mardi 17 janvier 2012
Suite du précédent message....
Et oui, l'histoire est un éternel recommencement et les ouvriers encore et toujours "dévorés" par le "capitalisme" !!!
Les LEJABY ont choisi l'emblématique COUR DES VORACES pour le clamer !
La Cour des Voraces est une cour d'immeuble lyonnais, célèbre pour son monumental escalier de façade de six étages (escalier à volées libres). C'est une impressionnante traboule qui permet de passer du 9 de la place Colbert au 14 bis de la montée de Saint-Sébastien ou au 29 rue Imbert-Colomès. Située sur les pentes de la Croix-Rousse, la Cour des Voraces est un symbole lyonnais. Construite vers 1840, c'est un bel exemple d’une architecture populaire dite « canuse », liée à l'industrie de la soie qui a profondément marqué le quartier. Mais c'est également un lieu qui symbolise quelques grands moments de l'histoire lyonnaise.
Cour des Voraces, tristement célèbre par La révolte des Canuts.
Une plaque commémorative indique que « Dans la cour des Voraces, ruche du travail de la soie, les canuts luttaient pour leurs conditions de vie et leur dignité ».
La cour des Voraces tient certainement son nom d'un groupe d'ouvriers canuts nommés les Voraces, qui s'illustrèrent par leurs insurrections républicaines de 1848 et 1849.
On raconte que la Cour des Voraces (également appelée « Maison de la République ») a servi de refuge aux ouvriers canuts lors de leurs révoltes. Cette cour devint célèbre, dit-on, par une bataille qui opposa les canuts aux soldats de l'armée régulière. Compte tenu de la date de construction, il peut s'agir de combats ayant eu lieu lors de la seconde insurrection des Voraces en 1849.
Une autre hypothèse est évoquée : l’immeuble aurait abrité la loge d’une organisation mutualiste de Canuts : le Devoir mutuel. Le mot « Dévoirant » - c’est-à-dire les membres du Devoir mutuel -, déformé, a fini par donner le mot « Voraces ».
Je préfère cette dernière version, les Voraces en question, dans ce cas, n'étant pas les ouvrières Lejaby !
TATYDANY répond à Pierrot Bâton (sorte de suite à ce billet) ET OUI, PARCE QU'ELLES SAVENT BIEN, ELLES AUSSI QUE...
(...) "Qui consulte-t-on pour savoir ce qu’il faut faire en pareille occurrence ? On consulte une assemblée qu’on décore du beau titre de comité général d’agriculture, des manufactures et du commerce ! on fait une espèce d’enquête à huis-clos, et on la proclame ensuite comme l’expression fidèle, désintéressée des vœux du pays !
On bâtit sur cette enquête des projets de loi, on les porte devant les chambres qui votent par acclamation ; et la loi, ainsi préparée, ainsi discutée, est proclamée loi du pays, loi conforme aux vœux nationaux librement et solennellement manifestés.
Après cela, qui oserait dire que le pouvoir n’a pas consulté l’opinion publique, qu’il ne s’est pas entouré de tous les documents, de tous les renseignements qui pouvaient éclairer sa décision ? qui oserait prétendre qu’il n’a pas procédé par enquête ? qui oserait soutenir qu’il n’a pas déféré à la volonté du pays ?
Et voila comme on traite, le peuple ! voila comment on se joue de sa longanimité ! voila comme on prétend lui imposer le joug de la volonté générale !
Mais ce peuple n’est pas dupe des pièges grossiers qu’on tend à sa bonne foi : et, s’il ne siffle pas la ridicule comédie qu’on joue devant lui, et à ses dépens, c’est qu’il craint le désordre qui pourrait en résulter ; et il le craint parce que l’expérience est là pour lui rappeler que, dans les commotions sociales, c’est toujours lui qui est la dupe, c’est toujours lui qui tire les marrons du feu ; mais, qu’on ne s’y fie pas, il pourrait bien un beau matin les tirer pour lui-même.
Ne sait-il pas, le peuple, que ce prétendu conseil général, appelé à le représenter dans les questions qui touchent aux intérêts de l’agriculture, du commerce et des manufactures, se compose exclusivement de délégués appartenant aux classes qui l’exploitent, aux classes qui vivent de priviléges, de monopoles, aux classes protégées par les tarifs ?
Ne sait-il pas, le peuple, que ce conseil tient ses séances à huis-clos, et qu’elles seraient publiques, si elles étaient destinées à des discussions générales ? Ne sait-il pas que, sur 138 membres dont se compose cette assemblée, les 30 représentans du conseil d’agriculture sont choisis par le ministre ; que, sur 60 membres formant le conseil des manufactures, les chambres consultatives des villes manufacturières n’en désignent que 20, et que les 40 autres sont à la nomination du pouvoir ? Ne sait-il pas, enfin, que les 48 membres du conseil de commerce sont désignés par des chambres de commerce élues par des notables désignés par les préfets ?[…] »
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Les petites mains de Lejaby ont bien ré-investi le site! Salut, ma Taty!
RépondreSupprimerHélas les vrais voraces tentent d'envoyer toutes ces petites mains à la cour des miracles. Chez moi plus de tissages, plus de couture, les papeteries délocalisent. seule les aciéries tiennent le choc...Jusqu'à quand ?
RépondreSupprimerBizzz
JMB