Je vous offre ce poème, lu ce matin sur le fameux tableau noir de la fameuse petite rue...
PAUL ELUARD, "LES YEUX FERTILES" (1936)
On ne peut me connaître
Mieux que tu me connais
Tes yeux dans lesquels nous dormons
Tous les deux
Ont fait place à mes lumières d'hommes
Un sort meilleur qu'aux nuits du monde
Tes yeux dans lesquels je voyage
Ont donné aux gestes des routes
Un sens détaché de la terre
Dans tes yeux ceux qui nous révèlent
Notre solitude infinie
Ne sont plus ce qu'ils croyaient être
On ne peut me connaître
Mieux que je te connais.
En souhaitant à toutes et tous de voyager dans des yeux tendres et confiants - qu'ils soient tout neufs où déjà si las - des yeux amis ou à découvrir et qui les reconnaîtront, les révèleront, feront briller les leurs et chasseront la solitude.
Bonne fin d'année et à bientôt.
Avec toute mon amitié et ma sincérité de blogueuse.
Merci chère TatyDany pour ce très beau poeme et ton commentaire qui m'a vraiment touché.
RépondreSupprimerJe te souhaite de bien terminer l'année dans le regard de ceux que tu aimes...
Bisous francomtois !
C'est un très beau billet.
RépondreSupprimerLes yeux c'est si important...
Des bisous