

n'ont jamais voyagé bien loin !

Et j'ai plus de souvenirs de pieds souffreteux que si j'avais mille ans ! Ah, les chaussures trop raides, ou devenues trop petites, les escarpins pointus torturant les orteils, les "brodequins" de marche en cuir rigide, les talons un peu trop hauts, les mauvaises cambrures, les chaussures trop lourdes...
Aurais-je dû prier St Crépin, Patron des Cordonniers ? Non, mais je louais les cordonniers et je trouvais curieuses ces petites boutiques envahies d'une colonie de chaussures rangées sur les rayonnages de bois ; de toutes formes, toutes couleurs, toutes tailles ; fines, lourdes, solides, fragiles, certaines avachies, déformées, fatiguées, griffées, décolorées, ayant grand besoin d'être réparées... ou ayant repris meilleure allure et attendant leurs propriétaires. Tristement, certaines se couvraient peu à peu de la poussière de l'oubli et de l'ingratitude. Ah, l'odeur qui vous sautait au nez sitôt la porte poussée : cuir, cirage, colle. Prenant en considération l'importance que vous accordiez à vos précieux escarpins du dimanche, en chevreau, il ne dédaignait pas pour autant ceux achetés chez un "grand chausseur sachant chausser", parce que "vous n'êtiez pas assez folle pour dépenser plus" ! Et pourtant, celui dont je parle, ayant échoppe sur un grand boulevard, à deux pas du bureau, pouvait vous faire des souliers sur mesure tenant compte de la morphologie de vos petits petons, même si le gauche avait une différence d'une demi-pointure avec le droit !
Réponse à Antiblues :Autour de chez moi, il n'y a plus guère que des chaînes "Talon minute"... plus de "bouifs" avec leurs tabliers de cuir, leurs alènes, leurs "pieds" à ressemeler ! Il y a fort longtemps que j'ai trouvé chaussures à mon pied... maintenant, c'est plutôt chausson confortable ! Ah, les séances "cirage de pompes" ! Non, je ne parle pas des vils flatteurs mais de l'installation sur un journal, du chiffon, de la boite ronde métallique, de la vieille chaussette de laine pour faire briller ! La chaussure impeccable, base (c'est le cas de le dire) de toute tenue élégante, avec le collant non filé et les ongles non écaillés !
Eh bien, j'espère que depuis tu as trouvé chaussure à ton pied!
RépondreSupprimerSuis d'accord avec toi, le plus dur c'est de "faire" les chaussures de randonnée : une ampoule à 2500 m d'altitude et quatre heures de marche pour rentrer ça peut tourner au calvaire ...
Mon cordonnier, il est un peu parano: il te fait la leçon quand tes godasses sont trop usées ou qu'elles sont mal cirées !!
Y' en a encore, de ces échoppes. Avec la même odeur et les bouts de cuir de différentes couleurs sur les "tables"...
RépondreSupprimerJ'adore les cireurs de chaussures des rues, ces petits métiers qui perdurent dans certains Pays !
RépondreSupprimerPour une piècette, ils te redonnent des chaussures comme neuves !
Je suis sûre que ça marcherait en France... voilà peut-être un projet pour ma retraite ! une petite entreprise de cirage de bottes !...
Avec les chaussures neuves qui me font des ampoules, je me soigne et je persiste ! et oui, là aussi, et c'est moi qui gagne !
Je viens d'en mater une paire pour cet hiver ! lol !
Cordonnier, c'est un bon métier, il faut vraiment avoir des godasses de marque pour avoir envie de les faire ressemeler, sinon, aïe !
Et quand on est prévoyant et écureuil comme Mlle Nanou, on va chez le cordonnier quand on a acheté une paire de chaussures, pour un soin préventif !!!
La vieillesse m'apporte quelques maux de pieds et "mon os de vieillesse" pousse doucement...
Allez, vivement l'été prochain, qu'on puisse les mettre à l'air, nos p'tits petons !
En attendant, laissons-les dans nos chaussons au moins pour ce week-end un peu moche.
Bises du 7e Sud