mercredi 23 avril 2014

BRANGUES, C'EST AUSSI PAUL CLAUDEL

Nous apercevons tout d'abord l'imposante ferme puis  nous longeons l'interminable mur d'enceinte cachant l'immense parc. Enfin, nous apercevons, au bout d'une longue allée de platanes, ce fameux château, édifice privé appartenant à la Famille Claudel et que l'on ne peut visiter qu'à certaines dates.
Sa construction débute au XIVème siècle sous l'égide de la famille Rossillon dépossédée ensuite par Louis XI au profit de Imbert de Baternay. Jeanne de Baternay épouse Jean de Poitiers et leur fille unique, Diane, favorite de Henri II possède quelques temps les terres de Brangues et du Bouchage.
1609 : les Gratets font construire 2 ailes,
1830 : appartient au Marquis de Quinsonnas,
1856 : appartient à la Famille de Virieu,
1927 : Paul Claudel l'achète et s'y installe.




 
Nous nous rendons sur la tombe de Paul Claudel qui repose en compagnie de sa femme et de son petit fils. Elle porte cette inscription sibylline :
"Ici repose les restes et la semence de Paul Claudel". Ne nous méprenons pas.
Cette inscription est inspirée de l’épître de Saint Paul aux Corinthiens : « cette semence que l’on met en terre à l’automne, semble mourir pendant l’hiver, mais germe et revit au printemps« .
Il s’agit d’un message d’espoir.
Déjà en 1892 Paul Claudel aborde ce thème :
« Au-dessous de la raison, au-dessous de la conscience, au-dessous du sens,
Au-dessous de l’instinct et de toute partie allumée de nous-mêmes,
Voici que, tout éperdu dans une révolte comme celle de la Conception,
Nous sentons que nous ne pouvons plus défendre ceci en nous,
Qui est comme le noyau germinal, le grain intime, la semence de notre propre nom ! »

         (Paul Claudel – La Jeune Fille Violaine)e e
Autour de la tombe se trouve un petit jardin Japonais offert en 2001 par Takatoshi Takemoto, mécène, pour remercier le poète ambassadeur admiratif de la culture de ce pays. Il fut réalisé par Olivier Brière.
"Creuse ce jardin comme une tasse où tu viendras goûter l'élixir de tout ce paysage aromatique" (Paul Claudel)



 Laissons le reposer en paix... mais n'oublions pas sa Sœur, Camille Claudel, et surtout l'attitude qu'il a eu envers elle, devenue tellement gênante pour sa carrière.



Claudel n'a pas eu que des admirateurs, mais aussi des détracteurs. Après la mort de Claudel, André-Paul Antoine, journaliste à L'Information, à publié cet épitaphe littéraire dans son journal : « Si M. Paul Claudel mérite quelque admiration, ce n'est ni comme poète, ni comme diplomate, ni comme Français, c'est comme maître-nageur »

1 commentaire:

  1. Paul Claudel ....Pffftttt ...M' a gonflée à l' école ! Et puis c' était pas un monsieur joli-joli !

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