mardi 13 juillet 2010

L'ETE DE MES QUINZE ANS....

Pralognan ; la Grande Casse et le lac des Vaches, carte postale de 1955
 
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Dans les années 1955/56, Tatydanylyon a été une petite pensionnaire chez les Maristes, au Pensionnat Ste Philomène (devenu Mairie) à Montanay (Ain). Les Maristes, parfaites pédagogues en avance sur leur époque, étaient secondées d’une excellente équipe d’éducatrices compétentes. De cette époque, où j’étais surnommée POMME, je conserve une amitié indéfectible (et qui perdure encore à ce jour) pour une éducatrice des Moyennes. Et j’ai passé là deux années parfaitement heureuses et épanouissantes !
Pour mes premières vacances de pensionnaire, une partie de l’équipe des Grandes et de celle des Moyennes se sont retrouvées, avec leurs monitrices et une religieuse, dans un grand et vieux chalet, un peu à l’écart du village de PRALOGNAN. J’en garderai à jamais la nostalgie des paysages de montagne, impressionnants par leur grandeur, enthousiasmant par leur beauté et de grandeur. Au cours des longues randonnées, j’ai fait de saisissante découvertes ; indicible émotion, indescriptibles sensations, bonheur inexprimable ! Ô ! Les névés, les lacs prodigieux, la course du torrent dans le chaos des rochers, les pas élastiques sur les aiguilles des sapins... l’alpage : chut, silence mais trop tard, la marmotte-sentinelle nous a vu et a sifflé... tu as vu le bleu inouï de cette gentiane ? et l’edelweiss dans l’éboulis escarpé ?
Toutes les nuances d’un coucher de soleil sur la Grande Casse alors que l’on rentre, fatiguées, silencieuses, que les ombres s’allongent et que l’air devient plus frais : extraordinaire !
Après-midi sans randonnée : repos obligé dans le dortoir, avec la rumeur du torrent en musique de fond, et la lecture des livres de Frison-Roche. Et je devrais parler des parties de ballon-prisonnier dans les prés, les rires, la franche camaraderie et les crêpages de chignon, les jalousies, les bouderies, les jeux et occupations des jours de pluie sur fond de musique classique, les sorties dans ce qui était encore un charmant petit village. Et les expéditions plus lointaines, chantant à tue-tête dans notre Patachon (un utilitaire Peugeot avec bancs et bâche relevée, comme ceux des militaires, mais bleu)...
L’année suivante, ce fut VALLORCINE, et toujours les longues randonnées sources de découvertes et d’émerveillements, de la moindre fleurette jusqu’au paysage qui vous coupe le souffle : le même enthousiasme intact, les mêmes bonheurs, les rires, les impressions fortes ou délicates. Pareil enchantement...
Mais, en rentrant, j’avais le mal des montagnes, une nostalgie indéfinissable... le cafard quoi ! Peut-être la conscience que le temps était venu que je me départisse de cette insouciance, l’intuition que ces derniers moments d’enfance, de désinvolture, de légèreté, devaient prendre fin.

P.S : n'oubliez pas de revenir vous promener sur les commentaires !!!

9 commentaires:

  1. Une rédaction !
    Devoir de vacances, devoir de mémoire ...
    Pomme aurait pu se faire croquer par la montagne, milieu magnifique mais hostile par endroits. Sans doute pour cela qu'il fascine, tout comme la mer ...
    Tiens, tu me donnes l'envie d'enfiler mes chaussures de rando et d'aller écouter les marmottes !! :)
    Merci pour ce grand bol d'air nostalgique !

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  2. Ayant passé les vacances d'enfance dans la montagne, je comprends ta nostalgie Taty. Adolescente, cela m'ennuyait ces montagnes, ces lacs, ces marmottes, ces vaches et oups à présent j'en rêve d'y retourner. Bises

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  3. Au secours !!! Il y a DEUX pages de pub maintenant qui s'ouvrent quand on va sur ton blog !
    J'enrage !!
    Je crois que je ne vais plus venir !!!

