Le paysan laboure avec l'araire, charrue légère qui convient à la terre ingrate, aride, car cet instrument ne fait pas remonter à la surface les cailloux omniprésents sous la mince couche arable. Nourrir les lapins, la volaille, surveiller le cochon, c'est l'affaire des femmes.
Les bergers veillent jalousement sur la richesse que représente un troupeau. Les bêtes sont soigneusement examinées et classée par âge avant de partir pour la longue transhumance qui les conduira vers des pâturages plus riches. En plus de la viande, du lait et des fromages, source de revenus, le mouton fournit la laine, une matière précieuse qui garnira les matelas, rembourrera les couvertures piquées, sera teinte, filéee, tissée, tricotée, détricotée, retricotée...
>"Ils étaient raisonnables"...(...) "Ils se sont gardés des réflexions inutiles, des nuisibles pensées. Ils n'ont pas arrêté, pas laissé leurs mains pendre, inactives...(...)... déterminés, eux-mêmes, sans reste ni réserve, tels que l'heure et l'endroit l'exigeaient depuis trois mille ans" (MIETTE, par Pierre Bergounioux)





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