Pour répondre à Antiblues, ne croyez pas que je sois hostile aux progrès et aux changements inévitables du visage d'une ville car, telle une personne vivante, elle doit évoluer, grandir, subir les idées parfois farfelues de ses dirigeants... se rationaliser, se moderniser. Mais, comme beaucoup, et Plume en est la preuve, en bonne lyonnaise, on ne peut s'empêcher d'éprouver une douce nostalgie au souvenirs émus de notre jeunesse envolée. J'ai déjà fait un article sur la Foire en septembre 2008 et j'espère que vous pourrez le lire. Il est difficile de trouver des photos des anciens bâtiments. Voici l'intérieur du Grand Palais avec ses balcons et ses passerelles que nous parcourions en tous sens, avides de ne rien manquer au passage. A 18 ans, pas question de jeans et de baskets... trop petite pour sacrifier à la mode des ballerines, je parcourais les allées en escarpins et rentrait le soir avec des pieds qui me faisait mal à hurler. Mais nous avions joyeusement grapillé de bonnes choses à déguster au Palais de l'Alimentation, fait le plein de buvards, prospectus, échantillons. Pour ne pas se séparer des frères et des copains, nous les avions suivi devant les inventions, appareils de levage, matériel agricole et autres. Cela se passait dehors, de chaque côté de ce qui est maintenant le passage du trolleybus. Certaines années, on se croyait en été... et d'autres, presque en hiver ! Souvent, le temps du premier jour était celui qui prévalait pour toute la durée de la Foire. C'était une question de lune, disaient nos anciens ! Chaleur ou froid, nous apprécions le fait que mes parents travaillent en qualité d'extras (intérimaires) à la grande buvette. Les garçons nous abandonnaient dans l'immense Grand Palais devant les machines à coudre, les broderies, les livres, et tout ce qui concernait les fenottes. A eux le Palais de la Mécanique. Nous nous retrouvions pour rentrer, fourbus, poussiéreux, riant encore des blagues des garçons, du baratin des démonstrateurs, des gens bizarres ou farfelus rencontrés. Une certaine année, nous avions dû choisir d'aller à la Foire un jour de premier mai et, ce jour là étant férié, il n'y avait pas de trolleybus. Imaginez le trajet Gorge-de-Loup, sommet de la Croix-Rousse et redescente sur la Foire ! Retour en sens inverse le soir ! Je pense que, ce jour là, j'avais dû sacrifier à la mode des mocassins !
Très très beau billet, empli de nostalgie... J'aime...
RépondreSupprimerJ'habitais déjà Lyon quand la Foire était encore installée sur les bords du Rhône, mais je n'y suis jamais allé, je ne sais pourquoi... Aujourd'hui, tu m'en donnes des regrets!
Oh, merci, merci, Taty Danielle, pour ce billet que je n'avais pas encore lu... Je n'y arrive vraiment plus !
RépondreSupprimerEt je ne me souvenais plus du tout du Grand Palais, mais bon sans, c'est bien sûr, les escaliers, les galeries, les machines à coudre, etc... on en faisait des pas... mais c'était clair, aéré, organisé, pas comme à Eurexpo !
Comme ça fait du bien tes billets...
Bisous
Bravo pour cet article "nostalgie", une grande claque à EUREXPO, je déteste cet endroit, froid, mal sonorisé.. et cette Foire de Lyon n'a vraiment plus aucun charme... commerce, commerce, ni aucun attrait d'ailleurs, rien de vraiment nouveau n'y est présenté, et les "prix foire" sont souvent des prix foireux !!!!
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