
L'écrivain français François Nourissier est mort mardi 16 février à l'âge de 83 ans, a révélé l'académie Goncourt, dont il avait été membre pendant une trentaine d'années avant de démissionner en 2008 pour raisons de santé : il souffrait depuis plusieurs année de la maladie de Parkinson qu'il appelait "Miss P" dans ses livres.
L'homme qui s'estimait écrivain mais pas "viscéralement romancier" a bâti une œuvre alternant chroniques et romans, pour ausculter avec lucidité son malaise et ses contradictions. Surnommé "l'Eminence grise", l'ancien conseiller littéraire de Grasset (1958-1996) était critique au Figaro Magazine. Il avait été élu à l'académie Goncourt en 1977 avant d'en devenir le secrétaire général en 1983 et le président de 1996 à 2002.
Né le 18 mai 1927 à Paris, orphelin de père à 8 ans, François Nourissier, diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris, travaille après la guerre pour un organisme de réfugiés. Il débute dans la littérature à 24 ans en publiant L'Eau grise (1951), dans la ligne de Chardonne. L'année suivante, il entre aux éditions Denoël, dont il est secrétaire général (1952-1956), avant d'être rédacteur en chef de la revue La Parisienne (1956-1958) puis conseiller littéraire chez Grasset.
En 1964 paraît Un petit bourgeois, sévère autoportrait d'un homme qui écrit "je ne m'aime pas, je n'aime pas ma vie". Considéré comme son chef-d'œuvre, ce livre est le deuxième volet d'une trilogie autobiographique qui comprend Bleu comme la nuit (1958) et Une histoire française (1966), grand prix du roman de l'Académie française.
Quatre ans plus tard, La Crève obtient le prix Femina. Il sera suivi d'Allemande (1973), Le Musée de l'homme (1978), L'Empire des nuages (1981), La Fête des pères (1986). Après Bratislava (1990), réflexion sur la vieillesse qui s'annonce, les années 1990 sont fécondes. L'écrivain publie une demi-douzaine d'ouvrages, dont des romans à connotation sociologique, sur la politique française ou la vie littéraire.
Avec Mauvais genre (1994), livre d'entretiens, et A défaut de génie (2000), livre testament, il complète son "autoportrait acide". Marié à Hélène Cécile Muhlstein, artiste peintre apparentée à la famille Rothschild, il racontera leur relation tumultueuse, marquée par l'alcoolisme, dans l'ouvrage Eau-de-feu (2008).
Oserai-je t' avouer que je n' ai jamais rien lu de lui ? Je n' étais pas attirée par cet homme et je suis une abominable affective. Faudra quand même que j' essaie. Tu va bien, toi ? Je t' embrasse.
RépondreSupprimerItou... merci de nous instruire, franchement je ne connais pas son oeuvre... ?? lacune ??
RépondreSupprimerPierrot Bâton, Madora, rassurez-vous, je ne l'ai pas beaucoup lu... "La crève" (mais il y a fort longtemps) et "le Musée de l'homme". Je ne relirai pas ce dernier car c'est un assez triste constat sur la vieillesse qui arrive.
RépondreSupprimerJamais tellement inspiré par l'homme qu'il était ...
RépondreSupprimerCe que j'entends sur lui ne me donne pas envie de le lire ...
Connais pas du tout ! je com juste pour te faire une bise ainsi qu'a Lolotte et un coucou à Lépoux.
RépondreSupprimerJMB