mardi 6 mars 2012
vendredi 24 février 2012
L'art d'être... grand-mère....
Ce matin, Héloïse et moi avons fait le marché et nous sommes revenues par la petite rue pour passer devant l'échope de mon poète-menuisier.
Le poème, ce matin, était à la portée... d'une charmante petite fille....
UNITE, de Victor Hugo
Par-dessus l'horizon aux collines brunies,
Le soleil, cette fleur des splendeurs infinies,
Se penchait sur la terre à l'heure du couchant ;
Une humble marguerite, éclose au bord d'un champ,
Sur un mur gris, croulant parmi l'avoine folle,
Blanche épanouissait sa candide auréole ;
Et la petite fleur, par-dessus le vieux mur,
Regardait fixement, dans l'éternel azur,
Le grand astre épanchant sa lumière immortelle.
«Et, moi, j'ai des rayons aussi !» lui disait-elle.
Le grand Victor nous a habitué à des textes plus rudes, mais ce sont les vacances... scolaires !
Le poème, ce matin, était à la portée... d'une charmante petite fille....
UNITE, de Victor Hugo
Par-dessus l'horizon aux collines brunies,
Le soleil, cette fleur des splendeurs infinies,
Se penchait sur la terre à l'heure du couchant ;
Une humble marguerite, éclose au bord d'un champ,
Sur un mur gris, croulant parmi l'avoine folle,
Blanche épanouissait sa candide auréole ;
Et la petite fleur, par-dessus le vieux mur,
Regardait fixement, dans l'éternel azur,
Le grand astre épanchant sa lumière immortelle.
«Et, moi, j'ai des rayons aussi !» lui disait-elle.
Le grand Victor nous a habitué à des textes plus rudes, mais ce sont les vacances... scolaires !
lundi 20 février 2012
NAISSANCE D'UN BLOG.....
A côté (ça déborde, le bordel), sur un plateau à pieds : à gauche, des agendas de 1980 à 2011, pour pallier les trous de mémoire. Les précédents ont disparu dans la tourmente des déménagements. Le sous-main bordeaux contient les "papiers" en cours, à régulariser, répondre, classer. Je reparlerai de cette photo car il y figure un classeur bleu marine dont le contenu m'est cher. Le classeur turquoise attend les pages mises au net... Le sac à main est celui d'une "madame" raisonnable et ne contient que le strict nécessaire.
Photo 3, dans une case de meuble, une partie de ma documentaton, de mes sources d'inspiration. En bas, des classeurs contenant des conférences sur l'Art, suivies en Fac ou au Musée. Au dessus, à gauche, un classeur rouge qui éclate : littérature, philosophie... à droite, des articles de journaux, de revues, des documents généalogiques, et des pages datylographiées ou manuscrites il y a déjà tant d'années et que je remets "au propre" peu à peu....
Sur un autre rayon (photo 4) : Mon Grand Robert et celui des noms propres. Sous le livre "Ecrire", un livre de poéie, de la documentation sur Lyon. Le livre vert, prêt à dégringoler, c'est l'album de photos de mon enfance jusqu'à 20 ans... Il n'est pas énorme ; à l'époque, on ne vous mitraillait pas sans cesse, pour un oui, pour un non ! Dessous ; d'autres albums, de grands cahiers, mes blogs reliés (anneaux noirs), des blocs-notes grand format... devant, des cahiers vierges... de quoi écrire encore mille an !!!!
Et, enfin, nous voici revenu sur le bureau. Les trois cahiers contiennent respectivement : mes textes très personnels et poétiques, des citations ou extraits de livre, les résumés de mes lectures (honteusement aabandonnés). Le carnet à spirale brun est "utilitaire", le second est réservée aux "notes" poétiques.... La précieuse petite boite grise contient des photos en noir et blanc, petit format ; nous les avons interrogées à la loupe, en avons scanné certaines, les avons agrandies... d'autres gardent leur secret....Et voilà. Je pioche au hasard, je picore à droite, à gauche, rebondit sur un blog, un autre... Mais à flâner dans ces sentiers, je m'attarde souvent trop longtemps, je m'égare, je ne ramène rien de mes cueillettes, sinon de délicieux moments de tendres nostalgies. Si j'étais organisée, pragmatique, stricte et courageuse, il y aurait matière, avec tout cela, à travailler sérieusement pendant des heures !!!!Mais, vous l'avez deviné, je suis paresseuse, bohème (mot plus joli que bordélique), je m'éparpille, je papillonne, je.... déraisonne !
