vendredi 29 novembre 2013

Petit signe de la main à Pierrot Bâton et Praline....

Voilà quel allait être mon billet suivant :

"Barque sans fond qu'on a désamarrée"... canonnée,  je me SABORDE !!!!

Bon, puisque c'est demandé tellement gentiment, promis, depuis mon île désertée, de temps à autre, je lancerai une bout...ade  à l'amère !!!



jeudi 28 novembre 2013

Du haut de sa tour....

sœur Dany ne voit plus rien venir.....
De toute façon, la source est tarie.
Elle reprend donc, seule, son chemin pavé de bonnes intentions....



Glendelogh, Irlande 1982










lundi 25 novembre 2013

RECONVERSION


Être patronne de beuglant
Avec des airs de royauté
Émouvoir les gars déhanchés
Qui marchent en se dandinant
Tenir dans la Grande Prairie
Un saloon un peu mal famé
Et demeurer la plus hardie
Pour qu´un cow-boy puisse m´aimer

Sous ma jupe noire en satin
Porter toujours des dessous blancs
Un corset que, tous les matins,
Me lacerait mon frustre amant
Un homme simple qui jargonne
Et dont l´approche m´éperonne
Dont le rire fouette mon sang
Comme une claque sur mes flancs

Le laisser prendre à mon magot
L´argent pour payer ses taureaux
Quand il boit, compter tous les coups
Et le gifler quand il est saoul
Quand il parle de m´écorcher
Lui tendre son vieux pistolet
Et nous endormir, quel bonheur!
Avec ses lèvres sur mon cœur

Avoir sur mes draps des festons,
Une lampe en cuivre à pétrole
Et me sentir la lèvre molle
Quand il nasille ses chansons
Être sa proie et son délice
Sa fête à lui et sa complice
Et finir un jour, ça, c´est vrai
Par nous épouser comme on est
(paroles de Catherine Paysan, chantées par Francesca Solleville)

jeudi 21 novembre 2013

Il y a des choses.....


Il y a des choses que je ne dis à Personne Alors  
Elles ne font de mal à personne Mais
Le malheur c’est
Que moi
Le malheur le malheur c’est
Que moi ces choses je les sais
 
Il y a des choses qui me rongent La nuit
Par exemple des choses comme
Comment dire comment des choses comme des songes
Et le malheur c’est que ce ne sont pas du tout des songes
 
Il y a des choses qui me sont tout à fait
Mais tout à fait insupportables même si
Je n’en dis rien même si je n’en
Dis rien comprenez comprenez-moi bien
 
Alors ça vous parfois ça vous étouffe
Regardez regardez-moi bien
Regardez ma bouche
Qui s’ouvre et ferme et ne dit rien
 
Penser seulement d’autre chose
Songer à voix haute et de moi
Mots sortent de quoi je m’étonne
Qui ne font de mal à personne
 
Au lieu de quoi j’ai peur de moi
De cette chose en moi qui parle
 
Je sais bien qu’il ne le faut pas
Mais que voulez-vous que j’y fasse
Ma bouche s’ouvre et l’âme est là
Qui palpite oiseau sur ma lèvre
 
O tout ce que je ne dis pas
Ce que je ne dis à personne
Le malheur c’est que cela sonne
Et cogne obstinément en moi
Le malheur c’est que c’est en moi
Même si n’en sait rien personne
Non laissez-moi non laissez-moi
Parfois je me le dis parfois
Il vaut mieux parler que se taire
 
Et puis je sens se dessécher
Ces mots de moi dans ma salive
C’est là le malheur pas le mien
Le malheur qui nous est commun
Épouvantes des autres hommes
Et qui donc t’eut donné la main
Étant donné ce que nous sommes
 
Pour peu pour peu que tu l’aies dit
Cela qui ne peut prendre forme
Cela qui t’habite et prend forme
Tout au moins qui est sur le point
Qu’écrase ton poing
Et les gens Que voulez-vous dire
Tu te sens comme tu te sens
Bête en face des gens Qu’étais-je
Qu’étais-je à dire Ah oui peut-être
Qu’il fait beau qu’il va pleuvoir qu’il faut qu’on aille
Où donc Même cela c’est trop
Et je les garde dans les dents
Ces mots de peur qu’ils signifient
 
Ne me regardez pas dedans
Qu’il fait beau cela vous suffit
Je peux bien dire qu’il fait beau
Même s’il pleut sur mon visage
Croire au soleil quand tombe l’eau
Les mots dans moi meurent si fort
Qui si fortement me meurtrissent

Les mots que je ne forme pas
Est-ce leur mort en moi qui mord
 
Le malheur c’est savoir de quoi
Je ne parle pas à la fois
Et de quoi cependant je parle
 
C’est en nous qu’il nous faut nous taire
 
Louis Aragon
Le fou d'Elsa 

mercredi 13 novembre 2013

Journée de la gentillesse !!!!

Une main tendue,un sourire, une fleur , un peu de "douceur" (au propre comme au figuré) ? Ah non ! Ce n'est pas ma journée, il ne faut pas rêver ! Je suis beaucoup plus "Tatie Danielle" que Tatydanylyon, et plus mauvaise humeur que bonne humeur ! Voici mes symboles :

dimanche 10 novembre 2013

Souvenir, souvenir....



