dimanche 25 septembre 2011

Pardonnez-moi,

mais j'aime l'automne. J'ai eu longtemps pour excuse d'être née en septembre. Maintenant, s'y ajoute celle d'être dans ma septemp..taine !
La brume légère et pâle du matin, les bruits sourds et feutrés me conviennent. Je n'aime plus les réveils brusques, intempestifs, agités. Légers petits frimas du matin : je sortirai plus tard, lorsque le soleil m'offrira sa belle lumière moins agressive et violente que celle de l'Août orgueuilleux. Le mauvais temps va s'installer ? Sur fond de ciel désespérément gris, il y aura de providentielles embellies, des espoirs couleur d'arc-en-ciel...
La nature se saborde en brûlant ses derniers feux. Je persiste, je m'accroche ; je ne me laisserai pas emporter comme feuille morte, raturée et déchirée.
Voici le temps du calme reconquis, de l'apaisement, de la certitude rassurante.
Et puis, j'aime la dernière rose, toute seule sur son arbuste, qui ne veut pas mourir déjà. J'aime les hortensias qui perdent doucement leurs couleurs.
Je revois la somptueuse bordure de dahlias du jardin de mes grands-parents, le plant de chrysanthème. Les dernières récoltes du jardin... et la rentrée des classes.

Je revois ces dimanches à la campagne, avec Maman, mes filles, ma plus jeune soeur, mes neveux et nièces... en visite chez un frère, ou une belle-soeur. Nous marchions dans l'herbe humide et ramassions les pommes tombées ; les plus belles, une fois retournées, laissait apparaître la moitié cachée rongée par la pourriture. Puis, le long du chemin, c'était le tour des noix et l'on secouait les paniers pour le plaisir du bruit. Et se battre avec les bogues piquantes pour s'emparer des belles chataîgnes brillantes.Et les coings ? Comment en oublier l'odeur ?
Ah, éplucher délicatement et patiemment une noix fraîche pour la déguster !

Maman a toujours raffolé de ces "maraudes" autorisées. Une véritable occupation festive pour elle.
"On est bien" - "C'est agréable ces belles journées d'automne" - "Le soleil me chauffe le dos, ça me fait du bien" - "Les gosses s'en payent une tranche"...
Quelques mots simples échangés, et tant de non-dits tellement évidents, des sourires, des rires... Un vrai bonheur sans prétention.

mercredi 21 septembre 2011

Explications complémentaires

En flânant dans le Vieux Saint-Jean...                                             
Tandis que je m'étonnais devant la surprenante boutique "Hérodote", me demandant comment elle pouvait contenir autant de livres aussi vieux et poussièreux, Lépoux s'intéressait aux plantes carnivores. Les deux boutiques en question auraient bien besoin du coup de balai de la sorcière ! Connait-il exactement le contenu des rayons croulant sous le poids des mots et des idées oubliées, ce boutiquier impassible, le nez plongé dans des pages jaunies ? Peut-être tient-il un registre écrit à la plume d'oie sur parchemin ?  Lépoux, trop impatient pour partir en quête d'un vieux grimoire contenant des formules ésotériques, se prend à réver devant de monstrueuses plantes capables de digérer... une souris ! Seulement voilà, Tatydany, bien qu'ayant respecté son régime, présente malgré tout un certain... volume !!!

lundi 19 septembre 2011

INCORRIGIBLE LEPOUX !!!

Et voilà ! Encore une de ses frasques obsessionnelles ! Une petite promenade sympa dans le Vieux Lyon et,  tandis que
je feuillette d'anciens bouquins  à la recherche de vieux grimoires, Lépoux préfère s'adresser directement à qui de droit pour obtenir philtres et recette magiques !!!
Aurait-il envie de me faire disparaître ?
Si mon silence et mon absence sur ce blog persiste, vous saurez ce qu'il en est !

mercredi 14 septembre 2011

Photographie

"Procédé technique permettant d'obtenir l'image durable de quelque chose ou de quelqu'un par l'action de la lumière sur une surface sensible" dixit Petit Robert.




C'est une autre sorte de langage ; donc, comme tel, elle n'exprime pas forcément toute l'émotion que l'on ressent. On la voudrait toujours plus éloquente, plus expressive.
Et, tout comme un langage, un fossé se creuse parfois entre ce que l'on voulait communiquer et ce qui est perçu et traduit...

Photographier, prendre, saisir une image, retenir un instant, une sensation fugace, une impression fugitive ("nous n'aurons plus jamais notre âme de ce soir" Anna de Noailles) et même freiner la course du temps, le saisir furtivement pour le concrétiser dans la brutalité de sa réalité.
Constat implaccable de ses outrages, contact rugueux de son érosion, découragement de son insidieuse usure.
Noir et blanc, allégorie des couleurs effacées... codes perdus, noms  inconnus ou oubliés, langage démodé.
Mémoire hésitante, devenant peu à peu aussi floue qu'une photo manquée à laquelle, pourtant, je tiens. 
Nier l'oubli !

Mauvaise surprise : les pages de mes albums m'ont livré des photos pâlies, bleuies, grisées... des couleurs virées au rose, à l'ocre.

Un peu de nostalgie... marée haute, marée basse, ressac et roulis du sable et des galets sur les plages de mon histoire.

Quoi, ces photos que j'aimais tant et qui me trahissent !

Quoi, cet ordinateur qui peut, par caprice, ne pas vous restituer ce que vous lui aviez confié ! Supprimer... Echap... Effacer...






























dimanche 11 septembre 2011

LE SABRE ET LE GOUPILLON !!!!


