
Le temps est sans couleur, même pas celle de l’ennui, sans odeur, sans saveur... gris, hors du temps, estompé.
Et me voilà emmurée dans le fort déserté, la poitrine serrée par les non-dits, les inquiétudes, les idées tourbillonnantes comme des chauves-souris encerclées. Cris muets perçant mon silence tourmenté.
Le mirador balaye le néant de son regard vide et veille sur l’absence.
Dans les fossés, l’eau croupissante pue.
Les feuilles pourrissent telles des idées mortes.
De rage, les pierres verdissent et le poids des ans les fait se déliter.
Enfermée volontaire, j’enterre mes velléités d’oiselle orgueilleuse et je me fais chouette au regard nocturne.
Demain, j’ouvrirai les yeux sur les prémices du printemps : trop naïves primevères qui croient que tout peut encore arriver... fleurs d’arbres fruitiers tremblantes et sottement audacieuses exposant au gel leur devenir incertain... herbe trop verte à s’en rendre malade... et ses arbres qui se dressent, se redressent, se redécouvrent vivants et se revêtent d’espoirs !
Demain, il sera encore temps de les imiter mais, aujourd’hui, je me vautre dans le lit bosselé et poussiéreux de ma défaite, dans la tiédeur fade et douceâtre de ma médiocrité, dans mon sommeil cauchemardesque... Bonjour, bonsoir...
Et me voilà emmurée dans le fort déserté, la poitrine serrée par les non-dits, les inquiétudes, les idées tourbillonnantes comme des chauves-souris encerclées. Cris muets perçant mon silence tourmenté.
Le mirador balaye le néant de son regard vide et veille sur l’absence.
Dans les fossés, l’eau croupissante pue.
Les feuilles pourrissent telles des idées mortes.
De rage, les pierres verdissent et le poids des ans les fait se déliter.
Enfermée volontaire, j’enterre mes velléités d’oiselle orgueilleuse et je me fais chouette au regard nocturne.
Demain, j’ouvrirai les yeux sur les prémices du printemps : trop naïves primevères qui croient que tout peut encore arriver... fleurs d’arbres fruitiers tremblantes et sottement audacieuses exposant au gel leur devenir incertain... herbe trop verte à s’en rendre malade... et ses arbres qui se dressent, se redressent, se redécouvrent vivants et se revêtent d’espoirs !
Demain, il sera encore temps de les imiter mais, aujourd’hui, je me vautre dans le lit bosselé et poussiéreux de ma défaite, dans la tiédeur fade et douceâtre de ma médiocrité, dans mon sommeil cauchemardesque... Bonjour, bonsoir...
Ah cette Citadelle de Besançon que j'aime! Elle m'inspire une réponse à ton billet, en prenant ton contre pied...
RépondreSupprimerVoici ce que ça donne:
Le temps est arc en ciel, toutes les couleurs du bonheur, parfumées et délicieuses… éclatantes, palpables, comme en relief.
Et me voici délivrée de la citadelle endormie, le cœur libéré des non-dits, des inquiétudes, des idées tourbillonnantes comme des chauves-souris encerclées. Cris joyeux jaillissant de ma sérénité
L’échauguette embrasse la vue de son regard perçant et veille sur mon retour
Au fond des douves, l’eau vive attend de jaillir
Les feuilles s’épanouissent telles des idées foisonnantes
D’envie, les pierres se chargent de soleil et me disent mes racines
Délivrée malgré moi, j’extirpe mes envies d’humble oiselle et je me fais alouette au regard champêtre.
Aujourd’hui j’ouvre les yeux sur les prémices du printemps : fraiches primevères qui ouvrent le destin, fleurs d’arbres fruitiers fragiles et sereines, se moquant du gel, aux promesses de délices estivaux, herbe si verte à se rouler dedans et ces arbres qui se dressent se redressent, se redécouvrent vivants et se revêtent d’espoir !
Aujourd’hui, il est grand temps de les imiter ! Sans attendre, je quitte le lit bosselé de mes rêves alanguis, et la sève brulante qui envahit mes veines dit ma soif de vivre… Bonjour, bonjour !!!
M. A. m'avait parlé de ton billet et du sien, en réponse...
RépondreSupprimerPeut-être que tu ne savais pas que tu allais toucher Antiblues au coeur...
Et alors, là, ça vaut bien un billet avec les textes en duo...
Bravo les Artistes...
J'en suis baba : les plumes m'en tombent une nouvelle fois... ça m'angoisse, j'en aurai bientôt plus !!
Je vous embrasse tous les deux
BRAVO pour ton billet, et BRAVO à antiblues qui là porte bien son nom...
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