Loin vers l'infini s'étendent
Les grands prés marécageux.
Pas un seul oiseau ne chante
Sur les arbres secs et creux.
O terre de détresse
Où nous devons sans cesse
piocher, piocher.
Dans ce camp morne et sauvage
Entouré de murs de fer,
Il nous semble vivre en cage
Au milieu d'un grand désert.
Bruit de chaînes, bruit des armes;
Sentinelles jour et nuit.
Et du sang, des cris, des larmes.
La mort pour celui qui fuit.
Mais un jour dans notre vie,
Le printemps refleurira.
Libre, enfin, ô ma patrie,
Je dirai : tu es à moi.
O terre d'allégresse
Où nous pourrons sans cesse
Aimer, aimer.
Ceci est l'un des premiers chants de résistance aux nazis. Composé en 1934 par trois antifascistes allemands d'un camp de l'Emsland situé à Borgermoor, tout d'abord encouragé par les S.S. comme chant de travail; il fut interdit dès que fut reconnu son caractère subversif.
(copie d'un feuillet pris au Centre d'histoire de la résistance et de la déportation de LYON - 14 avenue Berthelot - 69007)
Des mots émouvants et une très jolie photo. Bonne journée à toi.
RépondreSupprimerMerci Praline. La journée fut... ni trop bonne, ni trop mauvaise...
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