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mardi 21 juin 2011

21 juin ! La Fête de la musique a 30 ans !

Que sont devenus les groupes de musiciens de la toute première Fête de la Musique ?
Et qui, aujourd'hui, se souvient du musicien-chanteur des rues qui passait, avec son orgue de barbarie, de cours d'imeuble en impasses, de ruelles en boulevards ! Il était souvent accompagné d'une femme, chanteuse ou non, qui ramassait les pièces de menue monnaie jetées par les fenêtres, et escortés tous deux par une ribambelle de gamins zélés qui repèraient les pièces égarées dans l'herbe pour leur les remettre. Parfois, il vendait des partitions ou les textes des chansons... textes soigneusement recopiés dans des "cahiers de chansons" !

 
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lundi 21 mars 2011

"Barque sans fond qu'on a désamarrée"...


Je t'avais dit : "tu peux te reposer, nous sommes assez fortes pour prendre le relais".
Mais voici que, cinq ans plus tard, je suis là, orpheline démunie, craintive, seule debout sur la digue face à la mer.
Plus personne devant moi... et pas assez de carrure et de force pour protéger du vent les "miens" qui se cachent derrière moi.
Je n'ai pas repris ton rôle ; le costume est trop grand pour moi.
Car je suis resté et je resterai à m'émouvoir pour une branche de cerisier en fleurs sur fond de ciel bleu, triste comme une petite pensionnaire qui ne reçoit pas de courrier, , pareille à une adolescente craintive qui "n'ose pas", telle une ingrate bourrelée de remords qui regrette ce qu'elle n'a jamais dit.
Pour répondre aux questions jamais posées, je fouille dans ma mémoire, dans les archives, je regarde des photos énigmatiques. "Mais dis-moi, Soeurpetite, que sais-tu de ?...".
Et moi, qu'est-ce que je sais ?
Qu'est-ce que je ne veux pas savoir ?
Qu'est-ce que je devrais ignorer ?
Qu'est-ce que je perçois dans ce silence criant ?
En état de manque, que suis-je prête à inventer ?
Découvrir, simplement, ne rien embellir, ne pas romancer, même à mots couverts.
Ne pas laisser sombrer la barque avant d'avoir sauvé tous les trésors enfouis.
Il serait temps pour moi de grandir, à défaut de vieillir !
Promis, je vais enfin me montrer forte et digne !
Repose en paix !

samedi 4 septembre 2010

RENTREE D'AUTREFOIS....

 

Les foins odorants sont au sec depuis longtemps déjà... la fraîcheur des matinées et des soirées fait reverdir les prés et doucement se rouiller les feuilles. Finies, les longues parties de boules. L'heure des vendanges approche.
Allons, allons les enfants, au pied des H.L.M. de Gorge-de-Loup, l'école maternelle, celle des filles et celles des garçons vous attendent ! L'odeur du désinfectant des parquets lessivés, de la craie, de l'encre, des bureaux cirés, des livres neufs... l'odeur indescriptible, inoubliable, chassera petit à petit celle des confitures, du grand air, de la lessive séchant au pré, des foins et des vendanges !
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Odeur des pluies de mon enfance
Derniers soleils de la saison !
A sept ans comme il faisait bon,
Après d'ennuyeuses vacances,
Se retrouver dans sa maison !

La vieille classe de mon père,
Pleine de guêpes écrasées,
Sentait l'encre, le bois, la craie
Et ces merveilleuses poussières
Amassées par tout un été.

O temps charmant des brumes douces,
Des gibiers, des longs vols d'oiseaux,
Le vent souffle sous le préau,
Mais je tiens entre paume et pouce
Une rouge pomme à couteau.
(René-Guy CADOU)

samedi 8 mai 2010

LE CYTISE ET LA JOIE PROMISE....

