mardi 24 août 2010

LES JOLIES COLONIES DE VACANCES !!!!



COMBLOUX, Le PLM
1912 par sa situation de belvédère sans égal face à la chaîne des Alpes et du Mont-blanc, a valu à Combloux d'être choisi en 1912 pour la construction du Grand hôtel du Mont-blanc, par un riche propriétaire Suisse et sous le crayon de l'architecte Fleury Raillon.
1914 cet hôtel devait accueillir les premiers skieurs, de la terrasse du restaurant la vision de l'énorme massif, depuis le dôme et le col du Miage jusqu'à l'aiguille de Bionnassay en passant par le sommet du Mont-blanc est un spectacle sublime, c'est le point idéal pour contempler cette masse prodigieuse.
1923 il fut acquis par la Compagnie P.L.M, rebaptisé "Hôtel du PLM",
1924 de remarquables agrandissements, il passe d'une capacité de 50 à 200 chambres. Quelques 60 salles de bain sont aménagées ainsi que de grand salons de réception, des terrasses avec balustrade à colonnettes ventrues, typique de l'architecture de la Belle Époque. Cet hôtel de luxe, érigé au sein d'un parc d'une quinzaine d'hectares ou sont installés trois courts de tennis, un golf 6 trous et une patinoire, attire alors une clientèle fortunée. Hommes politiques, industriels ou artiste viennent en vacances à Combloux "Le balcon sur le Mont Blanc". Été comme hiver, l'hôtel affiche complet, chaque saison pour prendre soin de ce beau monde, plus d'une centaine d'employés sont recrutés. l'été il y avait un orchestre à demeure. Il s'installait sur la terrasse ou était servi le goûter. En saison il y avait aussi de nombreuses soirées de galas, ou les convives revêtaient leurs plus belles toilettes. Avec la seconde guerre mondiale, l'établissement ferme ses portes. Il ne s'en remettra jamais vraiment et, après avoir accueilli des colonies d'enfants de cheminots S.N.C.F., il cesse toutes activités.
1955 il fut reconverti en résidence multipropriété.


Imaginez la petite fille de cheminot, âgée de dix ans, qui a quitté son HLM de Gorge-de-Loup uniquement pour des vacances chez sa Mémé à EVEUX-sur-L'ARBRESLE et qui débarque là, dans cette résidence majestueuse, somptueuse, pour y passer trois semaines de vacances.
Ce n'est pas tant l'importance du bâtiment qui m'a frappée mais c'est surtout (comme le dit le texte) la vision époustoufflante, sublime, pour moi magique, inimaginable, irréelle indescriptible de cette montagne couverte de neige, en plein été, sur fond de ciel tellement pur, tellement bleu. Muette, pétrifiée, j'ai senti ma poitrine se gonfler et les larmes me monter aux yeux : larmes que j'ai laissé couler, en silence. Emotion à l'état pur, sensibilité exacerbée par tant de beauté . Une gentille monitrice m'a prise par la main et m'a dit : "Ne pleure pas, tu seras bien ici, et tu pourras écrire à tes parents pour leur raconter toutes les choses que tu vas découvrir".
Ah, les belles vacances de petits colons privilégiés, partis anxieux avec leur petite valise en carton contenant le trousseau soigneusement marqué à leur nom, inventorié sur une liste manuscrite collée sur le couvercle. Le petit sac en plastique cousu par maman contient la brosse à dent et son étui, la savonnette toute neuve dans sa boite, et le dentifrice Gibbs rose comme un fard à joues dans sa boite métallique ronde. J'étrenne les sandalettes de cuir marron achetées au Stock Américain de Vaise.
(à suivre, pour ceux et celles qui le voudront bien)

3 commentaires:

  1. Il est vrai que la SNCF possédait un patrimoine immobilier magnifique (anciens hôtels de luxe, châteaux, chalets…. Sur des terrains immenses et dans des sites remarquables, mer, montagne, campagne.)
    Des années de colo, jamais dans au même endroit, atlantique, alpes, jura…. Avec des activités et un encadrement qui ne m’ont laissé que de bons souvenirs : voile, canoë, randonnées et camps vélo, varappe et escalade…
    J’adorais partir dans ces camps, le premier je l’ai fait à 5 ans, les derniers …. En tant que monitrice !
    Mon fiston était demandeur, il est parti… stage sportif de rugby, équitation… et colo avec des organismes qui demandent une fortune pour deux semaines et dont l’encadrement et la qualité des activités m’ont négativement surprise !!!
    Mais bon, je ne regrette rien, il ne regrette rien… enfant unique, il avait besoin de ces contacts, besoin de vite « vivre hors des jupons de son moman !... » Il avait besoin de cette vie collective comme moi-même j’en avais besoin !
    Pour certains, mauvaise expérience, pour d’autres, expérience unique et nécessité !!!!

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  2. Chère Taty, si tu savais avec quel bonheur je découvre chacun de tes billets. Derrière l'adulte parfois un peu révoltée se cache une petite fille d'une telle sensibilité... J'ai connu le Valais sous différentes formes classe de neige, mutuelle et que de bons souvenirs même si je ne suis pas fort groupe dans la vie. En Classe de neige, étant dans une école catholique, les soeurs qui nous accompagnaient étaient en ravissement devant monsieur le Curé qui avait fait le voyage depuis la Belgique. Quand j'y repense, cela me fait bien rire mais enfant nous trouvions cela tellement important. De la Montagne, je retiendrai les vacances au Tyrol avec mes parents, les plus belles, je pouvais courir dans les alpages comme une sauvageonne et suprême de suprême ma maman m'avait acheté une robe tyrolienne dont j'étais fière. Bien ^sûr qu'on attend une suite à ta belle histoire. Gros bisous.

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  3. Il n'y a pas si longtemps, je m'étais cassé encore le nez sur Sainte "Sandra" !
    Je comprends pourquoi tu penses que je t'ai abandonnée !
    J'arrête pour ce soir, sinon, je ne vais pas pouvoir m'endormir, je reviens demain matin, promis !

    Gendreadoré n'a pas trouvé le truc pour une newsletter qui me signalerait la parution de tes nouveaux billets ? ce s'rait chouette !

    Bises du 7e Sud venté

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