jeudi 23 juin 2011

La maison de mes étés d'enfant

 
Posted by Picasa

Maison sans racines
Engluée dans tes mailles
Vissée à tes ancrages
Couvant parures et biens
Je me défais de tes cordages
Te laisse à tes façades
A tes entraves de mille riens
Pour célébrer
La Maison sans racines
Entre ses murs dévêtus.
(Andrée Chedid)
La maison de mon enfance, est enracinée dans d’autres cœurs, maquillée, transformée, resserrée sur son terrain rétréci habillé d’arbres tout petits...
Son image, dépouillée de ses racines, flotte dans ma mémoire, brute de ciment, rustique et vraie, volets ouverts sur la cour où deux petites filles se tiennent la main. Elle respire l’odeur de sa vigne, de son verger et de son jardin arrosé de l’eau du puits et de sueur. Elle s’évade dans son pré, sous les cerisiers en fleurs. Elle navigue sur un champ de blé, houle verte sous le vent. Elle respire avec la brise, pleure et tremble sous les orages, s’immobilise terrassée par la chaleur d’août, saoulée de sucre, de confitures, de fruits, de senteurs lourdes. Elle s’affaire avec l’automne qui arrive avant de s’engourdir dans la chaleur du fourneau et l’odeur de la soupe.
Je ne me déferais jamais tout à fait de son ancrage.

mardi 21 juin 2011

21 juin ! La Fête de la musique a 30 ans !

Que sont devenus les groupes de musiciens de la toute première Fête de la Musique ?
Et qui, aujourd'hui, se souvient du musicien-chanteur des rues qui passait, avec son orgue de barbarie, de cours d'imeuble en impasses, de ruelles en boulevards ! Il était souvent accompagné d'une femme, chanteuse ou non, qui ramassait les pièces de menue monnaie jetées par les fenêtres, et escortés tous deux par une ribambelle de gamins zélés qui repèraient les pièces égarées dans l'herbe pour leur les remettre. Parfois, il vendait des partitions ou les textes des chansons... textes soigneusement recopiés dans des "cahiers de chansons" !

 
Posted by Picasa

vendredi 17 juin 2011

Mon message, ma prière, ma philosophie....

J'aime cette belle chanson ! Je vous l'offre !

Serge Reggiani
IL FAUT VIVRE
C. Lemesle - C. Piget
Il faut vivre, l'azur au-dessus comme un glaive
Prêt à trancher le fil qui nous retient debout
Il faut vivre partout, dans la boue et le rêve
En aimant à la fois et le rêve et la boue
Il faut se dépécher d'adorer ce qui passe
Un film à la télé, un regard dans la cour
Un coeur fragile et nu sous une carapace
Une allure de fille éphémère qui court
Je veux la chair joyeuse et qui lit tous les livres
Du poète au polar, de la Bible à Vermot
M'endormir presque à jeun et me réveiller ivre
Avoir le premier geste et pas le dernier mot
Étouffer d'émotion, de désir, de musique
Écouter le silence où Mozart, chante encore
Avoir une mémoire hypocrite, amnésique
Réfractaire aux regrets, indulgente aux remords

Il faut vivre, il faut peindre avec ou sans palette
Et sculpter dans le marbre effrayant du destin
Les ailes mortes du Moulin de la Galette
La robe de mariée où s'endort la putain

Il faut voir Dieu descendre une ruelle morne
En sifflotant un air de rancune et d'espoir
Et le diable rêver, en aiguisant ses cornes
Que la lumière prend sa source dans le noir
Football, amour, alcool, gloire, frissons, tendresse
Je prends tout pêle-mêle et je suis bien partout
Au milieu des dockers dont l'amarre est l'adresse
Dans la fête tzigane et le rire bantou
On n'a jamais le temps, le temps nous a, il traîne
Comme un fleuve de plaine aux méandres moqueurs
Mais on y trouve un lit et des chants de sirènes
Et un songe accroché au pas du remorqueur
Jamais ce qui éteint, jamais ce qui dégoûte
Toujours, toujours, toujours, ce qui fait avancer
Il faut boire ses jours, un à un, goutte à goutte
Et ne trouver de l'or que pour le dépenser
Qu'on s'appelle Suzanne, Henri, Serge ou que sais-je
Quidam évanescent, anonyme, paumé
Il faut croire au soleil en adorant la neige
Et chercher le plus-que-parfait du verbe aimer
Il faut vivre d'amour, d'amitié, de défaites
Donner à perte d'âme, éclater de passion
Pour que l'on puisse écrire à la fin de la fête
Quelque chose a changé pendant que nous passions

jeudi 9 juin 2011

TAG...ada... tsoin, tsoin !!!