vendredi 17 février 2012
TATY S'Y COLLE.... avec les mots de Soène
Sans considération des conditions
climatiques, sans tenir compte du contexte,
Mademoiselle, dans son couffin, jette un livre, ses barbouillages, ses
croquis, un catalogue, une lame (elle adore la cueillette... et puis, ça peut toujours servir), des mouchoirs, un cahier de
chant.
Sans préparation, elle quitte le
temps délicieux de l’enfance. Il n’est plus l’heure de sangloter. Le match de
la vie sera rude. Elle en est saisie de vertige.
Derrière le grillage, elle
abandonne l’Enfant chat…
mardi 14 février 2012
ELLE EST REVENUE !!!!
Amour, ange de NEIGE et visage aux yeux clos (Louis Emié)
L'amour a fait de moi la cible ou court la flèche, m'a fait NEIGE au soleil, cire au contact du feu, et brume dans le vent ( FrançoisPétrarque)
Chacun recèle en lui une forêt vierge, une étendue de NEIGE ou nul oiseau n'a laissé son empreinte (Virginie Woolf)
Dans les parfums et la fumée aux lents manèges
jusqu'au coeur et par ses yeux évanouis,
sentir tomber des baisers doux comme des NEIGES (Albert Samain)
samedi 11 février 2012
Pauvre Soène !!!
Mademoiselle Cygne, danseuse étoile du Ballet Sauvage de l'Hiver, nous interprête... le Lac des Cygnes !!!! Ces photos sont extraites du Journal Le Progrès qui nous montre ici la Saône à Curis au Mont d'Or. Mais on peut constater la débâcle des glaces tout au long de son cours dans Lyon.
Belle idée de promenade, APN en main... si on peut photographier en gardant ses gants !!!
Je rassure tout de suite P.B. qui est une vraie mère pour moi ; je ne me risquerai à aucune accrobatie. J'ouvrirai simplement tout grand mes yeux (s'ils n'ont pas trop froid) pendant que Lépoux se gèlera les doigts sur son APN !
Très belle promenade : j'ai même rencontré le monstre du Loch Ness pris dans les glaces !!!
dimanche 5 février 2012
L'ECOUTE
Extrait de "Toute une vie pour la chanson" André SEVE interroge G.BRASSENS - Le Centurion - Paris 1975
Georges Brassens : tu sais à force de de réciter des poèmes, en classe, d’écouter des chansons, on voit peu à peu comment ça se fabrique
André Sève : mais, tu as travaillé la versification ?
G.B : la plupart de ceux qui écrivent des chansons n’ont pas étudié la versification. Si on est fait pour ça, on n’a pas tellement besoin d’apprendre de règles.
A.S : toi, tu les as apprises ?
G.B : ouI, plus tard, parce que je raffinais un peu, mais…
A.S : tu en as conservé de tes premières chansons ?
G.B : non, on peut écrire des chansons sans… Tu ne m’écoutes pas ?
A.S. : non, c’est parce que...
G.B : tu suis ta pensée, je sens ça. Tu viens ici avec des idées préconçues et tu veux toujours suivre ton chemin, pas le mien. Quand j’avance quelque part sur une idée, il faut me laisser partir et tu m’arrêtes. Là, j’aurais pu dire des choses mieux, mais il faut le temps pour que ça vienne.
A.S : on y reviendra.
G.B. Il ne faut même pas dire qu’on y reviendra, il fauT qu’on continue de parler ans que tu t’occupes des questions que tu as préparées ou que toi tu veux suivre. Veux-tu Brassens ou veux-tu fabriquer du Brassens ? Si tu suis ton idée, tu perds ce que moi, en suivant ce qui me venait ; j’allais te dire.
(SILENCE)
A.S : les spécialistes n’ont pas su m’ouvrir à tes musiques, ni même tellement à tes textes.
G.B. parce que toi tu ne t’ouvres que si tu veux. Depuis que tu me questionnes, je le vois bien. Quand je t’explique quelque chose qui ne coïncide pas avec ce que tu voulais que je te dise, tu détournes la conversation.
