mardi 3 janvier 2012

Insignifiante chronique d'une vie ordinaire...

Tiens, il m'a donné une bonne idée Antiblues !
Ce matin, je n'ai pas renversé mon bol et j'ai pris un bon petit déjeûner car il ne s'agit pas d'avoir les jambes qui tremblotent avant la fin du cours de gym. C'est bon de reprendre ses habitudes et de se retrouver sur le Cours Gambetta au moment où le soleil se décide à écarter les nuages pour éclabousser joliment, par ci, par là,  le sommet des immeubles les plus hauts. De chaque côté du cours, les platanes et leurs feuilles rouillées, rapprochent leurs cimes pour former une voûte, nef ouverte à chaque extrémité : au levant, la lumière qui avance, légère, dorée ; au couchant, dominant la voûte, la basilique de Fourvière est élégamment parée d'une clarté orange, à la fois chaude et douce, contrastant sur le gris d'un ciel encore hésitant.
C'était la minute de poésie de la vieille Panthère qui va rejoindre ses copines pour gymnastiquer. Vingt cinq seulement ce matin, et pas un seul homme ! Le déshabillage et l'enfilage de la tenue de gym sont interrompus par des voeux et des bises échangés. De l'avis général, tant qu'on est là à se remuer - même tant bien que mal - c'est que tout est pour le mieux : on se souhaite donc de se retrouver ainsi le plus longtemps possible !
Je ne vous avouerai pas combien j'étais raide ce matin mais point de remords pour les chocolats en trop ! La forme va revenir et la vieille carcasse s'assouplir de nouveau. De toute façon, vous vous moquez bien de la façon dont j'occupe mes minables journées de retraitée !
Je vais donc passer sur la réunion au café où l'on papote gentiment... Oh, déjà dix heures quarante cinq ! Que va-t'on manger à midi ? Qui a écrit, qui a répondu, qui a téléphoné ? Non, pas de sieste après repas, il fait beau, le ciel est bleu : on sort !
Le Rhône est impressionnant : il a perdu sa belle couleur émeraude et son débit est rapide, dessinant d'étranges remous inquiétants. Alerte : la Saône est aussi en crue, plus de parking sur ses quais !
Sur le coup des cinq heures, au retour, sur le Pont de la Guillotière, j'ai pu apprécier le même spectacle que le matin.  En amont du fleuve majestueux, la colline de la Croix-Rousse éclairée légèrement par le soleil qui se couche là-bas, très loin, en aval.  Le ciel, par endroits, est d'un gris profond, ou bien chargé de nuages, avec de grandes trouées bleus ou ensoleillées. Tout le long du quai, les platanes  virent au brun chaud, se détachant sur les façades déjà dans l'ombre, balayés d'un coup de pinceau doré.
Mais l'APN qui est resté à la maison ! Incorrigible Lépoux !

4 commentaires:

  1. Le cours Gambetta est de circonstances pour tricoter des gambettes
    Bizzz
    JMB

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  2. Tu veux la chronique de mon insignifiante journée ?...
    lever 6 h 30 / déjeuner 7 h / vaisselle-lit-brush en trombe et départ en retard à 8 h 20 / arrivée dans la tour à 8 h 55 (bus 63 et T1) / départ à 17 h 30 / course pour les courses à Super U / (C 7) et retour à la maison vers 18 h 30/18 h45 / préparation du dîner / coucher...
    Bon, woui, c'est MON choix !!!
    Bisess

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  3. Cher Garde-boue : j'adore mon Cours Gambetta... bon,je ferme les yeux sur une certaine partie. Certains jours, sur le Pont de la Guill', fait pas trop bon si le vent soufle mais le panorama est très beau. Ma chère Soêne, te voilà revenue ? Ton break t'a fait du bien ? En crue et bouillonnante comme ta chère rivière ? Le calme reviendra et l'eau sera limpide : patience ! Je te fais de grosses bises ainsi que Lépoux.

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  4. N' en voilà d' un billet qui respire la douceur de vivre avec ses douleurs, ses raideurs...La vieille Panthère?? Tu nous feras voir ton justaucorps "léopard" ???

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