Attrapez le livre le plus proche, allez à la page 18 et à la 4ème ligne : Qui y a-t-il d'écrit ? lumières des tours Trump. Les yeux ouverts, elle regarde... Catherine Cusset, "Un brillant avenir".
Quelle est la dernière chose que vous ayez regardé à la télévision ? J'ai les oreilles sur "preuves à l'appui" mais j'ai l'esprit et les deux yeux sur Henriette Plakard...
En dehors de l'ordinateur qu'entendez-vous ? Mon Henriette est muette car le ding ding qui sanctionne les fautes m'agace. A part ça, faut-il lire entendre ou écouter ? La journée, rien. La nuit, le radio-cassette-CD avec Brel, Ferrat, Reggiani, Solleville...
Quand avez-vous ri pour la dernière fois ? Je me suis retenue parce que je suis vraiment trop moqueuse!
Quel est le dernier film que vous ayez vu ? Rien à déclarer, avec Lépoux et Petit Prince. J'aime pas le ciné...
Si vous deveniez millionnaire dans la nuit quelle est la première chose que vous achèteriez ? Dans la nuit ? Pourquoi, puisqu'il me faudra attendre le matin pour m'acheter les croissants chauds et la boulangerie !!!
Dites-nous quelque chose de vous que nous ne sachions pas encore ? Vous me prenez pour un reporter, le FBI, la CIA ? Bon, la marchande de légumes me tutoie et, jeudi prochain, elle me mettra de côté un kg de haricots verts fins de son jardin.
Quel serait le prénom de votre enfant si c'était un garçon ? Un garçon ???? à mon âge, ça va pas !!!!
Si c'était une fille ? ça serait guère mieux !!! Bon, j'aimais Audrey, ou Axelle...
Avez-vous déjà pensé vivre à l'étranger ? si oui où ?A l'étranger ? Ouais, si on y parle français ! Comme Pierrot Bâton, je choisirai... les Côtes d'Armor, les Hautes-Alpes, le Midi, alternativement...
Que voudriez vous que Dieu vous dise lorsque vous franchirez la porte du paradis ? Et mes capsules de Nespresso ?
Aimez-vous danser ? J'aimais... mais je dansais mal. Je ne danse plus que devant le buffet, ou bien avec les canards !
Avez-vous vu quelque chose d'étrange aujourd'hui ? Dans un flacon, un limaçon, enfilait sa culotte tandis qu'au plafond une araignée se tricotait des bottes.
Quand vous êtes sortie la dernière fois qu'avez-vous fait ? J'ai couru jusqu'au bloc des sanitaires pour... prendre ma douche !!!

mardi 7 juin 2011

Les objets perdus....

Qui a perdu une carte postale de l'Ile de Ré
Un gant blanc pour une main petite
Une clé, un faux nez
Une photo avec écrit au dos Marguerite

Un éventail, une poupée en robe du soir
Une montre qui marque minuit moins dix
Une médaille du travail, un dollar
Une raquette de tennis, un bas noir

Qui a perdu ?
J'travaille aux objets trouvés
Qui a perdu son mystère
Une occasion de se taire
Une caresse
Une bataille, une idée
Ou sur un coup de dé
Sa jeunesse

Ou sa mémoire
Un visage dans un miroir
Qui a perdu un regard
Un adjectif quelque part
Dans une lettre
Un cri à une fenêtre
Un prénom commençant par Marie

Qui a perdu une carte postale de l'Ile de Ré
Un gant blanc pour une main petite
Vite, vite, un chapelet
Un bracelet avec écrit autour "Mon amour"

Qui a perdu ?
J'travaille aux objets trouvés
Qui a perdu l'habitude
L'habitude d'être aimé
Et alors ?
Qui a perdu le nord ?
Qui a perdu le sud ?
Ou encore

Une histoire ? Oui
Moi j'ai perdu mon histoire
Mon visage, oui, un regard
Ma main sur une main petite
J'ai perdu mon cœur
Mon sang, ma vie
Un prénom commençant par Marie
Marie, Marie, Marie, Marie...

Chanson de Serge Reggiani

mardi 31 mai 2011

Tiens, il pleut !