En Mai 2011, Lépoux amoureux transi mais pourtant discret entretenait une curieuse relation, qu'il ne voulait pas avouer être une liaison,  avec une de ces étranges dames mannequins de vitrine,  mère d'un enfant de couleur.  Pour se venger de l'infâme Lépoux,  la Taty rouée sortait une carte de sa manche. Faisant mine d'admirer le bel assortiment de chaussures sur l'étal d'un marché, elle aguichait le marchand  propriétaire d'un Tub Citroën gris. Hélas, l'infâme Lépoux, sans une lettre, sans le moindre courrier, sans aucune manifestation épistolaire, pitoyable pantin victime de son perpétuel désir de séduire, prit alors de la distance en filant, à un train d'enfer  dans un Tub Citroën dérobé à un traiteur. Tub dans lequel il  embarqua, sans vergogne, un nombre impressionnant de donzelles-mannequins : à vous pétrifier de jalousie ! L'essoufflement du vieux moteur a fait que les gendarmes, dans leur vieux Tub marine et blanc (très chic) ont eu tôt fait de le rattraper ! Rencontrer ainsi, sur une route campagnarde, un Don Juan vieillissant entouré d'un nombre aussi impression de donzelles, d'autant de beautés, restera un souvenir marquant de leur carrière ! D'autant plus que le grigou, retors, leur a fait croire à une histoire de tournage de film, d'horaire à respecter, et de demi-tour à faire pour arrêter un ivrogne sévissant en amont.
Comme vous, j'avais oublié cette histoire, m'amusant gentiment de sa tocade pour les mannequins.
Mais voici que, sur un journal, il a aperçu l'image que je vous ai affichée ici. Je n'ai par compris sa soudaine passion pour les produits ménagers : savon noire, poudre décapante, dégraissant, vinaigre de ménage... etc... Il a passé sa journée sur Internet essayant en vain d'avoir un échange avec une certaine Martine. Et de commander toutes sortes de produits, plus miraculeux les uns que les autres. Au miracle, j'y ai cru, moi, m'imaginant que Lépoux allait briquer l'appartement du sol au plafond, dans les moindres recoins, ravivant, briquant, rénovant... suant... et pourquoi pas en chantant ! Je m'apprêtait à prendre la plume pour avertir la famille entière et les amis et leur dire de se méfier de la saison qui allait s'annoncer sûrement très très pluvieuse, froide, neigeuse, calamiteuse !
Et puis, patatras, je l'ai entendu lui demander par téléphone : "Mais vous allez bien sûr me livrer avec votre joli petit Tub bleu et blanc".
Eclat de rire : "Vous plaisantez Monsieur. Vous serez livré par camionnette, certes, mais nous avons heureusement modernisé notre parc automobile".
Silence poignant.
Voix étranglée de Lépoux : "Annulez ma commande, je vais réfléchir" !
Il avait tout simplement, tout bêtement, envie de renouveler son exploit de 2011 et de voler le Tub convoité... mais pour quelle obscure raison ?????


mardi 5 novembre 2013

Pfff !!!!

Soupir ? Constatation ? Dédain ? Tout cela à la fois.
L'ordi indique 11h37, et... surtout 5 novembre ! Princesse Héloïse pendant 3 jours, Sœur de Lépoux repartie, chrysanthèmes, dimanche calme. Et pouf, d'un seul coup, on se retrouve avec une entame de 5 jours !
Deux jours gâtés par un "bas du dos" douloureux dans toutes les positions et gênant à la marche !
Le sale moche vilain temps qui mine le moral ? Pas vraiment ; hier, je suis sortie malgré tout pour faire les courses, sentir l'odeur de la pluie et des feuilles de platanes gisant dans les flaques.... et apprécier de rentrer au chaud, de ne rien faire, à part regarder un documentaire sur une peuplade lointaine et un autre sur l'Utah, le Wyoming, etc... et lire, tapoter sur l'ordi, trier des documents.
Aujourd'hui, même temps gris, pas plus d'entrain ni d'enthousiasme, pas encore la grande forme.
Je vais étudier mon magazine de très près.
Voyons les grands titres :
- "mon plan anti-fatigue" ? ne rien faire... non, ça ne marche pas. Je décharge les batteries et je ne peux plus redémarrer. Pourtant, ni envie ni le courage d'un vrai travail. Mais il y a toujours un petit truc à faire ; ranger l'armoire et ses tiroirs, le tiroir du bureau, bricoler, coudre, écrire à une amie... faire tourner une machine, laver des bibelots, nettoyer les vitres des cadres et tableaux... J'écrirais bien un roman, mais je ne sais quel titre lui donner !
- "préserver son capital osseux" ; il est bien tard, le mien est bien entamé ! Hérédité ! Généalogie ? Tiens, il faut que je remette le nez dans les documents que je possède.
- "dernières colorations" : m'en moque ! Je garde ma tignasse "au naturel" ! A moins que... Et si j'essayais le rouge ou l'orange vif ?
-" rose, touche glamour de la saison" : ah ben non, ça n'irait pas avec ma tignasse colorée ! Je renonce au flamboyant ? Mais, de toute façon, trop pâlichonne pour le rose. ou alors shocking. Mais un petit bouquet de roses du jardin, OK ! ça, ça me requinque !
- "les desserts de mon enfance" ; alors là, il faudrait plusieurs billets de suite pour parler de la brioche en couronne, des œufs à la neige, des clafoutis, du chausson géant aux poires, des gâteaux de riz et de semoule, les bugnes... J'en salive ! Tiens, si je faisais un gâteau avec les petites pommes mal calibrées, tachées mais si goûteuses, qui trainent dans le bac du frigo !
- je verrai plus tard la dernière rubrique : "attitude : faut-il resté soi-même ?"... ça ne me réussit guère ! Me cacherais-je derrière ma "grognitude", ma fausse jalousie, ma pseudo-méchanceté, ma vraie timidité, ma mésestime ?

Une touche de rose ?
Novembre... mélancolie.