mardi 27 mars 2012

COUP DE CHAPEAU A SOÊNE ET LELOONA

Décrivez-moi ce que vous évoque cette photo, qu'elle a dit, la prof' de français.
Bon, déjà que ma Mamy n'aime pas me voir avec mon chapeau à la maison, elle a beau être gentille, si je portais un galurin pareil, elle piquerait une crise.
Elle a pas une tête à chapeau, ma Mamy ; elle n'en porte jamais l'été. L'hiver, pour pas que ces quelques neurones restants gêlent définitivement (attention, c'est elle qui dit ça, moi je répète), elle porte de drôles de bibis qui ne l'avantagent pas.  Devrait essayer le passe-montagne, la cagoule, le bonnet péruvien, non ?            
Quand elle était petite, elle portait des béguins en organdi. Il parait que, pour le départ en colo, sa mère lui mettait dans sa valise un drôle de "paillu" en fibre exotique souple, très coloré, avec un large bord terminé en frange épaisse.  Une fois roulé, avec la fameuse frange, elle pouvait balayer le banc, ou le rocher, ou le muret, avant de s'asseoir.
Parait que son Pépé il nouait des fois son grand mouchoir à carreaux bleus et blancs : un noeud dans chaque angle et ça tient sur le crâne !
Côté tristesse, pour les deuils, les femmes avaient sur leurs chapeaux un grand voile en crêpe noir qui descendait devant la figure (visage, pardon).
Pour le Tour de France, avant, (faudrait p't'être dire naguère) on distribuait des rectangles colorés en papier collés sur trois côtés et on se mettait ça sur la tête. Y avait de la pub dessus ! Mémé, elle dit "de la réclame". Mdr ! Ou bien, y en a des gens qui faisaient, avec un journal, comme on dirait des petits bateaux qu'on se mettait pour se protéger du soleil mais pas du ridicule ! La honte si j'avais du porter ça !
Je me suis payé une tranche de franche rigolade en regardant les photos des ancêtres sur l'ordi de Papy ! Toute une série de coiffures impropables, gibus, feutres, capelines, canotiers, panamas, et même melons : les mémés et les mamans, les tatans, les marraines, pour les baptêmes, communions, mariages, et même les promenades du dimanche. Manquaient les sombreros, et les hauts-de-forme.
Papy lui, veut pas porter le chapeau, ça se comprend ! Lol ! Il en bave assez des ronds-de-chapeaux !
Bon, j'ai oublié le bicorne. Ce sera pour plus tard, quand que je serai académicien.
Avant (auparavant, ça fait plus littéraire), faut que je corrige mes fautes, que j'fasse gaffe aux négations, et que je joue sur un registre plus "pointu". Ma mère est instit', faut pas rigoler !
Et là, moi j'vous l'dit, après ça, si j'ai pas une bonne note, je mange mon chapeau !
Allez, j'enlève ma casquette pour vous saluer ! Chapeau bas !
Pierre Lepetitprince

5 commentaires:

  1. Et coup de chapeau à toi sur ce coup là !

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  2. Le coup (de chapeau) passa si près que le bicorne tomba et que le cheval fit un grand écart en arrière ! trinque quand même à ma santé dit le garde champêtre.

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  3. OK ! C'est fait ! Un grand verre de jus d'orange... sans vodka (hélas) !

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  4. Voilà, chère Soène, j'ai fait dans un genre différent pour montrer que les consignes sont parfois faites pour être détournées ou, tout du moins, offrir des ouvertures inatendues !

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  5. Tu as bien fait de tourner ainsi ton texte !
    Y'a du vécu aussi...
    Pour mon mariage, j'avais un béguin en fleur de pêcher qui tenait mon voile en tulle de Tarare !
    J'ai porté beaucoup de petits béguins à cause de mes oreilles !
    Merci d'avoir joué à ta façon, incognito, mais tu pourrais bien te joindre à l'atelier de Leiloona...
    Bisous

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