Quand je ne pourrai plus lire, satisfaire mes fringales de
chocolat et parcourir (ma ville ou la campagne) des plages en traquant la crevette aux grandes
marées ; quand on m’aura fait passer le goût du vin avec des discours
raisonnables ; quand je ne trouverai plus un bonheur idiot dans le simple
geste d’ouvrir chaque matin mes volets sur la lumière ; quand je
n’aurai plus le courage de râler contre le temps comme je l’ai fait avec
entrain toute ma vie ; quand je ne saurai plus que me lamenter au lieu de vitupérer ;
quand je ne ferai plus de mal à une mouche ; quand je penserai à mon
cholestérol avant de savourer du beurre salé à la cuillère ; quand je
deviendrai jalouse de ce que font les autres ; quand je ne
parviendrai plus à (glaner pour cueillir une fleur, sentir des herbes, ramasser un fruit, un caillou) mettre un genou en terre pour (dire à la nature que je l'aime, que j'ai besoin d'elle pour me ressourcer) parler à l’oreille de mon
jardin ; quand je préfèrerai me coucher que de sortir avec mon meilleur
ami... Quand enfin je sentirai ce qu’on appelle le poids des ans et ne
bénéficierai plus de cet âge imprécis que l’on a dans ses rêves, que je me
laisserai impressionner par le verdict des miroirs au lieu de me fier à mes
certitudes intérieures ; en un mot quand je ne trouverai plus de plaisir à
mes plaisirs et trop de peine à mes peines, je renoncerai à survivre, (j'aimerai ne pas devoir survivre). Car la
vie, c’est moi. Ce n’est que moi.
Très beau texte, si juste, si criant de vérité ! Vivons à fond les manettes !!
RépondreSupprimerBises à toi TatyDany, belle journée !
A la fin de ce très beau texte (merci !), je rajouterai entre parenthèses et en violet, ma couleur préférée : Parce que la patronne de ma vie, c'est moi, Et personne d'autre.
RépondreSupprimerSurtout ne pas devoir survivre.... Aujourd'hui où j'ai appris que quelqu'un qui ne demandait qu'à vivre vient de partir, où j'ai croisé ses enfants et sa famille....
RépondreSupprimerCe que je retiens, c'est ta photo de ce beau moment que tu as passé avec tes amis... retiens le aussi !!!
Un petit moment à retenir : promenade du lundi avec Françoise. Rue André Philiph, montée par les vieux escaliers dans St Jean, Fourvière par le jardin du Rosaire, puis promenade de la passerelle du vent jusqu'à La Sarra, cimetière de Loyasse, redescendre sur St Just pour prendre la Ficelle, métro, et pris un verre au Café du Commerce avant de rentrer.... Jeudi dernier, par un temps clément, rue André Philip et quai du Rhône jusqu'au Parc de Gerland : une vraie respiration, du vert, des feuilles toutes neuves, des fleurs, l'eau émeraude !
RépondreSupprimerUn très beau texte Et ça me fait flipper car ça m'est arrivé une fois, de préférer me coucher que de sortir avec mon meilleur ami. Serais je sur la mauvaise pente ? Mais non, car tout le reste va bien encore... Sauf que je ne râle pas contre le temps qu'il fait et que je ne mange pas le beurre à la petite cuillère. :)
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