lundi 21 avril 2014

BRANGUES... EN ROUGE ET NOIR

Photo : La maison MICHOUD

A BRANGUES s'est déroulé un drame qui a inspiré STENDHAL (Henri Beyle 1783-1842) pour son célèbre roman "Le Rouge et le Noir".
Le héros du fait divers sanglant est Antoine Berthet, né le 4 mars 1801), 7ème enfant d'un maréchal-ferrant possédant sa maison à Brangues. D'une intelligence remarquable, il est distingué par l'Abbé Michoud qui l'envoie au séminaire. Antoine y tombe malade et revient dans sa famille. Au séminaire, dans sa malle, on découvre des lectures "contraires aux bonne mœurs" et on l'invite à ne pas revenir.
Il est placé chez Monsieur MICHOUD DE LA TOUR comme précepteur. Il se prend de passion pour la maîtresse de maison, née Eulalie Giraud.  En 1823, il est envoyé au séminaire de Belley d'où il est renvoyé 3 ans après.
Il devient précepteur des enfants du Comte CORDON au Château de la Barre. Henriette, fille du Comte, en tombe follement amoureuse. Le projet de mariage est contrarié par une lettre de non-recommandation, aux termes très défavorables, de Mme MICHOUD DE LA TOUR souffrant d'une jalousie morbide. Antoine est renvoyé en 1827.
Maître Trolliet, Notaire à Morestel, l'embauche.
Mais, plein de rancœur et de jalousie, il prépare sa vengeance.
Le 21 juillet 1827, il se rend à la messe à BRANGUES et se place derrière Madame MICHOUD. Il lui tire une balle dans la nuque au moment de la communion puis tente de se suicider.
Arrêté et emprisonné à Morestel, puis Bourgoin, puis Grenoble, il est jugé coupable tandis que Mme MICHOUD se remet lentement.
Le couperet tombe : Antoine avait 26 ans.
L'Eglise profanée sera démolie puis reconstruite.

mardi 15 avril 2014

IL SUFFIRAIT DE FRANCHIR LE PONT... et l'on passe de Rhône à Ain

Le pont de Groslée est un pont suspendu franchissant le Rhône entre les communes de Groslée (Ain)et de Brangues (Isère). Conçu par Ferdinand Arnodin et achevé en 1912, il a une portée principale de 177,20 m de longueur.
Il a été partiellement détruit en 1940 pour stopper l'avancée allemande mais rapidement rétabli.
Ferdinand Joseph Arnodin est un ingénieur et industriel français né le 9/10/1845 à Ste-Foy-Lès-Lyon (69) mort le 14/4/1924 à Châteauneuf-s/Loire (Loiret).
La construction des ponts suspendus s'était arrêtée en France à la suite de l'effondrement du pont des chaînes d'Angers en 1850, et celui du pont de La Roche-Bernard en 1852. Il va en relancer la construction en améliorant leur stabilité vis-à-vis des actions dynamiques : augmentation de la rigidité des poutres latérales du tablier, invention des câbles toronnés à torsions alternatives. Il a construit un grand nombre de ponts suspendus de la seconde génération (fin XIXe - début XXe siècle), et il a aussi restauré et consolidé quantité de ponts suspendus anciens à câbles de la première génération (avant 1860) : les tabliers étaient renforcés et les vieux câbles de fil de fer remplacés par des câbles d'acier à torsions alternées, souvent avec adjonction de HAUBANS (modification structurelle connue sous le nom de "Système Arnodin").
(Je suis l'auteur de la grande photo : comme de nombreux curieux, nous sommes descendus sur la berge pour mieux admirer le pilier - la petite photo a été trouvée sur Wikipédia).





