lundi 23 mars 2009

BELLE ET INTELLIGENTE, CETTE CELEBRE LYONNAISE...






Pour le 150ème anniversaire de sa mort aura lieu, au Musée des Beaux-arts de Lyon, une exposition sur NOTRE JULIETTE RECAMIER. Très belle, intelligente, et d’une grande bonté. (En 1840-41, elle aide les Lyonnais inondés sinistrés avec ses deniers personnels).
Née Juliette BERNARD, à LYON, en 1777, sous le règne de Louis XVI, et morte en sous la Présidence de Louis Bonaparte. En 1886, la famille s’installe à Paris, sur la rive gauche, rue des Saints-Pères et le salon de ses parents est très bien fréquenté. Elle vit la Révolution à Paris, protégée par Barrère. En 1793, elle épouse Jacques Récamier, qui est en fait son père. En pleine Terreur, il s’agit pour lui, banquier prospère, de sauver sa fortune et de la lui léguer par le biais de ce mariage blanc. En 1797, Bonaparte revient d’Italie. Juliette sort de l’anonymat en 1798 par sa rencontre avec Mme de Staël. Lucien Bonaparte tombe amoureux d’elle et menace de se suicider. Ce sera le premier d’une longue liste d’amoureux transis et d’amours platoniques, tous plus ou moins célèbres. Dans son Hôtel sur la Chaussée d’Antin, elle reçoit des généraux, des aristocrates, des lettrés. Sous tous les régimes qui se succèdent, dans tous les milieux, il y aura toujours un homme amoureux fou, mais platonique de la belle Juliette que l’on « connaîtra jamais influencée, alliant tant de force à tant d’intelligence ».
En 1802, le peintre Gérard exécute le fameux portrait (exposé à Carnavalet) où elle repose sur la méridienne ou dormeuse dessinée spécialement par Jacob.
Elle voyage, notamment à Londres ou elle rencontre Montmorency très lié avec les deux sœurs Bonaparte. Lorsque Mme de Staël est prescrite, Juliette prend son parti. Comme elle est proche de Bernadotte, elle sera surveillée. Elle est pressentie par Fouchet pour faire partie de la Cour Impériale. En 1805, faillite de la Banque Récamier, tous les biens vendus. Mort de sa mère en 1806. Elle adopte une petite nièce en 1811 et se révèlera une mère admirable.
Il serait trop long d’énumérer la longue litanie de ses voyages, ses aller-retours sur Lyon, ses rencontres, de ses aléas (exilée en 1811 jusqu’à la mort de Napoléon), de ses admirateurs (Bernadotte, le fils d’Ampère, Lamartine, Stendhal, Hugo, Sainte-Beuve, Musset, Ballanche, Le Duc de Noailles et Tocqueville, Tourgueniev...). A Rome, le grand sculpteur Canova exécute deux bustes... et bien sûr, Chinard, lyonnais, également.Son grand amour partagé, qui verra un accomplissement dans la tendresse et la complicité, sera pour Chateaubriand, qu’elle avait rencontré auparavant mais qui officiellement est révélé en 1834. Elle meurt le 11 mai 1849 ayant contracté le choléra. Elle est enterrée à Paris, au cimetière Montmartre.






3 commentaires:

  1. Tant de beauté et pas d'amour partagé? Je ne peux le croire!

    RépondreSupprimer
  2. Avec un mariage "blanc" avec son père, je la comprends...
    Merci pour ton récit et comme toujours, j'apprends !
    11 mai 1849... sa mort coïncide à un jour et un siècle près à la date de ma naissance !! en voilà un scoop !
    Bises du Sud, dans le 7e !

    RépondreSupprimer
  3. Voilà un article bien documenté. Je suis allée hier lui faire une première petite visite. Comme elle devait être fine et jolie. Ses robes et ses gants témoignent de son élégance.

    RépondreSupprimer