vendredi 12 mars 2010

EN CE TEMPS DE CARÊME


LE TABLEAU AFFICHE UN POEME DE CIRCONSTANCE...
Sardines à l’huile
Dans leur cercueil de fer-blanc
plein d’huile au puant relent
marinent décapités
ces petits corps argentés
pareils aux guillotinés
là-bas au champ des navets !
Elles ont vu les mers, les
côtes grises de Thulé,
sous les brumes argentées
la Mer du Nord enchantée...
Maintenant dans le fer-blanc
et l’huile au puant relent
de toxiques restaurants
les servent à leurs clients !
Mais loin derrière la nue
leur pauvre âmette ingénue
dit sa muette chanson
au Paradis-des-poissons,
une mer fraîche et lunaire
pâle comme un poitrinaire,
la Mer de Sérénité
aux longs reflets argentés
où durant l’éternité,
sans plus craindre jamais les
cormorans et les filets,
après leur mort nageront
tous les bons petits poissons !...
Sans voix, sans mains, sans genoux*
sardines, priez pour nous !..

*Tout ce qu’il faut pour prier. (Note de l’Auteur)

Georges Fourest (1867-1945)

Antiblues, mauvais élève qui n'a pas tout suivi, doit retourner à la case du 28 février pour retrouver l'histoire du tableau ! Je ne le met pas à la case prison pour cette fois !

4 commentaires:

  1. Ben, careme ou pas, les sardines à l'huile, c'est bon !!! (Idem pour les anchois, miam)

    Poeme insolite, d'où l'as tu dégoté?

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  2. Bon, un gage pour Antiblues qui n'a pas bien suivi l'histoire du tableau noir !

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  3. Damned, j'ai toujours préféré les tableaux blancs!
    Faut que je fasse une tite mise à niveau sur ce blog?
    Ouf, je garde mon permis de visite !!! ;)

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  4. Je préfère les filets de sardines, plus digestes !
    J'en ai mangé des boîtes et des boîtes dans mon enfance, mais des "BERTHE" !

    Aïe, cette fois, c'est Antiblues qui n'a pas suivi !!! chacun son tour !!!

    J'aime ton tableau noir, Taty !

    Bon dimanche...
    Bisous du 7e Sud

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