Bon, voilà que Tatydany ne cesse de passer d'un Pont à l'autre... que ce soit à Lyon à la campagne... en attendant les ponts des Fêtes de Mai ! Et encore, encore, voilà qu'elle glorifie ce Rhône qu'elle a vu musarder, autour de Brangues, s'alanguissant en méandres, prenant des airs bucoliques entre lac et étangs... étirant un bras paresseux pour longer les plantations de peupliers, les bois, les bosquets Mais toujours de cette incroyable couleur d'émeraude jouant avec les reflets de l'azur. Roi de cette plaine alluviale, il règne sur un immense domaine très verdoyant, aux riches prairies grasses, aux plantations de peupliers, gîte et refuge d'une incroyable faune et d'une très riche flore.

samedi 12 avril 2014

ARSENIC... ET VIEILLES DENTELLES


Arthur Rimbaud
POISON PERDU
 


Des nuits du blond et de la brune
Pas un souvenir n’est resté ;
Pas une dentelle d’été,
Pas une cravate commune.

Et sur le balcon, où le thé
Se prend aux heures de la lune.
Il n’est resté de trace aucune,
Aucun souvenir n’est resté,

Au bord d’un rideau bleu piquée,
Luit une épingle à tête d’or
Comme un gros insecte qui dort.

Pointe d’un fin poison trempée,
Je te prends, sois-moi préparée
Aux heures des désirs de mort.
 
Le menuisier au tableau... noir... aurait-il un coup de blues ? ou un trou de mémoire ?
Je crois qu'il avait déjà affiché ce poème de Rimbaud.
Mais, après tout, une piqure de rappel, ça ne fait pas de mal !!!

REPONSE.. à bâtons rompus

Merci Jeanne, un compliment fait toujours chaud au cœur. De plus, j'ai le sentiment que tu as saisi ce que je voulais faire passer : la nostalgie de l'enfance qui me reprend à chaque printemps avec ce manque tjrs profond de ces personnes que j'ai tant aimées... et celles qui se sont éloignées sans que l'on sache ni pourquoi ni comment... mon rapport difficile avec l'écriture qui me sert d'auto-analyse. Je vais boire un grand coup de sirop Vermifuge Lune... et je serai mieux "lunée" !!!!!
Merci Madora : Je les aime tant, ces objets... J'aimerai en dresser l'inventaire pour expliquer leur histoire ! Mais c'est imposer un lourd héritage. Autant que chacun se les approprie et les fasse vivre, comme tu le dit ! Tu sais combien Sœurgrande a des raisons de se sentir triste, accablée, déçue. Tellement solitaire ! Et tellement "solidaire" de tous ces ennuis qui accablent les miens !
Merci Praline : merci de ta compréhensive gentillesse. Le temps qui file entre les doigts comme du sable... regrets, remords, souvenirs gais et tristes, le mot avenir qui ne veut plus rien dire, le mot passé qui a pris la place du présent sans que l'on s'en rende compte... Dix années de moins font la différence ! Merci pour les compliments sur l'écriture : je m'applique et cela me tient à cœur ! 


dimanche 6 avril 2014

A BATONS (ininter)ROMPUS

Une PLUME légère m'a fait redécouvrir Marcelline DESBORDES-VALMORE et ses roses de Saadi tandis que le célèbre Bloggeur Anticafard déclarait préférer "Les séparés" du même auteur. Et c'est là mon avis !
"Une chère écriture est un portrait vivant"

Oui, mais qu'en est-il de cette écriture informatique, mécanique, métallique, hypocrite, antipathique ?
Il m'en a fallu du temps pour m'exprimer par le clavier : le temps que la main perde la mémoire de ces mots amoureusement façonnés et de ce long cheminement du cœur au cerveau et jusqu'au bout de la plume !
La souris informatique a dévoré nos grimoires !
Retirés, les cahiers et les carnets, et les bloc-notes, et les petites notes volantes !
Imprimer ? effacer, supprimer ? coller, copier ? publier ? aperçu ? corbeille ou dossiers bien reliés ?
Des années pour passer du ON au JE... retourner au silence, tomber dans l'oubli.


Rameaux fleuris
Une branche de cerisier en fleur, éclatant de blancheur sur fond de ciel bleu, et me voilà émue aux larmes !
Le Printemps a cet effet étrange, sur moi, de me remplir d'un sentiment étrange, indéfinissable, entre larmes de bonheur et nostalgie, douce tristesse et amertume.
Ce matin, au marché, je n'ai pu résister à l'achat d'un bouquet de lilas : pour l'odeur ? pour le souvenir de la cueillette de ces fleurs lors des promenades dans les chemins creux ? Pour ces arbustes que je revois plantés dans certains jardins ?

