dimanche 29 novembre 2009

A la claire fontaine...






"Nous n'irons plus au bois"...
Non, je n'aurai pas du revenir sur mes pas, croyant retrouver mes promenades et mes jeux d'antan, les paysages et la maison, les odeurs, les bruits... Oui, je sais, on n'en est plus à laver le linge à la main ! Dépassé, l'âge de la pierre des abreuvoirs, du labour avec les boeufs ou le cheval, des moissons en gerbes liées à la main, des foins coupés à la faux ! Il faut démolir pour élargir les routes, plus de haies d'aubépine et de mûres, plus de chemins creux par lesquels, le soir, les troupeaux rejoignaient leurs étables, plus de cheval, clopin-clopant remontant du marché en tirant sa charrette... etc... etc. Et oui, Tatydany a connu tout cela ! Et comme ils ont de la chance ceux qui, chaque fois qu'ils y retournent, retrouvent intact leur village, fidèle image de leur enfance. Mes nostalgies me donnent un coup de vieux !
Le nom d'ÉVEUX figure à partir du XIe siècle, d'après l'atlas de Debonbourg paru au milieu du XIXe siècle. Le nom de La Tourette apparaît à partir du XVIIe siècle d'après le même atlas, son château date du début du XVIIe siècle. Il fut élevé par la famille Michon de La Tourette.
Au début du XVIIIe siècle, il est la propriété de la famille Claret de Fleurieux.
C'est sans doute lui que les 266 habitants de l'époque (regroupés autour de l'église St Pierre construite au XVème et qui tourne le dos à la place) peuvent louer et remercier pour avoir capturé et désembourbé la source. Tout près de là, a longtemps existé un lavoir protégé par son toit de tuiles. Mais, nécessité faisant loi, soutenue par les partisans de la modernité et du pratique, il a été démoli pour faire une place et un parking...
Et, à ce jour, voyez ce qu'il advient du Château de la Tourette.

1 commentaire:

  1. Et bien, non, je ne l'avais pas vu, pas lu, ce billet trop plein de désillusions...
    Le CG réhabilite le couvent !
    Nénette n'a pas vu ce billet, non plus...
    Hélas, bien peu de villages en France gardent leur âme d'antan, ils veulent faire comme les grands, avoir une salle des fêtes, un terrain de sport, des giratoires, mais les commerces s'en vont, le café à côté de l'église a fermé, la cure n'a plus de curé qui lui a dix paroisses ou plus à gérer, les paysans vont travailler à la ville voisine pour garantir un minimum de revenus, les enfants n'ont plus d'école communale à une seule classe, etc...
    Pourtant, on recommence à ne plus faucher les haies et l'herbe des talus pour que les abeilles reviennent, que la faune et la flore réapprennent à faire bon ménage !
    Voilà, c'est sur cette note optimiste que je finirai mon commentaire...
    J'te bisoute

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