A.S : moins maintenant, après trois jours d’écoute.
G.B. D’écoute ?! si on veut. Non, tu attends, tu attends, et quand ça coïncide avec ce que tu attends, pof, ça fait tilt, tu me regardes d’une façon vivante, tu es ouvert. Mais quand ça ne coïncide pas, je vois ton visage sans vie, je te surveille, tu ais j’en apprends beaucoup sur toi en observant on comportement d’interviewer. Tu arrives ici avec un Brassens entièrement préfabriqué dans ta petite tête, et tu veux me faire rentrer là-dedans. La seule chose qui t’intéresse, c’est de me faire dire ce que, d’après toi, Brassens doit dire, ce que Brassens doit être. Tu pourrais avoir le VRAI Brassens, et en tout cas un Brassens inattendu. Mais tu t’es préparé au Brassens que tu veux.
On attend toujours les êtres comme on les veut, on n’est pas prêt à la surprise.
En triant de vieux papiers et en jetant un dossier sur un stage de remise à niveau, j'ai retouvé ce texte, un peu long certes (pardon) mais qui résume bien le problème de l'écoute et de l'ECHANGE, que ce soit oralement ou sur un blog !!!!
Georges Brassens : tu sais à force de de réciter des poèmes, en classe, d’écouter des chansons, on voit peu à peu comment ça se fabrique
André Sève : mais, tu as travaillé la versification ?
G.B : la plupart de ceux qui écrivent des chansons n’ont pas étudié la versification. Si on est fait pour ça, on n’a pas tellement besoin d’apprendre de règles.
A.S : toi, tu les as apprises ?
G.B : ouI, plus tard, parce que je raffinais un peu, mais…
A.S : tu en as conservé de tes premières chansons ?
G.B : non, on peut écrire des chansons sans… Tu ne m’écoutes pas ?
A.S. : non, c’est parce que...
G.B : tu suis ta pensée, je sens ça. Tu viens ici avec des idées préconçues et tu veux toujours suivre ton chemin, pas le mien. Quand j’avance quelque part sur une idée, il faut me laisser partir et tu m’arrêtes. Là, j’aurais pu dire des choses mieux, mais il faut le temps pour que ça vienne.
A.S : on y reviendra.
G.B. Il ne faut même pas dire qu’on y reviendra, il fauT qu’on continue de parler ans que tu t’occupes des questions que tu as préparées ou que toi tu veux suivre. Veux-tu Brassens ou veux-tu fabriquer du Brassens ? Si tu suis ton idée, tu perds ce que moi, en suivant ce qui me venait ; j’allais te dire.
(SILENCE)
A.S : les spécialistes n’ont pas su m’ouvrir à tes musiques, ni même tellement à tes textes.
G.B. parce que toi tu ne t’ouvres que si tu veux. Depuis que tu me questionnes, je le vois bien. Quand je t’explique quelque chose qui ne coïncide pas avec ce que tu voulais que je te dise, tu détournes la conversation.
A.S : moins maintenant, après trois jours d’écoute.
G.B. D’écoute ?! si on veut. Non, tu attends, tu attends, et quand ça coïncide avec ce que tu attends, pof, ça fait tilt, tu me regardes d’une façon vivante, tu es ouvert. Mais quand ça ne coïncide pas, je vois ton visage sans vie, je te surveille, tu ais j’en apprends beaucoup sur toi en observant on comportement d’interviewer. Tu arrives ici avec un Brassens entièrement préfabriqué dans ta petite tête, et tu veux me faire rentrer là-dedans. La seule chose qui t’intéresse, c’est de me faire dire ce que, d’après toi, Brassens doit dire, ce que Brassens doit être. Tu pourrais avoir le VRAI Brassens, et en tout cas un Brassens inattendu. Mais tu t’es préparé au Brassens que tu veux.
On attend toujours les êtres comme on les veut, on n’est pas prêt à la surprise.
En triant de vieux papiers et en jetant un dossier sur un stage de remise à niveau, j'ai retouvé ce texte, un peu long certes (pardon) mais qui résume bien le problème de l'écoute et de l'ECHANGE, que ce soit oralement ou sur un blog !!!!
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