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  4. billetsdebonneetmauvaisehumeur15 juillet 2010 à 11:26

    A Antiblues : en montagne, pas de frime ! Le sommet fier et altier ne descendra pas jusqu'à toi, même si tu es plus orgueilleux que lui ! La nature était là avant nous; elle perdure tandis que les générations d'hommes se succèdent et la pillent. Je le dis et je le répète, tout comme Coppens et Reeves persistent et signent : ce sont les hommes qui sont menacés finiront par disparaître dans les catastrophes provoquées par leurs bêtises. Il n'y a qu'à regarder les ruines des Temples Hindous repris par la forêt !
    A Ptitlapin : je râlais moi aussi, mais pour la forme, pour rire, sans conviction, et ma monitrice m'en voulait car, alors, tout le reste de l'équipe se ralliait à ma (fausse) cause et ce n'était que protestations : ouais, on monte, on grimpe, on souffre et tout ça pour redescendre après, et voir quoi, des montagnes, encore des montagnes et rien d'autre... on s'ennuie, on a mal aux pieds, etc... etc !
    A Antiblues au sujet des pubs : et que vouliez-vous qu'elle fît ? Qu'elle ferme son blog ou qu'un internaute futé alors l'a secouru ?

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  5. billetsdebonneetmauvaisehumeur15 juillet 2010 à 11:28

    A Antiblues : ah, zut, j'ai voulu faire du zèle et j'ai écris : "alors l'a (verbe avoir) au lieu de la secouru !!! Pardon !!!

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  6. Oh,Pomme, comme il est beau ton retour en enfance, ce besoin de mémoire, ces sentiments intacts qui t'accompagnent.
    Comme il est beau l'été de tes 15 ans et comme il faudrait que les étés des 15 ans des nouvelles générations ressemblent à celui-ci...
    Je sais que vous faites tout avec Lépoux pour que vos p'tits Princes aient des répères, des valeurs indélébiles qui leur permettront de suivre Le chemin de la vie, quoi qu'il se passe plus tard.

    Mais, quand tu avais 15 ans, Montanay était dans l'Ain ou bien ce n'est pas le même ?

    Encore !
    Bises de Lyon

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  7. La montagne a beaucoup à nous apprendre par sa beauté, ses mystères et la foule d'expériences nouvelles qu'elle permet. Dommage que tant de jeunes restent entassés dans les villes à jouer, entre autre, aux jeux vidéos, durant leurs vacances. Les colonies, les camps divers ont vraiment du bon pour élargir les expériences dans la nature avec d'autres! Merci pour tes souvenirs.

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  8. PLUME, LILY ET LES AUTRES : la petite Pomme de quinze-seize ans venait de passer son certif' et comme elle refusait d'être une élève appliquée dans l'orientation choisie par les parents, elle s'était retrouvée en pension. A cette époque (on pourrait dire ère préhistorique), la majorité n'était qu'à 21 ans et je ne songeais pas à envoyer promener mes "vieux c..." de parents, je ne revendiquait pas le statut d'adulte, je suivais des exemples, j'assimilais des règles devenues obsolètes, je me taisais, j'obéissais, j'apprenais la charité, la modestie, la vie de tous les jours avec et les jours sans, l'assiduité, bref, maintenant on n'appelle cela ne pas être mûre !
    Belle Marquise, c'est bien le Montanay dans l'Ain et je m'y rendais par le Train Bleu qui longeait la Saône !
    Pour me consoler de ces ados désabusés, boudeurs, qui trainent toute la journée au camping en faisant la tête, je me dis qu'il y en a qui font de l'archéologie, qui apprennent la voile, l'escalade, etc, et qui marchent le long des sentiers en chantant :"le matin tout resplendit tout chante, la terre rit, le ciel flamboie, et pour nous qu'il pleuve tonne ou vente de tout temps nous chantons notre joie !!!". Mais il ne faut pas qu'ils soient dirigés par des animateurs encore plus désabusés qu'eux !!!

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