Objets inanimés....
Non, rassurez-vous, je ne vais pas tous les photographier ! Ni en dresser la liste ; ce serait pire que l'inventaire de Prévert.
Je ne suis pas une vraie collectionneuse, non... Mais je possède des dizaines de vases : les utilitaires, de toutes tailles et de toutes formes, parce que, bien sûr, on manque toujours de celui qu'il faudrait pour accueillir les fleurs qu'on vous offre ! Et aussi, le vase de ma Mémé, des vases art-déco, du verre craquelé, du cristal... des opalines de foire, la cafetière de l'arrière grand-mère...
Et des boîtes ! des bougeoirs... trois Missels, des roses des sables... Des mouchoirs brodés, de vieilles dentelles... des cartes postales... des verres... des vanneries... des cadres... J'en oublie ! Parlons de l'oubli justement. Je connais l'histoire de tous ces objets. Certains n'ont d'autre valeur, justement, que par ce qu'il représente dans le souvenir. Mais après moi, qui s'en souviendra ? Et après tout, quelle importance !!! Les garder ? M'en séparer ? Je les aime, j'en profite... mais je suis nostalgique quant à leur devenir...

Cela m'amène aux déménagements...
Il y a eut ceux faits dans la joie et la bonne humeur, avec moult anecdotes. Il y a eut ceux faits avec le cœur partagé entre regrets d'une période qui s'achevait et optimisme pour ce qui allait advenir. Le dernier en date, avec tristesse pour ce que nous laissions derrière nous et inquiétude pour le devenir.
Et puis, il y a eut ceux qui font tellement mal : l'appartement de Maman à vider parce qu'il faut bien finir par le vendre pour subvenir aux frais de la Maison de Retraite ! L'appartement de Belle maman qui rentre en Maison de Retraite et doit choisir ce qu'elle vent emmener... Et puis, hélas, un jour, ledit appartement qu'il faut vider définitivement !
Parfois, une tristesse accablante, puis un cafard sournois, voire une angoisse latente, me saisissent sans que je définisse exactement ce qui me trouble dans cette évocation...
Tous ces objets dont on n'a pas le courage de se séparer et qui demeurent, à la cave, au garage, dans des cartons.

Ca existe,  la dépression de la vieillesse... Devrait se soigner, la Tatydanylyon !!!!!

samedi 5 avril 2014

Au revoir REGINE !



Régine Deforges, née le à Montmorillon dans la Vienne et morte le (à 78 ans) à Paris, est un écrivain et une éditrice française. D'un ton très libre, voire libertin, ses romans sont souvent des plaidoyers féministes défendant le droit des femmes à s'assumer seules, jusques et y compris dans leur sexualité, qui peut être le lesbianisme. Elle situe l'action de plusieurs de ses romans dans la campagne proche de Montmorillon, et sur les rives de la Gartempe.

(extrait de Wikipédia)

Régine, sulfureuse ?
Libérée et en avance sur son temps ?
Au revoir, et merci pour toutes les bonnes heures de lecture !

P.S: je n'ai pas lu les romans dits... "libertins" !





 


 

mardi 1 avril 2014

A RETENIR... (recommandé par Madora)


Promenade-respiration du lundi avec Françoise : montée à pied à Fourvière par les Jardins du Rosaire. Photo ratée : tronc d'arbre à gauche trop important... et projecteurs (pour illuminer la Basilique) ! Dommage, c'était une belle échappée sur la ville !
Photo 2 : sur la passerelle des Vents... à notre gauche... on domine la Saône... on voit le Mont Cindre et le Mont Thou au loin... tandis que sur la gauche on domine un jardin impeccable.... jardin de curé puisque la grande bâtisse du fond de l'image est une institution religieuse.
Oh, le calme, les chants d'oiseaux, les pelouses bien vertes, les arbres en fleurs ou parés de feuilles nouvelles ! Un vrai baume pour l'âme, le cœur, un sédatif, un stimulant !