La pluie tétue, régulière, nous endort doucement en tapotant obstinément sur le toit de la caravane. Lépoux a choisi la lecture sous sa couette douillette et moi, je Googolise, j'Inter-nénettes, je traitement-de-texte-souvenirs, je poétise...
Mais quelle est cette Sainte qui comble les agriculteurs de joie en ce triste mardi ?
Pétronille !!!!Le prénom de Pétronille est un diminutif du prénom Petro ou Petrus. Elle était la descendante de Titus Flavius Petro, le grand-père de Vespasien. Elle doit souvent apporter la pluie car les dictons qui la concerne disent :
«Pluie de Sainte Pétronille change raisin en grappilles.»
(et non en grappes, oh, la vilaine !!!)
«Quand il pleut, Sainte Pétronille, quarante jours trempe sa guenille.» (ah non, pitié, je veux bien compatir au sort des agriculteurs mais pas rester enfermée quarante jours dans ma coquille !)
«S'il pleut le jour de Sainte-Pétronille, le blé diminue jusqu'à la faucille.»
(Certes, qu'il fasse trop chaud, ou trop froid, qu'il pleuve ou qu'il vente trop, les céréaliers recevrons des subventions mais cela ne nous empêchera pas de voir augmenter le prix du pain et de la farine !)

Madora snobe Pétronille chaque fois qu'elle part en vacances et cette dernière ne manque pas de se venger !!!

Comme beaucoup de saints des premiers temps de l'Église, on ne connaît quasiment rien de sa vie. Les seules informations sûres sont le nom qu'elle portait, et le fait qu'elle soit une martyre : ces deux indications figurent sur une fresque du IVe siècle située dans la basilique souterraine des catacombes de Rome. Le sarcophage qui conservait les restes de la sainte fut transféré dans la basilique pontificale par le Pape Paul Ier en 757 et se trouve toujours à la Basilique Saint-Pierre.
Charlemagne, aux environs de l'an 800 vint à visiter la chapelle où reposait le corps de Pétronille et sembla avoir une profonde vénération pour elle.
Par ailleurs, Pétronille, depuis l'époque de Charlemagne était reconnue comme patronne des rois de France, elle devint patronne nationale quand la France se nomma Fille aînée de l'Église, ce qui a fait dire que la France est la première fille de l'Église comme Pétronille est la fille (biologique de St Pierre) du premier chef de l'Église.
Les attaches de la France avec la sainte ont perduré : Louis XI avait une grande vénération pour elle, il lui adressa de ferventes prières pendant la maladie du dauphin, le futur Charles VIII. Ce dernier ayant été guéri, le roi fit embellir la chapelle de sainte Pétronille.
Tiens, et si on lui demandait de guérir la France de tous ses maux ?
Chaque année, le 31 mai, jour de la fête de Sainte-Pétronille, une messe est dite à Rome, pour la France, et tous les Français de Rome y sont invités.

Certains ont du prier pour qu'il pleuve !
A quand les premières innondations ?

Nouvelle histoire de... chaises !

 

 

 

 
Posted by Picasa

Vendredi 27 mai, quatorze sièges sur une belle terrasse, avec vue, à LUCENAY, en plein pays des Pierres dorées... sympathique pique-nique commun entre gymnastiqueuses, partage de victuailles, de plats et de gâteaux préparés avec amour, de rires, de paroles, de souvenirs, de photos !
A cause du droit à l'image et de la peur de certaines vis-à-vis d'Internet, pas de photos de cette scène chaleureuse, inoubliable.
Le soleil nous a accueilli et accompagné le temps de faire le tour de la propriété, de goûter les griottes, les framboises, de sentir le tilleul, le sapin, l'herbe coupée, les roses, le temps de prendre l'apéritif, de goûter à tout les plats proposés, de plaisanter.
Après le café, nous avons marché au milieu des vignes pour atteindre le haut du coteau qui domine le village, le Val de Saône et l'Azergue au loin, et plus loin encore, le Mont Cindre, le Mont Thou, le Mont Verdun. Certains jours, on peut aperçevoir le Mont Blanc nous précise notre hôtesse.
A ce moment là, le soleil moins courageux que nous a cessé de lutter contre les nuages et le vent frais et nous avons poursuivi notre promenade sans lui : visite à la Madone, descente sur le village pimpant, propre, fleuri, calme... visite de l'église. Belles maisons en pierres... blanches car LUCENAY possédait une carrière de ces belles pierres calcaires qui ont servi pour la construction de la primatiale St-Jean. Qui dit carrière dit tailleur de pierre : admirons le joli petit balcon et sa fenêtre décorée dignes de Roméo et Juliette !
La grosse et belle bâtisse est une ancienne fabrique de cotonnade.
Avant de nous séparer, nous avons pris un petit goûter.
Retour de Tatydany requinquée, heureuse, détendue.
Dimanche, c'était Fête des Mères et anniversaire de Petite Princesse.
Lundi, j'ai repris la route de la Roubine...
Jeudi, mes co-gymnastiqueuses reprendront les cours pour s'arrêter fin juin.
Des journées comme celles-ci, ça n'a pas de prix !