Miracle, après son passage, les fenêtres sourient, tout paraît plus clair ! Les rideaux ont le coeur plus léger et la mine ravivée.
Je pars au marché d'un pas allègre.
J'y rencontre mes "aînées" qui ont du abandonner la gym' pour des raisons moins gaies les unes que les autres. Bises, voeux, et patati, et patata, on galège, on rit. La poissonnère a un petit mot gentil, le jeune volailler plaisante.
Tiens, pourquoi pas un petit bouquet d'anémones ? Je le vaux bien !
Il y a aussi du mimosa, des renoncules, des petites jonquilles en pot, des primevères...
Sur le chemin du retour, je constate que même l'ébéniste et son tableau noir sont d'humeur taquine.
Il affiche Jacques Prévert
Le gardien du phare aime trop les oiseaux
Des oiseaux par milliers volent vers les feux
Par milliers ils tombent par milliers ils se cognent
Par milliers aveuglés par milliers assommés
Par milliers ils meurent
Le gardien ne peut supporter des choses pareilles
Les oiseaux il les aime trop
Alors il dit Tant pis je m'en fous !
Et il éteint tout
Au loin un cargo fait naufrage
Un cargo venant des îles
Un cargo chargé d'oiseaux
Des milliers d'oiseaux des îles
Des milliers d'oiseaux noyés.
Quelqu'un a dessiné un oiseau et rajouté : "quel affreux dilemme" !
Et Gé promet : je repasse demain pour ma rose en prose ! Serait-ce un code secret ?
En tout cas, cette histoire de phare éteint me rappelle un (télé) film policier... mais lequel ?
(le dessin est un coloriage du temps où mon Petit Pierre était un tout petit Prince)

Alors repasse aussi demain nous raconter la rose en prose du Gé !
RépondreSupprimerIl avait quand même de drôles d'idées notre grand Jacques!
Bizzz
JMB
J'aime ce tout petit rien qui change notre façon de voir les choses... je te vois, tout guillerette, t'en aller au marché, rencontré, parlé... Et passé devant ce fameux tableaux noir et te poser des questions ;)
RépondreSupprimerQue cette bonne humeur dure tout le we et même plus :)
Cette histoire de phare éteint me rappelle "les déferlantes". Tu as déjà des jonquilles ???
RépondreSupprimerdadLes déferlantes... ça doit être ça ! Mais je croyais avoir vu un téléfilm sur le même sujet !
RépondreSupprimerMoi, tu sais, dans ma jungle urbaine, je ne vois pas de jonquilles autrement que dans de jolis petits pots sur l'étal de ma fleuriste au marché ! Pas encore dans les massifs de la Ville qui table plutôt sur les herbes folles, les persistants, la sciure en guise de terre... En ce moment, les herbes sêches, c'est d'un moche !!! Bon, d'accord, c'est écolo... Pardon !
Les déferlantes, oui c'est ça !!! dit donc il est d'actualité ton poème avec les milliers d'oiseaux morts tombés du ciel !!!
RépondreSupprimerBon, cela fait plaisir de te voir comme cela, tu nous ferais presque penser que le printemps arrive :) -dit tu me le preterais pas ton laveur de vitres !!?? -
à JMB : Gé est une femme ! Je passerai demain matin !
RépondreSupprimerà La Dame des Crys : c'est vraiment un tout petit rien, mais si aléatoire, si fragile !
à Pierrot Bâton ; déjà rapondu.
à Madora : ce n'est pas lui qui a fait des miracles... mais il y a contribué. Je fais appel à une Société de Service mais j'aimerais bien savoir combien revient dans la poche de l'exécutant par rapport à ce qui tombe dans l'escarcelle des patrons !
Un petit bouquet d'anémones et ça repart ... Sourire. Il y a tant de petits clins d'œil dans la vie. En ce moment, c'est mon amaryllis qui vient d'éclore superbement. Il est rouge vif et magnifique.
RépondreSupprimerUn très bon souvenir que les déferlantes. Bon dimanche Taty pardonnée.
oh, et bien, dans la poche de l'exécutant, c'est sans doute une heure de SMIC..
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