sa construction débute au XIVème siècle sous l'égide de la famille Rossillon dépossédée ensuite par Louis XI au profit de Imbert de Baternay. Jeanne de Baternay épouse Jean de Poitiers et leur fille unique, Diane, favorite de Henri II possède quelques temps les terres de Brangues et du Bouchage.
1609 : les Gratets font construire 2 ailes,
1830 : appartient au Marquis de Quinsonnas,
1856 : appartient à la Famille de Virieu,
1927 : Paul Claudel l'achète et s'y installe.




 
Nous nous rendons sur la tombe de Paul Claudel qui repose en compagnie de sa femme et de son petit fils. Elle porte cette inscription sibylline :
"Ici repose les restes et la semence de Paul Claudel". Ne nous méprenons pas.
Cette inscription est inspirée de l’épître de Saint Paul aux Corinthiens : « cette semence que l’on met en terre à l’automne, semble mourir pendant l’hiver, mais germe et revit au printemps« .
Il s’agit d’un message d’espoir.
Déjà en 1892 Paul Claudel aborde ce thème :
« Au-dessous de la raison, au-dessous de la conscience, au-dessous du sens,
Au-dessous de l’instinct et de toute partie allumée de nous-mêmes,
Voici que, tout éperdu dans une révolte comme celle de la Conception,
Nous sentons que nous ne pouvons plus défendre ceci en nous,
Qui est comme le noyau germinal, le grain intime, la semence de notre propre nom ! »

         (Paul Claudel – La Jeune Fille Violaine)e e
Autour de la tombe se trouve un petit jardin Japonais offert en 2001 par Takatoshi Takemoto, mécène, pour remercier le poète ambassadeur admiratif de la culture de ce pays. Il fut réalisé par Olivier Brière.
"Creuse ce jardin comme une tasse où tu viendras goûter l'élixir de tout ce paysage aromatique" (Paul Claudel)



 Laissons le reposer en paix... mais n'oublions pas sa Sœur, Camille Claudel, et surtout l'attitude qu'il a eu envers elle, devenue tellement gênante pour sa carrière.



Claudel n'a pas eu que des admirateurs, mais aussi des détracteurs. Après la mort de Claudel, André-Paul Antoine, journaliste à L'Information, à publié cet épitaphe littéraire dans son journal : « Si M. Paul Claudel mérite quelque admiration, ce n'est ni comme poète, ni comme diplomate, ni comme Français, c'est comme maître-nageur »