Le réveil en fanfare

Les fils de la Vierge Barbelée
Couronnent d'épine de fer
La tête ensanglantée
Des morts écrasés sur la terre
Labourée
Et derrière l'horizon apparaît
Une effroyable omelette manquée
Coiffée d'un képi étoilé
Et tout auréolée de galons mort-dorés
Naphtalinés
Etalant sa lumière abominable et blême
Sa lueur souffreteuse
Exténuée
Sur le charnier
Un coq soudain se réveille en sursaut
Et pousse un cri retentissant
Garde à vous !
Voilà le soleil !
Et il claque ses ergots dans le sang
Et courant autour des morts
Il les picore
Frénétiquement
Garde à vous !
Voilà le soleil
Et debout tout l'monde là dedans !

(Jacques Prévert)

Ce matin, ce poême était inscrit au fameux tablau noir de la petite rue. Pourquoi "le sabre et le goupillon" ? Parce que le poême fait allusion à la mort, la guerre et la religion. et, regardez-bien, à l'angle de la petite rue, au dessus du mot "militaire" de la première photo... la Vierge veille !!!!
Photo 2 : suite et fin... Société Coopérative Militaire de la XIVème Région...

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jeudi 8 septembre 2011

LA PORTE DE L'ETE SE REFERME....


tandis que s'ouvrent celles des écoles... Bientot, le vent fraîchissant bousculera les feuilles mortes, accumulera les lourds nuages de plus en plus gris. Les souvenirs de vacances seront classés dans les mémoires et dans les albums. Nos faits et gestes auront repris le chemin des habitudes balisé par la routine.
Et oui, nous voici à la porte de l'automne qui ouvrira le dernier trimestre de l'année.
Pas de nostalgie ! Je suis contente de jouer avec Monsieur Lord Asus tout neuf* et surtout de vous retrouver.
*Je parle de lui avec respect de peur qu'il ne me lâche comme ma vieille Henriette Pakard avec laquelle j'étais un peu trop familière !

lundi 1 août 2011

ô ciel, de qui se moque-ton ????


ET POURTANT, C'EST TELLEMENT BEAU LES COTES D'ARMOR !!!!
J'en garde à jamais un souvenir ému !
(photo d'une litho de LAPORTE)

LES ALGUES VERTES...
(billet déjà publié le lundi 28 septembre 2009
Nous ne pouvons plus tolérer que, chaque année, le littoral breton se transforme en prairies marécageuses malodorantes et dangereuses pour la santé", a déclaré le porte-parole de l'association Eau et Rivières de Bretagne, Jean-François Piquot. Pour les écologistes, les rejets de l'agriculture intensive et des porcheries industrielles sont les premiers responsables. Longtemps contestée, la toxicité des algues a été officiellement reconnue cet été après la mort d'un cheval, intoxiqué fin juillet à Saint-Michel-en-Grève par les émanations d'hydrogène sulfuré (H2S) s'échappant des ulves (algues) en décomposition. Alors qu'un comité interministériel a commencé à plancher sur un plan d'action, le débat porte sur le moyen de lutter contre la prolifération des algues, une lutte dans laquelle les collectivités ont déjà englouti des sommes colossales depuis des années.
OUI, JE DIRAI TOUT... je dirai tout, suite à cet article d'hier sur Internet, car je ne peux m'empêcher de faire remonter mes souvenirs jusqu'en 1976... date à laquelle je passais mes vacances en Côte du Nord (pas encore Côte d'Armor). Nous avons découvert la magnifique place de St Michel en grève, non pas dorée et rose au soleil couchant... mais verte !!! Déjà, une ronde de pelleteuses et de tracteurs tentaient, en vain, à chaque nouvelle marée descendante, de la débarrasser de cette espèce de mousse filandreuse, molle, puante... La prolifération venait du lisier qui servait à arroser les champs. Allait-on se servir des algues en guise d'engrais pour remplacer ce fameux lisier ? Qu'en faire ? Que faire contre cet envahissement plus rapide que les mesures d'anéantissement ?
OUF ! ME VOILA RASSUREE !
ON VA ENFIN EN VENIR A BOUT !!!
CA NE COUTE RIEN DE REVER !!!
HABITANTS, COMMERCANTS, TOURISTES Y CROIENT-ILS ENCORE ?

Lundi 1er août 2011 :
Et aujourd'hui ???!!! Toujours pareil ! Rien n'a changé !!! Quoi, comment, un sanglier mort ? Voilà enfin de quoi émouvoir les écologistes... plus que les petits villages aux volets fermés et les plages désertées.
Le comité planche-t'il encore ?????
Et nous, en quoi peut-on croire encore ?
Faut-il pleurer, faut-il en rire ?
Lorsqu'elle est de bonne humeur, Tatydany rit à gorge déployée de tous ces "marronniers" récurents qui occupent les journalistes et leurs fidèles auditeurs qui refont le monde en deux coups de cuillère à pot, tous détenteurs de solutions radicales.
Lorsque le Mistral souffle, que les nuages ne cessent de la narguer, que les gamins à l'entour piquent leur caprice justement pendant sa sieste, etc... etc... (la liste serait trop longue), Tatydany est d'une humeur massacrante et, sans rien à massacrer autour d'elle, d'une très grande dangerosité !!!!
Mais, aujourd'hui, soyez rassurés, le soleil brille, pas de vent, pas de nuage, et Internénette qui fonctionne aussi bien qu'Henriette !!!