- Charles-Marie
LECONTE DE LISLE (1818-1894)
Midi, Roi des étés, épandu sur la plaine,
Tombe en nappes d'argent des hauteurs du ciel bleu.
Tout se tait. L'air flamboie et brûle sans haleine ;
La Terre est assoupie en sa robe de feu.
L'étendue est immense, et les champs n'ont point d'ombre,
Et la source est tarie où buvaient les troupeaux ;
La lointaine forêt, dont la lisière est sombre,
Dort là-bas, immobile, en un pesant repos.
Seuls, les grands blés mûris, tels qu'une mer dorée,
Se déroulent au loin, dédaigneux du sommeil ;
Pacifiques enfants de la Terre sacrée,
Ils épuisent sans peur la coupe du Soleil.
Parfois, comme un soupir de leur âme brûlante,
Du sein des épis lourds qui murmurent entre eux,
Une ondulation majestueuse et lente
S'éveille, et va mourir à l'horizon poudreux.
Non loin, quelques bœufs blancs, couchés parmi les herbes,
Bavent avec lenteur sur leurs fanons épais,
Et suivent de leurs yeux languissants et superbes
Le songe intérieur qu'ils n'achèvent jamais.
Homme, si, le cœur plein de joie ou d'amertume,
Tu passais vers midi dans les champs radieux,
Fuis ! la Nature est vide et le Soleil consume :
Rien n'est vivant ici, rien n'est triste ou joyeux.
Mais si, désabusé des larmes et du rire,
Altéré de l'oubli de ce monde agité,
Tu veux, ne sachant plus pardonner ou maudire,
Goûter une suprême et morne volupté,
Viens ! Le Soleil te parle en paroles sublimes ;
Dans sa flamme implacable absorbe-toi sans fin ;
Et retourne à pas lents vers les cités infimes,
Le cœur trempé sept fois dans le Néant divin.
Certes, j'aurais du poster "Midi" avant la sieste ! Parce qu'à midi, écrasée par la chaleur, accablée par l'air lourd, j'avale ma petite salade complète à l'ombre de deux acacias et de l'érable... puis je bois mon café, m'allonge dans le relax... et je feuillette mon magazine, ou je lis un bouquin emprunté à la bibliothèque. Mais, que les journalistes ou les auteurs me pardonnent, voici que je sombre dans une sieste... mais une de ces siestes !!!! Rien ne la trouble, pas un bruit, pas un rêve, pas un insecte ! Suprême volupté ! Oubli de ce monde agité ! Bon repos à vous aussi !
Allez chiche... un ti tour sur la blogo.. et vu l'heure, du bureau, mais tu sais où je bosse maintenant..!!
RépondreSupprimerComme toi, vendredi j'ai fui me mettre au vert, et comme toi j'ai profité de l'ombre des arbres, et de la fraicheur des baignades.. et de petites siestes..
Longtemps que je n'étais pas venu fureter dans la blogo... :-(
Aaaaahhhhh ! Houlàààààààà! C' est en quelle classe que j' ai appris c'te récit' ??? J' adorais la strophe des boeufs ...
RépondreSupprimerMême pas une tite mouche qui vient te titiller le mollet quand tu siestes ??? Sont bien élevées là-bas !
Et la Madora qui pointe son museau !!! C' est vraiment un été esssstraordinaire !
Déjà le 27 juillet ? J'ai dormi si longtemps ? Hier midi, petit resto délicieux, au Pont d'Arc, terrasse aérée et bien ombragée, sous les mûriers, avec des cousins... Avant hier, petit resto délicieux, dans la campagne, terrasse ombragée avec vue sur la garrigue, les vignes, les champs de tournesol... avec des amis ! Mon Pierrot gourmet est ravi mais, sitôt rentré au camping, piscine et rivière en urgence !!! Est-ce pour l'eau fraîche ou pour la charmante petite Julie qui le suit partout ???
RépondreSupprimer27/7 et rien depuis ??? Nanmého !!! Allez ! retrouve ton clavier !!!On attend, nous !
RépondreSupprimerT'es bien meugnone toi, mais t'es ben la seule !!!!!
RépondreSupprimerMeuh non, j' suis pas la seule ! Sont tous planqués derrière mes épaules de déménageuse !
RépondreSupprimerBoff... t'as rien d'une armoire bretonne pourtant !!!!
RépondreSupprimerEffectivement, je tiens plutôt du " bas de buffet" : celui où on peut ranger plein de trucs!
RépondreSupprimerBises, TTD.
Moi, je suis une minuscule table de nuit... celle où l'on range les bonnets de nuit... et le pot de chambre !!!!
RépondreSupprimer:-( mais c'est quoi ça... Bon tu as raison, fait chaud en Ardèche... profite profite ma tite table de nuit... pfff...
RépondreSupprimerJ-1 et quelques jours de repos... Ouf...
RépondreSupprimerBon! On est le 14, là !T' as pas le droit d' arriver au "mois sans billet" !!!Allez! Zou !!!
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