Ce matin, Héloïse et moi avons fait le marché et nous sommes revenues par la petite rue pour passer devant l'échope de mon poète-menuisier.
Le poème, ce matin, était à la portée... d'une charmante petite fille....
UNITE, de Victor Hugo
Par-dessus l'horizon aux collines brunies,
Le soleil, cette
fleur des splendeurs infinies,
Se penchait sur la terre à l'heure du
couchant ;
Une humble marguerite, éclose au bord d'un champ,
Sur un mur
gris, croulant parmi l'avoine folle,
Blanche épanouissait sa candide auréole
;
Et la petite fleur, par-dessus le vieux mur,
Regardait fixement, dans
l'éternel azur,
Le grand astre épanchant sa lumière immortelle.
«Et,
moi, j'ai des rayons aussi !» lui disait-elle.
Le grand Victor nous a habitué à des textes plus rudes, mais ce sont les vacances... scolaires !
N' empêche que, comme récit', faut quand même s' y coller quand on est petite fille !
RépondreSupprimerSalut, ma Taty!
Salut ma P.B. Ah, tu es revenue ! Ma petite fille a 10 ans passés, elle est en sixième... Elle est en train de faire son devoir de maths... et bien moi, je préfère être devant mon clavier !
RépondreSupprimerBisous.
Très bonne idée de l'initier ainsi !!
RépondreSupprimerFaudra que je le fasse aussi, le moment venu ...
Beaux instants de bonheur avec Petite Princesse. Belles balades, belles visites, et cette expo ? Elle doit être heureuse notre petite puce et ses grands-parents aussi. Bises à vous trois.
RépondreSupprimerc'est un art d'être grand mère , de prendre le temps , de transmettre ...de chérir
RépondreSupprimerElle en a de la chance petite princesse de vivre ces moments là , je sens le bonheur dans les lignes , profitez longtemps
bises à toi Tatydany
Merci Jeanne, je savoure, j'apprécie !
RépondreSupprimerTransmettre... d'une génération à l'autre... C'est tout un art que tu as l'air de métriser....
RépondreSupprimerBelle journée :)
Je ne cherche pas forcément à transmettre mais je profite, je partage, je passe le plus possible de meilleurs moments possibles et c'est si bon pour toutes les deux. J'aimerais que, plus tard, elle se souvienne de ces bons moments, pas forcément de moi, et qu'elle les prenne comme un sourire, un clin d'oeil, pour ne pas baisser les bras, ne pas être triste, surmonter une crise en se disant qu'il y a toujours une promenade à faire même si ce n'est qu'un petit tour de quartier, un livre à lire, peut-être un Musée à portée de pas... peut-être un service ou une visite à rendre à une petite Mamy qui lui rappelerait la sienne... etun beau sourire et un petit rire à offrir parce que Mamy aimait tellement ça !
RépondreSupprimerLà ça passe, mais en règle générale le Totor c'était pas un grand comique ! T'as pas un truc marrant pour la p'tite ? (lol)
RépondreSupprimerbizzz ma taty et pareil à la môme.
JMB
Que de la bonne humeur dans ton billet.
RépondreSupprimerBientôt, ce seront à nouveau les vacances de Pâques et très vite le départ à Vallon !
Que du bonheur !
Bisous
Pour le Garde-ta-belle-humeur :
RépondreSupprimerRecette du ris de veau (Jean l’Anselme)
(...)
Vingt fois sur le métier
Dépolissez l’ouvrage
Un vers trop poli
Ne peut pas être au net.
Méfiez-vous des vers luisants
Faites du vers dépoli
Votre ver cathédral.
Entre deux mots choisissez le moindre.
Avec deux mots laids nerveux on saute et on court mieux.
Trop de culture en poésie c’est pareil que trop de fumier dans vos cultures : vos radis ont de grosses têtes mais ils sentent le navet.
@ JMB.
RépondreSupprimerTotor savait rigoler itou. La preuve :
"Bon conseil aux amants
L'Amour fût de tous temps un bien rude Hananké.
Si l'on ne veut pas être à la porte flanqué,
Dès qu'on aime une belle, on s'observe, on se scrute,
On met le naturel de côté. Bête brute,
On se fait ange. On est le nain Micromégas.
Surtout on ne fait pas chez elle de dégâts.
On s'assied, on attend, jamais l'on ne s'ennuie.
On trouve bon le givre, et la bise, et la pluie.
On doit dire : j'ai chaud ! quand même on est transi.
Un coup de dents de trop vous perd. Oyez ceci :
Un brave ogre des bois, natif de Moscovie,
Etait fort amoureux d'une fée, et l'envie
Qu'il avait d'épouser cette dame s'accrut
Au point de rendre fou ce pauvre coeur tout brut.
L'ogre, un beau jour d'hiver, peigne sa peau velue,
Se présente au palais de la fée, et salue,
Et s'annonce à l'huissier comme prince Ogrousky.
La fée avait un fils, on ne sait pas de qui
Elle était, ce jour-là, sortie, et quand au mioche,
Bel enfant blond, nourri de crème et de brioche,
Don fait par quelque Ulysse à cette Calypso,
Il était sous la porte et jouait au cerceau.
On laissa l'ogre et lui tous seuls dans l'antichambre.
Comment passer le temps, quand il neige, en Décembre,
Et quand on n'a personne avec qui dire un mot ?
L'ogre se mit alors à croquer le marmot.
C'est très simple. Pourtant c'est aller un peu vite,
Même lorsqu'on est ogre et qu'on est moscovite,
Que de gober ainsi les mioches du prochain.
Le bâillement d'un ogre est frère de la faim.
Quand la dame rentra, plus d'enfant ; on s'informe.
La fée avise l'ogre avec sa bouche énorme :
As-tu vu, cria-t-elle, un bel enfant que j'ai ?
Le bon ogre naif lui dit : Je l'ai mangé.
Or c'était maladroit. Vous qui cherchez à plaire,
Ne mangez pas l'enfant dont vous aimez la mère."
Décidément je sors de chez Armide + Pistol où je trouve une belle parodie de Marseillaise, Taty et son poème me laisse aussi vert que le pré Jacques et Pierrot me développe une œuvre de Totor dont je ne connaissais que la chute.
RépondreSupprimerJe note tout ça et vous quitte nourri de vos cultures printanières
Bizzz
JMB
Garde ta culture : attention, Jean Tardieu a dit : "et ton âme ? Elle est malade, le printemps était trop vert, elle a mangé trop de salades". Le poème du Totor est une chanson de mon Serge préféré qui commence à : "un brave ogre des bois" et qui nous plaisait bcp à nos filles et à moi.
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