Arôme muscade
Le cytise...
Pour Taty, il fait un temps à écouter Reggiani. J’ai aimé Reggiani à toutes les étapes de ma vie, ses chansons prenant alors une signification différente selon les évènements. Mais "LA DAME DE BORDEAUX" (paroles de Vidalie, musique de Datin), nous la chantions avec Cadette lorsque les trajets en voiture devenaient fastidieux et c’était un formidable exercice de mémoire, avec des ratées à chaque fois qui nous faisaient éclater de rire. Je pourrais en citer un nombre incalculable de ces chansons que nous avons écoutées et appréciées ensemble : « elle au printemps, moi en automne ».
"Reviendrai-je des Amériques, de la Barbade ou du Congo, vers vous la Dame de Bordeaux, amante des quarts nostalgique.... ta chevelure dans la brise des retrouvailles indécises... ma feuillantine... Mon en-or, m’azur,... ma Javotte... mon béryl, mon tendre péril... m’ondine, ma coquelinotte, ma talentine, ma Mélusine, ma bellotte... Mon muscadier sur l’Orénoque... tu m’automnes... murailles comtadines... le cytise et la joie promise... l’autan et les bourrasques du printemps ne m’en ont laissé que l’andante... »...
Barbade, béryl, muscadier, Orénoque, cytise, andante... sont des mots dont j’aime la musique.

vendredi 11 décembre 2009

Elle est encore là !

 
Et oui, c'est elle, la cafetière de Mémé Bénédicte, en porcelaine à feu... celle qui conservait le café au chaud dans un coin à l'arrière du fourneau bleu ! Elégante, n'est-ce pas ? Elle vous revient la bonne odeur du café moulu dans le moulin à café en bois serré entre les genoux ? Et l'odeur des sarments de vigne qui servaient à allumer le feu ? Vous voyez, le soir, la lampe descendue au-dessus-de la table et dans le cercle de lumière, les aiguilles à tricoter qui cliquètent, l'aiguille à coudre qui aligne les points minuscules, l'enfant qui déchiffre son livre de lecture, et la "pipe de pépé" qui fume ?
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jeudi 3 décembre 2009

Ma première voiture !

 
Déjà, j'ai bon coeur. Je partage le landau avec Petit-frère qui dort alors que je suis assise à ses pieds ! Maman, ravie, est très élégamment habillée pour cette promenade dominicale : chapeau, renard autour du cou, sac à main... !
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dimanche 29 novembre 2009

A la claire fontaine...






"Nous n'irons plus au bois"...
Non, je n'aurai pas du revenir sur mes pas, croyant retrouver mes promenades et mes jeux d'antan, les paysages et la maison, les odeurs, les bruits... Oui, je sais, on n'en est plus à laver le linge à la main ! Dépassé, l'âge de la pierre des abreuvoirs, du labour avec les boeufs ou le cheval, des moissons en gerbes liées à la main, des foins coupés à la faux ! Il faut démolir pour élargir les routes, plus de haies d'aubépine et de mûres, plus de chemins creux par lesquels, le soir, les troupeaux rejoignaient leurs étables, plus de cheval, clopin-clopant remontant du marché en tirant sa charrette... etc... etc. Et oui, Tatydany a connu tout cela ! Et comme ils ont de la chance ceux qui, chaque fois qu'ils y retournent, retrouvent intact leur village, fidèle image de leur enfance. Mes nostalgies me donnent un coup de vieux !
Le nom d'ÉVEUX figure à partir du XIe siècle, d'après l'atlas de Debonbourg paru au milieu du XIXe siècle. Le nom de La Tourette apparaît à partir du XVIIe siècle d'après le même atlas, son château date du début du XVIIe siècle. Il fut élevé par la famille Michon de La Tourette.
Au début du XVIIIe siècle, il est la propriété de la famille Claret de Fleurieux.
C'est sans doute lui que les 266 habitants de l'époque (regroupés autour de l'église St Pierre construite au XVème et qui tourne le dos à la place) peuvent louer et remercier pour avoir capturé et désembourbé la source. Tout près de là, a longtemps existé un lavoir protégé par son toit de tuiles. Mais, nécessité faisant loi, soutenue par les partisans de la modernité et du pratique, il a été démoli pour faire une place et un parking...
Et, à ce jour, voyez ce qu'il advient du Château de la Tourette.