Les larmes quelquefois montent aux yeux
comme d'une source,
elles sont de la brume sur des lacs,
un trouble du jour intérieur,
une eau que la peine a salée.
La seule grâce à demander aux dieux lointains,
aux dieux muets, aveugles, détournés,
à ces fuyards,
ne serait-elle pas que toute larme répandue
sur le visage proche
dans l'invisible terre fît germer
un blé inépuisable ?
Philippe Jaccottet, Editions Gallimard.
(Photo : la Loire, pas très loin de sa source...)
Réponses à mes fidèles visiteurs :
A Antiblues : non, on efface rien du tout, on respecte le choix de cette charmante personne qui nous offre un éventail de tous les genres ! J'ai illustré à l'aide de cette photo parce que la poésie s'appelle "à la lumière d'hiver" et parle d'une source. Cela me rappelle le cahier de poésies de la primaire : page de gauche, un dessin, page de droite la poésie...
Antiblues a dit...
Pas vraiment sensible à cette poésie (mais je ne suis qu'un mec après tout!!) on peut effacer le tableau noir ? :)
Dis moi ... Tu nous a plongé directement en hiver avec cette photo! Tu as zappé ta saison préférée !!
Ben alors ? 15 septembre 2010 20:46
Antiblues a dit...
Ah oui c'est vrai pour le cahier de poésie!! Je ne m'en souvenais plus !!! Je donnerais cher pour en revoir un des miens ...20 septembre 2010 00:43
Je réponds : Oui, moi aussi... et les bulletins scolaires, les "rédactions". Hélas, six enfants, cela devait faire un certain volume ! Et puis, nos parents étaient en plein dans la vraie vie, pas dans la nostalgie. Un premier déménagement a eu raison de ces "vieilleries"... puis un deuxième... et enfin, le dernier, le pire, le plus éprouvant, le plus émouvant... celui qui fait que l'on s'accroche au moindre petit rien qui sera "tout ce qui reste"... A cette évocation, parfois, en rangeant ses placards et ses armoires, on se demande pourquoi on garde ceci, ou cela, ce que cela évoque, ce que cela évoquera pour nos suivants et donc, ce que cela deviendra...
OH ! PARDON ! Je n'étais pas venu jeter un nouveau coup d'oeil à mes commentaires !
Heureuse Madora, c'est le sort de la petite dernière gâtée !!! Mais j'ai pu retrouver le carnet des poésies que j'avais écrites pour la fête de Maman.
Bravo Plume ! Tu n'es pas amère mais heureuse de voir des talents appréciés reprendre vie finalement grâce à toi ! Peut-être que ma petite-fille, ou mon petit-fils, auront des facilités pour s'exprimer par écrit !!! J'aime moi aussi ce tableau noir et je fais toujours un détour pour aller y chercher ma petite dose de rève. Ah, l'automne, cette saison me ressemble. Ce serait trop long d'expliquer en quoi. Tant pis pour les articulations, les douleurs... et la douce nostalgie !
Pardon ma belle Mouche. Je ne pensais pas éveiller de douloureux souvenirs. Que mon petit signe d'amitié te console.
Lily : Je ne connaissait pas Jacottet. Ce que j'apprécie chez la "messagère au tableau", c'est sa façon de nous surprendre en sautant d'un genre à l'autre, d'un poète classique à un inconnu.
Pas vraiment sensible à cette poésie (mais je ne suis qu'un mec après tout!!) on peut effacer le tableau noir ? :)
RépondreSupprimerDis moi ... Tu nous a plongé directement en hiver avec cette photo! Tu as zappé ta saison préférée !!
Ben alors ?
Ah oui c'est vrai pour le cahier de poésie!! Je ne m'en souvenais plus !!! Je donnerais cher pour en revoir un des miens ...
RépondreSupprimerJ'ai une chance inouie, mon cahier a été épargné....
RépondreSupprimerMais tu fais quoi ??? t'es où ????
Je n'ai plus, non plus, mes cahiers de poésie... mais des souvenirs de dessins pas trop jolis !
RépondreSupprimerMon père était artiste, Delphine a hérité, ça a sauté une génération !
C'est bien ainsi, j'ai fait mieux que moi ! LOL !
J'aime trop ce tableau noir, TaTy...
Tu aimes l'Automne ?... comme Ptitlapin.
Mais, tu vas avoir froid, tes articulations vont craquer, que sais-je encore !
Gros bisous du 7e Sud
Je me souvenue de mes cahiers de récitation que mon père, véritable artiste en matière de dessin, avait agrémenté de ses superbes esquisses. Le problème c'est que je passais plus de temps à admirer ces oeuvres sur la page gauche du cahier que d'apprendre les poésies écrites sur la page droite.
RépondreSupprimerJe pense que ces cahiers ont été détruits comme toutes les choses que j'aimais tant. Et en me souvenant ce soir de ces cahiers, eh bien... j'ai pleuré.
J'ai offert cet ouvrage une blogueuse, l'hiver passé. Le feuilletant, j'avais apprécié la plume de Jacottet
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