
Persée et Andromède
Au milieu de l'écume arrêtant son essor,
Le Cavalier vainqueur du monstre et de Méduse,
Ruisselant d'une bave horrible où le sang fuse,
Emporte entre ses bras la vierge aux cheveux d'or.
Sur l'étalon divin, frère de Chrysaor,
Qui piaffe dans la mer et hennit et refuse,
Il a posé l'Amante éperdue et confuse
Qui lui rit et l'étreint et qui sanglote encor.
Il l'embrasse. La houle enveloppe leur groupe.
Elle, d'un faible effort, ramène sur la croupe
Ses beaux pieds qu'en fuyant baise un flot vagabond ;
Mais Pégase irrité par le fouet de la lame,
A l'appel du Héros s'enlevant d'un seul bond,
Bat le ciel ébloui de ses ailes de flamme.
José-Maria de Hérédia
La statue, oeuvre de Chinard, artiste lyonnais, se trouve au MBA de LYON.
P.S : José-Maria de Hérédia, lorsque j'étais gamine ce prénom et ce nom caressaient mon oreille comme une phrase de poème !
Réponse aux comm' :
Plume, ma culture doit être "raseuse" car elle n'obtient pas beaucoup de suffrage !
De la grande Culture, chez toi, chère Marquise.
RépondreSupprimerBisous du 7e Sud
J'ai un recueil de lui en attente de lecture. c'est un bel auteur
RépondreSupprimerUne visite de Caro_Carito ! ouaou !
RépondreSupprimerFichtre, ça vaut bien une dizaine de commentaires d'autres bloguinettes !
Fichtre, je vais encore me faire des aminettes, en pensant tout haut...
Bises quand même... j't'aime toujours !
GENIAL !
RépondreSupprimerDe la musique !
Gendreadoré est passé par là ?...
Je n'en croyais pas mes oreilles, et ça me plaît beaucoup.
Bonne semaine et gros bisous
Aurai-je le plaisir d'avoir de tes nouvelles ?...
Ben, c'est quoi...
RépondreSupprimerya pas de musique, en fait...
je rêve ou je cauchemarde...