I
Rauques étaient les voix
Des rainettes le soir,
Là où l’eau du bassin, coulant sans bruit,
Brillait dans l’herbe.
Des rainettes le soir,
Là où l’eau du bassin, coulant sans bruit,
Brillait dans l’herbe.
Et rouge était le ciel
Dans les verres vides,
Tout un fleuve la lune
Sur la table terrestre.
Dans les verres vides,
Tout un fleuve la lune
Sur la table terrestre.
Prenaient ou non nos mains,
La même abondance.
Ouverts ou clos nos yeux,
La même lumière.
La même abondance.
Ouverts ou clos nos yeux,
La même lumière.
Ils s’attardaient, le soir,
Sur la terrasse
D’où partaient les chemins, de sable clair,
Du ciel sans nombre.
Sur la terrasse
D’où partaient les chemins, de sable clair,
Du ciel sans nombre.
Et si nue devant eux
Était l’étoile,
Si proche était ce sein
Du besoin des lèvres
Était l’étoile,
Si proche était ce sein
Du besoin des lèvres
Qu’ils se persuadaient
Que mourir est simple,
Branche écartée pour l’or
De la figue mûre.
Que mourir est simple,
Branche écartée pour l’or
De la figue mûre.
(Yves Bonnefoy)
C'est le printemps, envie de poésie ! je ne connaissais pas...
RépondreSupprimerBon dimanche et... bon vote !