Le 2 septembre, tout était propre, sec, plié, rangé, les valises bouclées, la caravane prêt à rentrer au hangar. Nous avons pris notre route favorite ; celle qui remonte le cours de l'Ardèche : pour admirer une fois encore les pentes boisées de sapins, de feuillus ou de châtaigniers, et celles, abruptes, offrant une dégringolade de roches grises au milieu des bruyères, des genêts, d'un maquis sauvage. Pour arriver à 1000m d'altitude, déjeuner à Lanarce et prendre la route du Puy en passant devant la tristement célèbre Auberge Rouge. Ah, la beauté du site, des paysages bucoliques, des sucs se dessinant en douceur dans les lointains bleuté... ! Ce serait trop long à décrire !
Pas de tristesse... fallait bien rentrer ! "Faut bien"... faut bien faire avec, faut bien accepter, faut bien s'y faire, faut bien finir par... faut bien se décider à... Faut bien se retrouver en ville, privés de nature, de vert, de rivière, de rosée le matin, de couchers de soleil le soir, de champs de blé", de tournesols, de vignes, de labours. Fallait... y avait qu'à : choisir, un jour, de ne pas quitter le village natal, ni ce coin de Côte d'Armor, de Dordogne, cette vue sur le Mont Blanc, ce lac des Pyrénées, ces vieux chalets du Queyras, ce lac de Serre-Ponçon... Fallait... y avait qu'à... laisser nos vieilles mamans se débrouiller sans nous... ou bien, tiens, pourquoi pas investir tout un village pour installer les frères, les sœurs, les enfants, les petits-enfants... Y aurait fallu...
Et puis, c'est rassurant un appart' tout petit, confortable, bien situé, avec du soleil d'un côté le matin, d'un autre côté le soir...
Et puis il y a nos souvenirs, des livres, des photos, la télévision, la radio, un ordinateur, le téléphone...
Et puis, tenez le vous pour dit, j'ai décidé de prendre tout cela du bon côté !
Et puis, finalement, vous êtes là à me lire ? Non ? Alors, faites-moi un petit coucou !
Mais quel beau billet TatyDany ! superbes descriptions, tu as dû passer un été dont rêve tout citadin. Et puis retrouver ta grande ville avec tout ce qu'elle offre de divers et varié !
RépondreSupprimerJe suis contente de te lire, tu me donnes la pêche (je l'avais, mais c'est encore mieux quand on lit de jolies phrases), alors merci !
Belle journée à toi, bises de Tarentaise !
Merci Praline ! Praline : un joli mot à déguster, j'adore cette friandise ! Tarentaise : même chose, ça danse comme tarentelle, c'est vert, c'est le pays des alpages, des paysages dont on ne se lasse pas... Il suffit d'avoir vu les Alpes une fois et on en garde à jamais la nostalgie ! J'ai découvert Combloux à 9 ou 10 ans... ça été un choc... je garde à jamais le souvenir de cette découverte. Marcher, me gaver de paysage de toute sorte, de pierres, de terre, de mer, de forêts, c'est mon plus grand bonheur. Alors, maintenant que mon Lépoux est limité dans ses déplacements, j'ai appris à profiter du moindre coin de ciel bleu, de parc urbain, d'arbres magnifiés par l'automne. Et je me promène grâce à toi car, la Baule, j'ai connu cela à 15 ans, en campant avec mes parents au Pouliguen (pays que j'avais connu vers 10, 11 ans, avant que la colonie de vacances SNCF ne devienne Mairie).
RépondreSupprimerJe suis aussi partagée et déchirée à chaque départ, je voudrais être partout, vivre partout, inventer la téléportation. Mais tu as raison, elle est belle et riche, cette ville...
RépondreSupprimerParfois, je suis saisie par la nostalgie de revoir tous ces coins de France découverts dans l'enfance, l'adolescence, pour des vacances... ou partir sur les traces de l'enfance de mes parents, de mes grands-parents... Aujourd'hui, modestement, j'ai accompagné Lépoux dans une toute petite promenade (ciel bleu, soleil, temps doux) jusqu'au Parc Blandan : une ancienne caserne avec ses fortifications mises en valeur et qui offre une grande place, une grande prairie, des chemins dans la verdure, des espaces de jeux, des bancs... Lorsque Lépoux était en apprentissage "aux Tchécoslovaques" (Lycée technique), le parcours du combattant de la caserne (encore en service) leur servait de terrain de sport. Nos promenades nous servent ainsi de balade dans les souvenirs !
RépondreSupprimerMarrante ta nouvelle bannière
RépondreSupprimerj'ai acheté quelques " petites bêtes " aux enfants quand ils étaient plus jeunes , les graphismes sont jolis mais les histoires , ah la la !
Rentrer , rédécouvrir sa ville , se préparer à l'hiver en douceur et penser un peu au prochain voyage , se dire que c'est ainsi , la vie est faite de choix
tu sais , je connais une famille qui a fait ça , tous les frères et soeurs à la retraite sont revenus au village , ils sont inséparables , des oncles et tantes heureux dans la campagne , un trou , tu n'imagines pas
l'appartement en hiver offre de avantages , c'est vrai
pas besoin d'aller chercher le bois dans la cave , pas de feuilles à ramasser
ah la chute des feuilles , grr
bises TTD
Allez , lâche pas ce blog , accroche toi !